• Web TV
  • Article Premium
  • Nos tarifs
samedi 24 janvier 2026
  • Se connecter
  • S'enregistrer
Aucun résultat
Voir tous les résultats
MasiwaKomor
  • Accueil
  • Politique
    MOHÉLI / ANJOUAN, 2026 OU 2029 ? LE RETOUR DE LA TOURNANTE

    MOHÉLI / ANJOUAN, 2026 OU 2029 ? LE RETOUR DE LA TOURNANTE

    Saïd Djaé Houdhayfi : « Pour redonner la parole au peuple »

    Saïd Djaé Houdhayfi : « Pour redonner la parole au peuple »

    Sahara occidental : la diplomatie comorienne à l’épreuve du droit international

    Sahara occidental : la diplomatie comorienne à l’épreuve du droit international

    Trending Tags

    • A la une
    • Premium
  • Economie
    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    La réforme des marchés publics aux Comores

    La réforme des marchés publics aux Comores

  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion
  • Accueil
  • Politique
    MOHÉLI / ANJOUAN, 2026 OU 2029 ? LE RETOUR DE LA TOURNANTE

    MOHÉLI / ANJOUAN, 2026 OU 2029 ? LE RETOUR DE LA TOURNANTE

    Saïd Djaé Houdhayfi : « Pour redonner la parole au peuple »

    Saïd Djaé Houdhayfi : « Pour redonner la parole au peuple »

    Sahara occidental : la diplomatie comorienne à l’épreuve du droit international

    Sahara occidental : la diplomatie comorienne à l’épreuve du droit international

    Trending Tags

    • A la une
    • Premium
  • Economie
    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Les fruits abondent, mais peinent à nourrir l’économie comorienne

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    Le Marché de la Couleur et de la Saveur

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    COMORES. Du statut de pays à revenu intermédiaire à l’alerte rouge sur l’endettement

    La réforme des marchés publics aux Comores

    La réforme des marchés publics aux Comores

  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion
Aucun résultat
Voir tous les résultats
MasiwaKomor
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Saïd Yassine : « Je dénonce les maltraitances »

19 janvier 2026

Le concept d’ennemi politique. Par Azhar de Youssouf, écrivain et membre du parti USHE

19 janvier 2026

Jeux des Iles 2027. Mayotte s’interroge

19 janvier 2026

Variole du Singe. Les Comores au bord de la faille sanitaire ouverte à Majunga.

12 janvier 2026

Un cas de Mpox à Mayotte

12 janvier 2026
Accueil Culture

« Marâtre » de Salim Hatubou, ou de l’enfance de l’auteur

Mots clés: Edition 487Trending
9 juillet 2024
Temps de lecture : 5 mins
0 0
A A
« Marâtre » de Salim Hatubou, ou de l’enfance de l’auteur
0
PARTAGES
147
LECTURES
Share on FacebookShare on Twitter

Je n’ai hélas pas eu le privilège de connaître Salim Hatubou de son vivant. Mais j’ai lu Marâtre ! Ce livre n’est certainement qu’un pan de l’histoire de ce talentueux écrivain, le plus prolifique des Comores de nos jours. Dix ans après sa mort, Marâtre m’a permis de plonger dans l’univers de Salim Hatubou.

Mounawar Ibrahim, auteur de « POUR UNE PLACE AU SOLEIL », roman de société  paru aux éditions Cœelacanthe, 2019.

À travers Marâtre, Salim Hatubou, nous invite dans sa vie, son enfance afin que nous puissions avoir accès à une partie de son vécu.  Le lecteur perçoit combien cet homme, qui nous a tant émerveillés par ses écrits, a dû lutter pour devenir celui dont on parle aujourd’hui. Sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille où baignaient ses rêves les plus fous.

C’est l’histoire d’une autobiographie « intimiste » dans laquelle Salim Hatubou nous livre un témoignage d’une profondeur inouïe sur son enfance. Déjà, le choix d’un écrit autobiographique est saisissant dès lors que l’auteur se savait lié par un pacte de vérité et d’authenticité avec ses lecteurs et lectrices. Sans oublier les quelques excès que tout auteur peut se permettre dans ce genre littéraire frôlant   même l’autofiction. Il nous a donné accès à sa vie avec un récit bouleversant qui nous prend forcément au cœur. Même aux âmes insensibles.

L’histoire prend vit à Marseille, dans les quartiers nord où le héros a rejoint son père à l’âge de 11 ans. Orphelin d’une mère décédée lors d’une épidémie qui a sévi aux Comores, Salim se retrouve dans une nouvelle famille recomposée où il est confronté à la cruauté et au rejet de sa belle-mère, qu’il nomme si justement « marâtre », de son demi-frère Fabien et de sa demi-sœur Nathalie. Au tout premier contact, le ton était déjà donné. L’enfant allait être martyrisé. Ils le surnomment, avec un humour méchant, « Dendehors » en raison de ses dents proéminentes.

Son enfance est depuis cet instant-là, marquée par la souffrance et l’injustice, tandis que son père reste passif face à ces abus, une inaction qui marqua Salim au même titre que les supplices dont il était victime. D’ailleurs, à la lecture du cas de son père, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Martin Luther King lorsqu’il disait « qu’à la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis ». Le père, figure d’autorité, avait la mission de tenir la famille dans les rails. C’était à lui de faire cesser tout supplice que subissait son fils qu’il a lui-même fait venir en France.  Hélas, il a été défaillant. Il a failli. Mais il est à souligner que le père de Dendehors n’était pas isolé dans son cas. Il est admis par beaucoup de Comoriens qu’en France, c’est la femme qui tient la boutique dans la communauté comorienne. Pour demander quelque chose à un oncle expatrié en France, il faut être l’ami de sa femme. Et quand il te fait un mandat, c’est à Madame qu’il faut adresser les remerciements. Un fait auquel nos sociologues devront nous apporter des éclaircissements. Pour beaucoup, cela reste un mystère. Dans ce livre, il y a un chapitre intitulé “la bourse ou la vie » qui m’a particulièrement marqué. Ici la méchanceté et la cruauté de Marâtre sont mises à nu.  Elle a, avec une agressivité dont elle avait elle seule le secret, interpellé Dendehors pour lui reprocher une bourse départementale non obtenue.

« Il est passé où, cet imbécile ? Il est où ? Dendehors se présente parce qu’il sait que s’il se faisait attendre, il aura le double des gifles. Le voilà debout devant marâtre, tête baissée, les bras croisés derrière le dos. Frère Fabien et sœur Nathalie retiennent leur souffle et attendent la mise à mort (…).    Quoi ? Qu’est ce que tu dis ? demande Marâtre en prenant Dendehors par le cou. Elle plaque le gamin contre le mur tandis que sœur Nathalie l’encourage : – Vas-y maman, démonte-le ! Vas-y ! ». Ce passage illustre tristement, mais avec aisance le statut de souffre-douleur et d’enfant maltraité qu’il avait dans le foyer familial censé favoriser son cheminement « loin de l’enfer comorien ». Le rêve français devient un cauchemar intenable.  Et des scènes similaires sont légion dans le récit. Comme le jour où il dut descendre de la voiture qui les amenait à la cafétéria  pour rentrer seul à la maison, car son père a eu la malheureuse idée de donner « beaucoup » d’argent à Francine, amie de  Dendehors pour une histoire de cinquante centimes de frais de bus. « Allez, toi, là, tu descends ! Fais le compte : dix francs moins cinquante centimes, ça fait neuf francs et quatre-vingt-quinze centimes. C’est avec ça que tu aurais mangé à la cafétéria ! Allez, descends et rentre à la maison ».

À la seule lecture du titre du livre, le lecteur sait déjà qu’il est question d’une belle-mère qui n’est pas vantée pour ses qualités humaines. Encore moins sa bienveillance. Marâtre signifiant « mauvaise belle-mère » ou même « mauvaise mère ». L’enfant était pourtant loin d’imaginer ce qui l’attendait en France. Mis à part le fait qu’il rejoignait un monde des possibles, un monde où on mange à sa faim, il avait reçu une lettre prétendument écrite par sa belle-mère : « Mon fils (je t’appelle mon fils parce que le fils de mon mari sera toujours mon fils)… Nous t’attendons tous… ». Il avait naïvement cru à ces mots écrits par son propre père qui voulait tout simplement greffer un cœur à sa femme qui n’en avait visiblement pas.

Notons que le dénouement de cette histoire est acté par les services sociaux qui sont intervenus pour placer l’enfant. Et Marâtre est restée fidèle à sa réputation jusqu’à la dernière seconde. Lorsqu’elle a vu Dendehors qui avait fugué pendant un moment, devant la porte, elle n’a pas pu s’empêcher de l’agresser sans savoir qu’il n’était pas seul, mais accompagné. Elle a ainsi offert aux agents la preuve de maltraitance d’enfant dont ils avaient besoin pour la procédure. Pendant ce temps, Dendehors avait un seul regret sur le chemin du départ : ne pas avoir pu dire au revoir à son pauvre père.

Enfin, il me reste des questions auxquelles on ne répondra jamais.  A-t-il par exemple pissé pour de vrai sur la boisson des sorcières, Marâtre et ses amies ? J’espère qu’il l’a vraiment fait. Elles le méritaient bien. Plutôt, elle le méritait bien.

Articles populaires

  • Jeux des Iles 2027. Mayotte s’interroge

    Jeux des Iles 2027. Mayotte s’interroge

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Saïd Yassine : « Je dénonce les maltraitances »

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Tribune Libre : Quand le débat contradictoire devient une menace pour le régime.

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Le cœlacanthe, symbole de la patrie, renommée mondiale

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Variole du Singe. Les Comores au bord de la faille sanitaire ouverte à Majunga.

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
Article suivant
Tourisme rural, facteur de développement à Diboini.

Tourisme rural, facteur de développement à Diboini.

Nous contacter

MORONI GOBADJOU

Email: contact@masiwakomor.com
Site Web: masiwakomor.com

Categories

  • Actualité
  • Culture
  • Economie
  • Education
  • Histoire
  • International
  • Journal
  • Justice
  • Non classé
  • Opinion
  • Politique
  • Réligion
  • Santé
  • Société
  • Sport
  • Transport

Masiwa N°567

Masiwa N°566

Masiwa N°565

Masiwa N°564

Masiwa N°563

Masiwa N°562

  • Masiwa Komori
  • Publicité
  • Nous contacter

© 2022 Masiwa Komori © Design by Tranokala

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Politique
  • Economie
  • Education
  • Société
  • Opinion
  • Sport
  • Transport
  • Culture
  • Santé
  • Réligion

© 2022 Masiwa Komori © Design by Tranokala

Bienvenue !

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créer un nouveau compte !

Remplissez les formulaires pour vous inscrire

Tous les champs sont obligatoires. Se connecter

Récupérer votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse électronique pour réinitialiser votre mot de passe.

Se connecter
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?