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Achirafi Saïd Hachim : « L’heure est désormais venue »

Mots clés: A la uneComoresEdition 568
26 janvier 2026
Temps de lecture : 6 mins
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Achirafi Saïd Hachim : « L’heure est désormais venue »
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Le 10 janvier dernier, Achirafi Saïd Hachim, ancien ministre de l’Intérieur, a réuni des membres de la diaspora comorienne dans un hôtel parisien pour évoquer la situation de leur pays entre les mains d’Azali Assoumani et de son fils Nour el Fath Azali. Il a, à cette occasion, mis en place un gouvernement en exil.

Propos recueillis par MiB

Masiwa – Achirafi Saïd Hachim, vous avez mobilisé la diaspora comorienne en France il y a deux semaines, quel message vouliez-vous leur adresser ?
Achirafi Saïd Hachim – Avant tout, je vous remercie pour cette interview. Le message que je souhaite adresser au peuple comorien est clair : le moment est venu d’agir avec responsabilité et courage, car notre pays est aujourd’hui menacé dans son existence même. Attendre jusqu’en 2029 serait une grave erreur ; à ce rythme, nous risquons de ne plus avoir de pays à sauver. Lors du rassemblement, j’ai vu des Comoriens attentifs, conscients des enjeux, et surtout porteurs d’espoir. Cet espoir est partagé aussi bien par la diaspora que par nos compatriotes restés au pays. Tous aspirent à une seule chose : des Comores libres, démocratiques et respectées. La mobilisation massive du 10 janvier 2026 en est la preuve éclatante. Elle démontre que le peuple comorien est prêt au changement et que le départ d’Azali n’est pas seulement une nécessité politique, mais une attente populaire légitime.

Masiwa – Cela fait maintenant près de dix ans qu’Azali Assoumani dirige le pays sans concession et sans véritable opposition, pourquoi avez-vous choisi le silence depuis tout ce temps ?
Achirafi Saïd Hachim – Ce silence n’était ni un silence de peur ni un silence de déni. Il s’agissait d’un silence de responsabilité, celui d’un homme et d’un peuple qui attendaient le moment approprié pour agir. Comme beaucoup de Comoriens, j’ai initialement cru à la possibilité d’un changement : un changement de comportement, un changement dans la manière de gouverner. Nous avons laissé le temps au temps, mais l’espoir s’est progressivement éteint. Il est important de rappeler que le peuple comorien est profondément marqué par son histoire et sa fragilité institutionnelle. Par le passé, la moindre tension pouvait suffire à déstabiliser l’ordre public. Aujourd’hui, force est de constater que cet ordre a disparu. Les institutions ont été affaiblies et la confiance entre l’État et les citoyens est rompue. Dans ce contexte, agir n’est plus un choix personnel, mais une responsabilité nationale. Dix ans après, je considère qu’il est de mon devoir de m’engager pour rétablir l’ordre républicain et ouvrir la voie à une renaissance politique et démocratique des Comores. Comme l’a écrit Victor Hugo, « rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est arrivée. » Je crois profondément que cette heure est désormais venue.

Masiwa – Quelle est votre appréciation du règne d’Azali Assoumani depuis 2016 ?
Achirafi Saïd Hachim – Il n’est un secret pour personne que les dix dernières années ont été marquées par des mensonges répétés, le désordre, l’appauvrissement de la population et un climat politique sombre. Ces dix années ont vu la destruction progressive des institutions, une régression grave des libertés publiques et une gouvernance de plus en plus autoritaire. Arrestations arbitraires, licenciements abusifs, bavures militaires restées sans enquête indépendante, ni poursuites judiciaires : l’impunité est devenue la règle.
En toute objectivité, le bilan du président Azali depuis 2016 est l’un des plus négatifs que les Comores aient connus. Comment qualifier autrement un pouvoir qui cherche à substituer une République par une dynastie, à confisquer l’État au profit d’un cercle familial, et à gouverner par l’humiliation et la peur ? Le peuple comorien est muselé, les contre-pouvoirs sont affaiblis, et l’État s’éloigne dangereusement des principes démocratiques pour se rapprocher d’un système autoritaire, coupé des aspirations profondes de la population. Voilà, dans ses grandes lignes, le tableau du pouvoir en place depuis 2016.

Masiwa – Cela fait un certain nombre d’années que vous êtes en exil, pensez-vous avoir encore une base électorale aujourd’hui ? Laquelle ?
Achirafi Saïd Hachim – Parler aujourd’hui de « base électorale » dans le contexte comorien exige d’abord de dire une vérité : le régime en place a volontairement détruit les conditions mêmes d’une vie politique normale. Les élections ne sont plus un mécanisme de choix libre, mais un instrument de confiscation du pouvoir. Dans ces circonstances, mesurer une base électorale n’a plus de sens démocratique. Cela étant dit, s’il devait y avoir des élections libres, transparentes et supervisées par des instances indépendantes, je suis convaincu que le rapport des forces serait très différent de celui que le pouvoir tente d’imposer par la peur et la manipulation. La mobilisation populaire, aussi bien à l’intérieur du pays que dans la diaspora, en est un indicateur clair. Mon engagement repose sur une base nationale et inclusive. La composition de mon gouvernement en exil, qui réunit des Comoriens issus des trois îles et de sensibilités diverses, en est la démonstration concrète. Il ne s’agit pas d’un projet personnel, mais d’un projet collectif. Lorsque les Comores renoueront avec des institutions crédibles, la confiance populaire se réorganisera naturellement autour d’un véritable choix démocratique. Et je n’ai aucun doute : celles et ceux qui m’ont toujours fait confiance restent aujourd’hui constants dans leur engagement et prêts à s’exprimer librement dès que les conditions le permettront.

Masiwa – Quel est le sens de la mise en place d’un gouvernement en exil en sachant qu’il y en a déjà au moins deux qui ne mènent aucune action politique et qui sont d’une inutilité criante ?
Achirafi Saïd Hachim – Les précédents gouvernements en exil avaient suscité peu d’écho. Depuis le 10 janvier 2026, et surtout depuis le meeting, le paysage politique a clairement changé. On parle désormais d’Achirafi, ce qui montre que le message est passé, y compris auprès du pouvoir en place. Le sens est simple : sensibiliser et appeler les Comoriens à se faire confiance. Ils doivent être les acteurs de leur propre libération et de leur avenir.

Masiwa – Quelles sont les actions que vous avez assignées à vos ministres en exil ?
Achirafi Saïd Hachim – Vous savez très bien qu’un gouvernement en exil n’est pas chargé de gérer une administration ou des départements. Bien sûr, chacun a un rôle dans le cabinet et parmi les ministres, mais nos missions sont différentes : il s’agit de sensibiliser la population et de mettre en place des plans stratégiques visant la réussite du pays. Et cette réussite, c’est avant tout la réussite des Comoriens. Dans ce cadre, notre objectif reste clair : préparer et accompagner la chute du colonel Azali.

Masiwa – Est-ce que votre sortie politique s’inscrit dans une action concertée de l’opposition à l’extérieur ou à l’intérieur, ou avez-vous votre propre démarche ?
Achirafi Saïd Hachim – Dès le départ de ce projet, j’ai consulté presque tous mes frères politiques, que ce soit de l’opposition en France ou dans le pays. Beaucoup m’ont d’abord refusé leur soutien, mais, en constatant le sérieux de l’initiative, de nombreux mouvements et partis politiques se sont ralliés à notre cause. Je tiens à préciser que je ne ferme la porte à personne qui souhaite s’engager contre Azali.

Masiwa – Pensez-vous qu’il est possible de revenir à une vie politique normale et apaisée ? Comment comptez-vous y contribuer avec votre mouvement ?
Achirafi Saïd Hachim – L’espoir est essentiel, et tant que nous sommes vivants, nous devons garder foi en l’avenir. Je crois en un futur meilleur pour notre pays, qui ne pourra s’épanouir pleinement qu’avec le départ d’Azali du pouvoir. La vie normale ne reviendra pas instantanément, et le chemin sera difficile, mais nous y parviendrons, surtout grâce aux nombreux Comoriens qui se soucient du sort de leur pays et sont prêts à œuvrer pour le changement. Avec ce mouvement, porté par mon gouvernement en exil, notre première mission est d’éclairer le chemin et de guider la population par différents moyens. La proximité avec les citoyens doit être constante, car seule la bonne volonté permettra de rétablir l’ordre et de reconstruire la confiance. Nous apporterons donc toute notre énergie et notre engagement pour que cela devienne réalité.

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