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Armée comorienne : Une mission républicaine !

Mots clés: Edition 579Trending
13 avril 2026
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Armée comorienne : Une mission républicaine !
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Je voudrai remercier le Chargé de la défense, monsieur Ali Mohamed alias Belou et l’ancien ministre de l’intérieur, monsieur Houmed Msaidié qui nous ont donné cette opportunité de nous consacrer sur le sujet de notre armée de défense. Ce n’est pas aussi du hasard, car le débat sur notre armée nationale tombe à point nommé. Dans un monde traversé par des tensions géopolitiques croissantes, de la confrontation entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les questions de souveraineté, de défense et de loyauté militaire reviennent avec acuité. Aux Comores, ces interrogations prennent une dimension encore plus troublante, à la lumière de faits récents, notamment la défection de militaires comoriens vers La Réunion.

Par AHMED Mohamed alias Ben. Coordinateur Général du ROC

Dans toute république digne de ce nom, l’armée a une mission claire : défendre l’intégrité territoriale, protéger la population contre toute agression intérieure et extérieure, garantir la souveraineté nationale. Elle est au service de la nation et non d’un homme, d’un régime ou d’un clan. Mais au regard de ce qui se passe chez nous, cette évidence semble avoir été progressivement brouillée.

Vu de l’extérieur, l’armée nationale donne le sentiment d’être détournée de sa vocation première. Elle n’est plus perçue comme un rempart contre les menaces extérieures, quasi inexistantes, mais comme un instrument de contrôle interne. Elle est perçue comme étant une force mobilisée non pour protéger le citoyen, mais pour sécuriser un pouvoir. Cette dérive pose un problème majeur, car une armée qui perd sa neutralité perd inéluctablement sa légitimité.

Le malaise silencieux des militaires

La défection de certains éléments de l’armée vers La Réunion n’est pas un simple fait divers. C’est symptomatique. Il s’agit d’un malaise profond, structurel, que l’on refuse de regarder en face. Pourquoi des militaires censés incarner l’honneur et la discipline choisissent-ils l’exil ? Plusieurs hypothèses émergent : conditions de vie précaires, manque de perspectives de carrière, instrumentalisation politique, sentiment d’injustice ou de marginalisation. Autrement dit, une armée fragilisée de l’intérieur par sa gouvernance. Or, une armée affaiblie moralement est plus dangereuse qu’une armée sous-équipée. Car elle peut devenir imprévisible, instable, voire manipulable.

Autre sujet de préoccupation : les moyens alloués à notre armée. Quels sont réellement les budgets consacrés à la défense ? Comment sont-ils utilisés ? Quels équipements, quelles formations, quelle doctrine stratégique ? Le flou domine.

Dans un pays confronté à d’immenses défis socio-économiques, chaque franc investi doit être justifié. Or, l’opacité qui entoure la gestion des ressources militaires alimente les doutes et nourrit les suspicions. Une armée respectée est une armée transparente dans ses missions, rigoureuse dans sa gestion et exemplaire dans son comportement.

Quand la dérive vient de l’intérieur

Il serait trop facile d’accuser ceux qui ont été aux commandes de l’État, aujourd’hui à l’opposition, et oublier ceux qui ont dirigé de l’intérieur notre armée. La vérité est plus dérangeante : ceux qui ont contribué à détourner la mission de l’armée se trouvent aussi en son sein. Ceux que l’on appelle, non sans ironie, nos frères d’armes. Car une armée ne se dévoie pas uniquement sous la pression des civils. Elle se dévoie aussi lorsque certains de ses cadres acceptent, consciemment, de servir des intérêts qui ne sont plus ceux de la nation.

Dès lors, les questionnements suivants s’imposent : quelle valeur ajoutée le colonel Azali Assoumani Boinaheri, actuel Chef de l’État de fait, a-t-il réellement apportée à l’institution militaire ? A-t-il renforcé sa discipline ? A-t-il élevé son niveau stratégique ? A-t-il consolidé sa crédibilité auprès du peuple ? Ou, au contraire, a-t-il participé à sa politisation, à sa perte de repères ?

Mais il serait tout aussi irresponsable d’ignorer une autre réalité, plus silencieuse, plus sociale : la précarité du militaire comorien. Qui fixe son salaire ? Sur quels critères ? Avec quelle régularité ? Qui assure sa sécurité sociale ? Qui garantit son accès aux soins ? Autant de questions sans réponses. On voudra bien que le conseiller privé, Houmed Msaidié, nous donne les réponses.

Nous avons pu constater, suite à la série de décès des anciens militaires ces derniers temps, que dans notre armée il n’existe pas malheureusement de système d’assurance maladie digne de ce nom. La prise en charge est insuffisante voire inexistante. Les conditions de vie sont souvent indignes de la mission qu’ils sont censés remplir.  Comment exiger loyauté, discipline et sacrifice d’hommes que l’État lui-même ne protège pas ? Une armée négligée devient une armée vulnérable et facilement influençable.

Alors, à qui reprocher cette situation ? Aux dirigeants civils qui ont échoué à construire une véritable politique de défense, claire, transparente et tournée vers l’intérêt général ou à certains responsables militaires, qui ont accepté, voire encouragé, cette dérive, préférant parfois des avantages immédiats à l’honneur de l’institution. Je me permets de dire que collectivement nous avons contribué à cette dérive, car trop longtemps nous avons fermé les yeux sur une question pourtant centrale : celle de notre force de défense.

Il serait injuste de jeter l’opprobre sur l’ensemble des éléments de notre force de défense. De nombreux militaires servent avec discipline, abnégation et sens du devoir. Ils méritent respect et considération. Mais le respect ne doit pas être aveugle. Car une interrogation persiste, lancinante : notre armée est-elle au service du peuple ou d’un système ? Lorsque des forces armées sont perçues comme un prolongement du pouvoir politique, la confiance se fissure. Et sans confiance, il n’y a ni cohésion nationale, ni stabilité durable.

Ne pas accepter de porter le débat sur notre armée porte des risques. Je vais évoquer ici au moins quatre risques majeurs. Tout d’abord, le risque de fracture interne : une armée divisée entre loyautés personnelles et devoir républicain est une armée croyez-moi instable. Ensuite, le risque de perte de contrôle : des éléments frustrés, marginalisés ou abandonnés peuvent devenir incontrôlables. Aussi, le risque de dérive sécuritaire : une armée instrumentalisée peut être utilisée contre le peuple au lieu de le protéger. Et enfin, le risque d’effondrement institutionnel : sans une force armée crédible et républicaine, l’État lui-même vacille.

Le débat sur l’armée ne doit pas être confisqué, ni étouffé. Il concerne chaque citoyen. Il touche au cœur même de notre contrat social. Refuser de poser ces questions aujourd’hui, c’est accepter demain une armée déconnectée de la nation, vulnérable aux dérives et incapable de remplir sa mission fondamentale.

Certes, il ne suffit plus de constater. Il faut désormais avoir le courage de poser les bases d’une refondation. Mais avant les solutions, une exigence s’impose : dire la vérité. Toute la vérité. Il s’agit de reconnaître les dérives, nommer les responsabilités, refuser les silences complices, car sans lucidité, aucune réforme ne sera possible.

Dans une prochaine tribune, nous allons nous atteler sur les propositions d’une refondation de notre armée : doctrine, gouvernance, formation, contrôle démocratique, etc. Car une chose est certaine : une nation sans armée républicaine forte est une nation fragile. Mais une armée sans république est aussi un danger.

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