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Ahmed Sharif. Un patriote s’en est allé

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11 mai 2026
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Ahmed Sharif. Un patriote s’en est allé
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C’est dans les premières heures du mercredi 6 mai 2026 autour d’une heure du matin (l’heure de Paris) que Dr Ahmed Sharif, un pilier de la lutte pour l’indépendance des Comores, s’est éteint à l’hôpital Global dans la vieille ville de Zanzibar. Retraité de l’Organisation des Nations unies, Ahmed Sharif vivait aux États-Unis, près de ses enfants, avant de s’installer, il y a deux ans, à Zanzibar.

Par Mohamed Saleh

Les nouvelles du décès d’Ahmed Sharif ont été reçues avec beaucoup de tristesse dans le monde. Le Dr Ahmed Sharif est né et a grandi dans les îles, mais sa vie avait débordé le cadre insulaire pour devenir universelle. Son action s’est répandue non seulement dans l’océan indien, mais aussi à travers son enseignement et engagement politique en Afrique et au-delà. Militant panafricain et humaniste, Dr Ahmed Sharif a vécu une vie pleine. Il a mené un beau combat panafricain, dans le cadre de la défense des droits humains et de la lutte pour l’émancipation des peuples et contre l’impérialisme. Il a fait un tour du monde et soutenu les combats qui lui semblaient justes. Une partie de sa vie était consacrée à l’enseignement dans son pays, dans l’océan indien, en Afrique et aux États-Unis. Une deuxième partie était consacrée au service de la paix, de la démocratie et de la justice par le biais de son engagement en tant que cadre de l’Organisation des Nations Unies et les institutions de défenses des droits humains.

Vie à Zanzibar dans les années 1950

Originaire de Bouni, dans la région de Hamahame, à la Grande-Comore, Dr Ahmed Sharif est né en 1950. Il grandit à Zanzibar, où il vécut dans le quartier de Kiswandui avec ses deux oncles maternels, Himidi Hadji Abdulla et Said Hamadi (Babadi). Ces deux personnages très respectés dans la société zanzibari enseignaient à l’école coranique de Msikiti Barza. C’est une école qui faisait partie de l’ensemble des institutions d’enseignement islamique qui constitue l’Ukutani. Ce haut lieu de transmission de savoir religieux, et très réputé, Ukutani, était comparé à l’Oxford en ce qui concerne l’enseignement islamique en Afrique de l’Est.

Parmi les événements marquants de sa jeunesse figure son voyage par boutre de Ngazidja à Unguja (Zanzibar). Il quitte les Comores au milieu des années 1950 en laissant un pays assez arriéré et sous-développé. Il se souvenait du périple de Bouni à Moroni, qui a mis plusieurs heures (à pied et ensuite à bord d’un camion transportant les noix de coco). Le pays manquait d’infrastructures nécessaires pour assurer son développement économique et social. Il manquait des routes et le transport public n’existait pas au début des années 1950. En arrivant à Zanzibar, il trouve un pays bien organisé et qui fonctionne bien.

Il intègre l’école Franco-Comorienne et avance rapidement sans aucun obstacle. Son rêve de poursuivre ses études supérieures fut frustré par le nouveau gouvernement, qui prit le pouvoir par la force avec la révolution de 1964. Il relate, par exemple, le refus du nouveau gouvernement de reconnaitre les résultats de ses examens à Cambridge (Angleterre) qui lui avaient ouvert la porte pour entrer au Lycée King Georges. Rappelons au passage qu’à l’époque, les cursus et les examens provenaient des institutions anglaises. Malgré ses bons résultats, il n’a pu intégrer le lycée à cause de ses origines comoriennes. C’était le début de la mise en place du système de l’attribution des quotas pour les différents groupes ethniques qui composaient la société zanzibari. Les Zanzibaris d’origine comorienne se sont vus attribués 1% et les Zanzibaris d’origine arabe 5%. Il fut obligé de jongler avec plusieurs formations et de trouver un travail à Zanzibar, avant de fuir le pays. Plus tard, il poursuivit ses études universitaires à Madagascar, Dar Es-Salaam, et aux États-Unis où il a obtenu son doctorat (PhD).

Vivre sous Karume

Vivant sous la dictature sanguinaire d’Abeid Karume (1964-1972), les conditions de vie politique, économique et sociale devenaient de plus en plus intolérables. Aidé par son futur beau-père, Dr Ahmed Sharif fuit Zanzibar à bord d’un bateau de pêche. Il arrive à Tanga, une ville côtière de Tanzanie continentale (Tanganyika).

Ce fut un moment très décisif de sa vie. Il cherchait à partir à l’étranger pour poursuivre ses études. Mais son projet de voyage changea lorsqu’il apprit l’existence d’un Mouvement pour la libération des Comores (MOLINACO). Il s’est dirigé vers Dar es-Salaam. Son cousin, Shariff Elhady, Trésorier du Molinaco, l’introduit au Secrétaire général du Molinaco, Abou Bakari Boina. Il adhère au parti au moment de la crise entre MOLINACO et son partenaire de lutte de l’intérieur des Comores, PASOCO (Parti Socialiste des Comores).

Lorsque le PASOCO a décidé de faire le chemin seul, Dr Ahmed Sharif fit partie d’un groupe de jeunes du MOLINACO qui se sont rendus aux Comores pour établir le Parti pour l’Évolution des Comores (PEC). C’était un militant d’une grande conviction, il se lança dans la mobilisation pour l’indépendance avec beaucoup de handicaps, sur un terrain qu’il ne connaissait pas. Il avait vécu plus longtemps à l’étranger et était revenu après plusieurs années sans aucune maitrise de l’écosystème du pays de ses ancêtres. Il devait relever avant tout le défi linguistique, puisqu’il ne parlait ni le shingazidja (shikomori) ni le français. Enfant du pays et grand patriote, fort de ses convictions de militant pour l’indépendance de son pays, il apprend tout, langue, culture et traditions du pays dans la lutte.

Militant anticolonialiste et combattant pour la démocratie et la justice, Dr Ahmed Sharif était un nationaliste de la première heure et cofondateur du PEC-MOLINACO pendant la lutte pour l’indépendance. Il prit part au combat du Front Démocratique (FD) dès 1982 contre le régime d’Ahmed Abdallah et des mercenaires de Bob Denard. À cause de son engagement ferme et sans compromis contre le régime des mercenaires, Dr Ahmed Sharif fut arrêté avec ses camarades et torturé. Il fut ensuite déclaré persona non grata. Il a été expulsé des Comores par le gouvernement d’Ahmed Abdallah, soumis au diktat des mercenaires, en direction de la Tanzanie. A Dar es-Salaam, il poursuivit le combat en sensibilisant les médias tout en continuant à mobiliser les Comoriens de passage contre les mercenaires et pour l’indépendance économique et sociale des Comores. Il organisait des réunions avec les Comoriens de passage à Dar es-Salaam, notamment ceux qui allaient à la mosquée Ngazija, où certains étaient logés dans les pièces arrière réservées à cet effet.

Il y a un mois, j’ai eu de la chance de passer une journée avec lui et sa femme, Fatma, autour d’un déjeuner chez lui à Zanzibar. Nous avons discuté de l’état d’avancement de la traduction en langue française de ses mémoires et les questions relatives au développement des Comores. Il avait hâte à ce que ses mémoires soient publiées et accessible au public francophone. L’année dernière, quand je lui ai proposé de participer au colloque organisé par le Collectif Mawadja dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance des Comores à Mitsamihuli, il n’a pas hésité et a accepté avec beaucoup d’enthousiasme. Il a apporté sa contribution par visioconférence depuis la Floride. Son engagement sans faille et ses convictions politiques me font souvent voir en lui des similitudes avec Comrade Abdulrahman Mohamed Babu, une autre figure politique emblématique du monde swahili.  

Dr Ahmed Sharif restera à jamais gravée dans les mémoires comme une grande figure de la lutte pour l’indépendance des Comores et pour l’émancipation économique et sociale du pays. Il avait vraiment la terre de ses ancêtres à cœur. Je suis persuadé que si le système médical était très pertinent aux Comores, sans aucun doute, Dr Ahmed aurait choisi de finir ses jours dans son pays d’origine, notamment dans son terroir de Bouni. Mais vu la situation, il n’avait pas d’autre choix que de s’installer à Zanzibar où il avait accès facilement aux séances de dialyse.

Inalillahi Wainailahi Rajiun. Paix à son âme.

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