• Web TV
  • Article Premium
  • Nos tarifs
vendredi 29 mai 2026
  • Se connecter
  • S'enregistrer
Aucun résultat
Voir tous les résultats
MasiwaKomor
  • Accueil
  • Politique
    Sitti ABDOU BACAR BOINA : le vote « de la diaspora renforcerait le sentiment d’appartenance nationale »

    Sitti ABDOU BACAR BOINA : le vote « de la diaspora renforcerait le sentiment d’appartenance nationale »

    Prix des carburants. Face à la détermination du peuple, le gouvernement recule

    Prix des carburants. Face à la détermination du peuple, le gouvernement recule

    Une gouvernance exemplaire

    Une gouvernance exemplaire

    Trending Tags

    • A la une
    • Premium
  • Economie
    Guerre au Moyen-Orient. Urgence sur les réserves stratégiques alimentaires aux Comores

    Guerre au Moyen-Orient. Urgence sur les réserves stratégiques alimentaires aux Comores

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion
  • Accueil
  • Politique
    Sitti ABDOU BACAR BOINA : le vote « de la diaspora renforcerait le sentiment d’appartenance nationale »

    Sitti ABDOU BACAR BOINA : le vote « de la diaspora renforcerait le sentiment d’appartenance nationale »

    Prix des carburants. Face à la détermination du peuple, le gouvernement recule

    Prix des carburants. Face à la détermination du peuple, le gouvernement recule

    Une gouvernance exemplaire

    Une gouvernance exemplaire

    Trending Tags

    • A la une
    • Premium
  • Economie
    Guerre au Moyen-Orient. Urgence sur les réserves stratégiques alimentaires aux Comores

    Guerre au Moyen-Orient. Urgence sur les réserves stratégiques alimentaires aux Comores

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion
Aucun résultat
Voir tous les résultats
MasiwaKomor
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Sortir de l’ignorance et de la pauvreté est réellement possible.

25 mai 2026

Anjouan. Des femmes se mobilisent pour les familles endeuillées à Pajé

25 mai 2026

Les élèves des écoles publiques dans la rue

25 mai 2026

Quand les enfants descendent dans la rue pour réclamer leur avenir

25 mai 2026

La répression comme unique doctrine

25 mai 2026
Accueil Non classé

La répression comme unique doctrine

Mots clés: Edition 584Trending
25 mai 2026
Temps de lecture : 8 mins
0 0
A A
La répression comme unique doctrine
0
PARTAGES
23
LECTURES
Share on FacebookShare on Twitter

Quelle alternative à l’unique doctrine de maintien de l’ordre pratiquée depuis plus de 50 ans dans le pays par les forces de l’ordre ?  

L’arrêté conjoint du 5 mai 2026 fixant les prix de vente au détail des produits pétroliers sur l’étendue du territoire national a embrasé le pays tout entier. Un pays qui pleure, deux jeunes héros victimes de la violence de l’armée dans l’île de Ndzuwani.

Les conséquences dramatiques de cet acte réglementaire ont provoqué la stupeur et le désarroi de la population qui a suivi en direct les attaques brutales de l’armée à Mirontsi, Wani et Pajé.

Les deux camps qui s’opposent frontalement depuis 2016 fourbissent leurs argumentaires. Les uns pour expliquer et justifier les motivations de la brutalité des interventions des forces d’ordre et les autres le bien-fondé de la résistance, outrepassant la décision de l’autorité publique et défiant l’armée et le gouvernement.

Les juristes et les opposants au régime affûtent leurs argumentations. Ils crient haro sur le gouvernement. Ils dénoncent la démesure des expéditions punitives qui provoquent plusieurs dizaines de blessés graves, la déprédation des infrastructures (hôpital et mosquée à Mbeni en 2022) de nombreux biens immobiliers et des arrestations massives des manifestants pacifiques.

Au-delà des analyses éclairées des journalistes, intellectuels et cadres, on pouvait attendre qu’ils aient le courage de protester, de pétitionner si nécessaire et d’esquisser surtout des réponses ou des solutions claires, objectives, réalistes et dénuées de tout engagement partisan à un peuple désorienté et à des gouvernants dépourvus d’expertise sérieuse en la matière.   

Pour nourrir la réflexion et susciter le débat indispensable, je souhaite apporter ma petite pierre à l’édifice en livrant une modeste proposition destinée à la société civile, aux gouvernants et aux partis et mouvements des oppositions.

I – Comment repenser et changer de paradigme pour se débarrasser des oripeaux du recours permanent à l’armée ?

Pour soumettre la population à leur autorité et étouffer toute contestation sociale, politique et économique, tous les présidents qui ont gouverné le pays ont fait appel aux hommes en treillis et à l’institution militaire.

Le président Azali Assoumani, issu de cette corporation, utilise d’une main de fer l’armée depuis une décennie pour affermir son pouvoir très contesté et perpétuer son règne, dont la borne de fin est fixée à 2029.

Mbéni, Iconi et Mutsamudu, trois villes martyres, ont été les premières cités comoriennes victimes des assauts sanglants de l’armée embryonnaire incarnée par le Commando Mwasi sous le régime du Mongozi Ali Soilihi. Ce dernier était conseillé, appuyé et soutenu par le mercenaire Bob Denard dès la naissance au forceps de l’État comorien en 1975. 

Le même Bob Denard a formé et utilisé la garde prétorienne (GP ou garde présidentielle) lors du régime du président Ahmed Abdallah Abderemane (13 mai 1978 – 27 novembre 1989) pour mater les forces progressistes qui luttaient contre le pouvoir et les mercenaires. 

Mais l’armée nationale, sous les différentes appellations qu’elle a revêtues est intervenue à maintes reprises dans de nombreux villes et villages sous le règne des prédécesseurs du locataire actuel de Beit-Salam.   

En 2019, le commandant Fayçoil et le major Nacerdine Abdourazak, alias Moutu sont tombés dans l’enceinte même du camp militaire de Voidjou sous les balles de leurs frères d’armes dans l’impunité totale. D’autres méfaits du même acabit ont été perpétrés à Anjouan et ailleurs par l’armée dans l’indifférence totale des autorités judiciaires et politiques du pays.

La question légitime est de savoir si notre armée est nationale, patriotique et républicaine. Pour nombre de nos concitoyens, la réponse est négative. Cette institution est à la solde du pouvoir politique en place, quel que soit le régime. Elle est jugée corrompue, trop onéreuse pour une inefficacité reconnue. C’est la garde chiourme des régimes successifs et dont la mission principale est d’exécuter les sales besognes.

Nos concitoyens lui reprochent sa couardise et son antipatriotisme. 

La personnalisation de l’armée est fortement imprégnée dans l’esprit et la culture politique du Comorien. L’AND est perçue d’abord comme un appareil de répression au service d’un homme. On parle de l’armée d’Ali Soilihi, d’Ahmed Abdallah ou d’Azali Assoumani. Est-ce le hasard si ces trois règnes furent les plus autoritaires et les plus sanglants de l’histoire politique de notre pays ?

L’armée est antipopulaire dès lors qu’elle s’acharne et retourne ses armes contre son propre peuple.  

En Union des Comores, l’armée procède impunément au bourrage et/ou enlèvement des urnes pour donner l’avantage au candidat du pouvoir. Elle disperse manu-militari tout rassemblement ou manifestation, excepté ceux organisés par le pouvoir.  

Certains observateurs et commentateurs estiment que l’armée est peu ou mal formée, équipée et encadrée. Ils relèvent avec pertinence l’absence de contrôle et d’évaluation de ses performances, de sa gestion financière, matérielle et logistique par le législateur. Ce qui nourrit et conforte son impopularité au sein de la population. D’où le surnom sarcastique « Nayile Yilale » (« manger et dormir ») qui lui colle aux basques.

Qu’en est-il de l’image des autres composantes des forces de l’ordre du pays ? À savoir, la police nationale et la toute récente police municipale.  Sont-elles les « supplétifs » du puissant appareil de répression qui est le PIGN ou des polices de proximité en matière de sécurité publique ?

La conclusion d’un document du PNUD intitulé « Fonds de consolidation de la paix (FCP PLUS) paraphé par le ministre de l’Intérieur, Hamada Abdallah, en février 2013, du vice-président chargé du ministère des Finances, Mohamed Ali Soilihi et deux représentants du système des Nations Unies aux Comores sous la présidence d’Ikililou Dhoinine, est édifiante.

Elle souligne : « l’absence de politique et de vision partagées de sécurité nationale rend difficile la constitution de forces de sécurité qui jouissent de la confiance du peuple et se portent véritable garantes de la sécurité des institutions démocratiques, du respect de l’état de droit et de l’unité et l’intégrité territoriale nationale ». 

Les textes législatifs et réglementaires notamment la loi n° 97-010 du 21 juillet 1997 qui régissent ces corps, semblent fortement inspirés par les conseillers militaires ou du ministère de l‘Intérieur français dans le cadre des accords de défense et de coopération signés ces dernières années entre la France et les Comores.

Ne méritent-ils pas d’être revus en profondeur pour les adapter aux réalités d’un pays en quête de construction d’un état démocratique, dépouillé des oripeaux du mercenariat et de la tentation autoritaire des présidents et des futurs gouvernants ?

Cette mission pourrait être dévolue à des experts nationaux indépendants, des hauts fonctionnaires des ministères concernés et éventuellement des hauts gradés militaires et de la police nationale réunis en commission nationale pour engager cette réflexion et fournir aux pouvoirs publics les instruments nécessaires à l’élaboration d’un Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

II – Pour la tenue d’une « Convention citoyenne de la sécurité et du maintien de l’ordre » afin de remédier à l’unique doctrine de maintien de l’ordre

L’opinion publique a été scandalisée par le comportement des forces de l’ordre le 12 octobre 2022 à Mbéni et les deux décès enregistrés lors des échauffourées qui ont eu lieu à Anjouan le 14 mai 2026.

Plusieurs blessés graves sont dénombrés. Des témoins oculaires dénoncent régulièrement l’utilisation de balles réelles lors des manifestations opposant des jeunes aux forces de l’ordre.

Le quadrillage militaire et le déploiement systématique d’hommes lourdement armés dans les entrées et les sorties de nos villes et villages et/ou les artères de la capitale constituent l’unique et seule stratégie de maintien de l’ordre dans le pays. 

Ces méthodes se caractérisent par l’utilisation excessive de bombes lacrymogènes, des tirs à balles réelles, le pillage de biens, les tabassages, les arrestations humiliantes des femmes et des hommes innocents et l’intrusion parfois des militaires aux domiciles des habitants.

Ces agissements se déroulent sans que la justice soit saisie (ou s’autosaisisse) et ne se prononce.  Au contraire, les commanditaires les encouragent. Ils ordonnent aux forces de l’ordre et à la justice de se retourner contre les populations premières victimes de cette stratégie de maintien de l’ordre. D’où l’enfermement de plusieurs dizaines de prisonniers politiques sans jugement ou après des simulacres de procès souvent expéditifs constatés ces dix dernières années.

Nos juristes s’étaient écharpés sur le sujet et les arguments juridiques de haute tenue développés par les uns et les autres méritaient d’être pris en considération dans le but d’améliorer le respect de la réglementation, des valeurs et des principes reconnus par la constitution et la bonne marche de l’administration et des différentes institutions.

Doit-on laisser prospérer impunément des zones de non-droit dans le pays ? Doit-on laisser la notabilité coutumière (Wafaume wa mdji) régler les différends et placer leurs règles et les méthodes de médiation au dessus des lois et des règlements de la République ?

Ce débat doit dépasser le juridisme et s’élargir autour de la question centrale suivante : quelle alternative à l’unique doctrine de maintien de l’ordre pratiquée depuis 50 ans ?   

Cette problématique ne doit pas être l’apanage de l’exécutif et des seules forces de l’ordre. Elle concerne la population à travers la société civile et les corps intermédiaires.

C’est pourquoi, la convocation d’une « Convention citoyenne de la sécurité et du maintien de l’ordre » sous les auspices d’un groupe indépendant constitué de personnalités qualifiées issues de la société civile en concertation avec le gouvernement, dépositaire de ce pouvoir régalien me parait capitale.

Cette convention aurait pour unique ambition d’engager une réflexion autour de la prévention et la médiation pour conjurer les dérives du maintien de l’ordre décriées ces dernières années.

C’est l’occasion pour le gouvernement de desserrer les contraintes qui prévalent sur le droit le plus élémentaire de se réunir, se rassembler et manifester et de retisser le lien entre les forces de l’ordre et la population.

Articles populaires

  • Mythes et Réalités aux Comores : Et si nos ancêtres les djinns étaient des lépreux ?

    Mythes et Réalités aux Comores : Et si nos ancêtres les djinns étaient des lépreux ?

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • La reine Zily a conquis le Casino de Paris

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Sitti ABDOU BACAR BOINA : le vote « de la diaspora renforcerait le sentiment d’appartenance nationale »

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Anjouan. Des femmes se mobilisent pour les familles endeuillées à Pajé

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • La répression comme unique doctrine

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
Article suivant
La leçon de la guerre : réveil nécessaire pour les Comores

Quand les enfants descendent dans la rue pour réclamer leur avenir

Nous contacter

MORONI GOBADJOU

Email: contact@masiwakomor.com
Site Web: masiwakomor.com

Categories

  • Actualité
  • Culture
  • Economie
  • Education
  • Histoire
  • International
  • Journal
  • Justice
  • Non classé
  • Opinion
  • Politique
  • Réligion
  • Santé
  • Société
  • Sport
  • Transport

Masiwa N°584

Masiwa N°583

Masiwa N°582

Masiwa N°581

Masiwa N°580

Masiwa n°579

  • Masiwa Komori
  • Publicité
  • Nous contacter

© 2022 Masiwa Komori © Design by Tranokala

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Politique
  • Economie
  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion

© 2022 Masiwa Komori © Design by Tranokala

Bienvenue !

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créer un nouveau compte !

Remplissez les formulaires pour vous inscrire

Tous les champs sont obligatoires. Se connecter

Récupérer votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse électronique pour réinitialiser votre mot de passe.

Se connecter
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?