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Promesses et manipulations. Un nouveau débat sur la tournante aux Comores.

Mots clés: Edition 549Trending
15 septembre 2025
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Promesses et manipulations. Un nouveau débat sur la tournante aux Comores.
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Encore une fois, la tournante est au cœur des débats aux Comores. Ce mécanisme, censé garantir l’équilibre et la justice entre les îles, avait été conçu pour mettre fin aux tensions interîles et aux disputes politiques. Pourtant, deux décennies après la signature des Accords-cadre de Fomboni, la tournante continue de susciter débats, suspicions et tensions.

Par Naenmati Ibrahim

La tournante n’est pas seulement une rotation du pouvoir entre les îles : elle incarne l’idée même d’une justice politique et institutionnelle. Et c’est justement cette idée qui semble aujourd’hui menacée.

Un rappel historique nécessaire

La question de la tournante n’est pas nouvelle. Elle a déjà été source de crises et de confrontations, notamment en 2010, lorsque l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi a tenté de se maintenir au pouvoir. Cette période illustre parfaitement combien le débat sur la tournante a toujours été chargé et potentiellement conflictuel.

Du 23 au 24 janvier 2010, le parti de l’opposition Convergence pour la tournante, dirigé par feu Saïd Ali Kemal, organisa une conférence nationale pour dresser le bilan du mandat de Sambi et dénoncer ses intentions de prolonger son mandat au-delà de la période constitutionnelle (La Tribune des Comores n° 46, du 13 au 25 février 2010). Le journal mettait également en garde contre la manipulation de la Constitution et des institutions à des fins personnelles, et alertait sur la montée des tensions séparatistes qui pourraient fragiliser durablement le pays si la tournante n’était pas respectée. Ces alertes démontrent que, depuis ses débuts, la tournante est un mécanisme politiquement chargé et qu’elle ne peut être instrumentalisée sans conséquences pour la stabilité nationale.

Les manœuvres d’Azali Assoumani depuis 2018

Depuis son retour au pouvoir en 2016, le président Azali Assoumani a multiplié les initiatives politiques qui interrogent sur le respect de la tournante et de l’équilibre institutionnel entre les îles.

En 2018, il organisa les Assises nationales pour faire le bilan des 42 ans d’indépendance. Officiellement, il s’agissait de réfléchir sur le développement national et sur les réformes institutionnelles. Mais pour de nombreux Comoriens, ces assises constituaient une manœuvre politique pour renforcer son contrôle sur la scène nationale, préparer le terrain à des réformes constitutionnelles et consolider son influence sur les institutions.

Parallèlement, les révisions constitutionnelles menées en 2018 et 2021 ont modifié certaines règles fondamentales. Ces changements ont fragilisé la crédibilité de la tournante et la confiance des citoyens dans le respect des mécanismes de gouvernance prévus par les Accords de Fomboni. En conséquence, la tournante n’est plus perçue comme un principe stable et incontestable, mais comme un objet politique malléable au gré des rapports de force.

Le retour de la tournante dans l’actualité politique

Le 19 juillet dernier, lors d’une réunion à Anjouan autour de la « réconciliation nationale », le débat sur la tournante a refait surface. Certains cadres anjouanais de Ngazidja dénoncent une manœuvre visant à retarder ou empêcher l’accession d’un président anjouanais au pouvoir en 2029.

Houmed Msaidié, conseiller spécial du président et ancien porte-parole du gouvernement, a tenté de rassurer : « En 2029, ce sera le tour d’Anjouan, comme l’a bien affirmé le président Azali Assoumani. »

Pourtant, ses propos ambigus nourrissent les suspicions. Selon lui, il est « normal » de réfléchir sur la tournante, d’évaluer ce que chaque île a apporté au pays et de discuter de son avenir. Mais derrière ce discours prudent se cache une ambiguïté inquiétante.

Un journaliste lui rappelle que Ngazidja a déjà bénéficié de deux mandats présidentiels. Mais pour Houmed Msaidié, certains Comoriens sont pour la tournante, d’autres contre. Ce propos laisse planer l’ombre d’un futur référendum pouvant remettre en cause un mécanisme prévu depuis 2001.

Cette situation soulève une question cruciale : que peuvent proposer aujourd’hui nos dirigeants, alors que les Comores ont déjà expérimenté différents modes de gouvernance — la République, qui a parfois été vue comme une République bananière, l’autonomie des îles, puis l’Union pour consolider l’unité nationale Le fait que l’on reparle de réconciliation nationale encore maintenant montre que ces différents systèmes n’ont pas été efficaces pour notre pays. Peut-être serait-il temps d’envisager une approche mieux adaptée aux réalités comoriennes et à l’insularité du pays, une approche qui ne soit pas exclusivement dictée par la classe politique ou l’élite, mais qui implique également la société civile.

Et surtout, pourquoi Anjouan, deuxième île de l’archipel, n’a-t-elle jamais été considérée comme un lieu de rencontre pour des discussions politiques sérieuses sur l’avenir national ? Pourquoi ces rendez-vous se tiennent-ils systématiquement à Moroni ou à Mohéli, au lieu d’une représentation équitable de toutes les îles ?

Une question de crédibilité et de continuité historique

Houmed Msaidié n’est pas un acteur neutre. En février 2010, alors qu’il avait été ministre d’État sous Azali Assoumani, il dénonçait déjà les tentatives de Sambi de modifier la Constitution et mettait en garde contre un « coup d’État constitutionnel ». Aujourd’hui, le fait qu’il accuse de séparatisme les cadres anjouanais peut être interprété comme une posture stratégique, ou comme la continuité de sa position politique depuis 2010.

L’Accord-cadre de Fomboni, signé en 2001 après des années de séparatisme, devait être la base de la réconciliation nationale et de l’alternance du pouvoir entre les îles. La tournante a été manipulée à plusieurs reprises et l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi était bel et bien le premier à saper l’essence même du mécanisme et la confiance des citoyens dans les institutions. Mais il n’est pas le seul et ne doit pas porter seul cette responsabilité.

Une répétition des tensions passées

Les cadres anjouanais considèrent la réunion du 19 juillet comme une opération politique déguisée. Selon eux, il n’existe aucun conflit national nécessitant une « réconciliation ». Cette initiative pourrait masquer un objectif clair : écarter Anjouan de son tour légitime.

Revendiquer le respect de la tournante n’a jamais été du séparatisme, comme l’illustre l’exemple de Ngazidja en 2015, lorsque Sambi tenta de se présenter pour le tour de Ngazidja en 2016. La tournante reste un mécanisme conçu pour garantir équilibre et justice entre les îles.

Les révisions constitutionnelles de 2018 et 2021, ainsi que les précédentes manœuvres politiques, accentuent la méfiance. Le choix du lieu et de la date pour rappeler les Accords-cadre en 2026 alimente encore davantage les soupçons et nourrit le sentiment d’une manipulation politique potentielle.

Vers 2029 : un test décisif

La tournante est devenue aujourd’hui un symbole des fragilités institutionnelles et politiques de notre pays. Si la parole donnée par le président Azali Assoumani n’est pas respectée en 2029, les citoyens comoriens, plus particulièrement les Anjouanais et les Mohéliens, auront perdu confiance en nos institutions.

La question que je me pose — et que d’autres se posent également — est la suivante : la tournante se transformera-t-elle en un nouveau champ de bataille politique, révélant les tensions et les manipulations politiques des deux dernières décennies ?

Si tel était le cas, le pays pourrait replonger dans les divisions, les suspicions et les tensions qui ont marqué son histoire récente. La tournante n’est pas seulement une question de rotation du pouvoir : elle constitue le test ultime de la crédibilité et de la stabilité de la démocratie comorienne. Entre promesses de respect et ambiguïtés stratégiques, 2029 s’annonce comme un moment crucial pour l’avenir politique de l’archipel et pour la confiance des citoyens dans leurs institutions.

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