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La pêche aux Comores. Un secteur vital pour l’économie comorienne

Mots clés: Edition 568Trending
26 janvier 2026
Temps de lecture : 6 mins
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La pêche aux Comores. Un secteur vital pour l’économie comorienne
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L’abondance du poisson en cette saison de kashkazi s’accompagne d’une baisse du prix au kilo. C’est une aubaine pour les familles en prise avec la forte augmentation de l’inflation. Mais, cela cache les défauts d’un secteur peu structuré et peu soutenu par le gouvernement. 

Par Par Naenmati Ibrahim

Comme chaque année à la même période, durant la saison du kashkazi, les côtes comoriennes connaissent une abondance de poissons, notamment de la bonite et du thon. Cette hausse des captures entraîne une baisse significative des prix sur les marchés, rendant le poisson plus accessible à une large partie de la population. Si cette situation soulage temporairement les ménages, elle met également en lumière les fragilités structurelles du secteur halieutique national, encore peu organisé et insuffisamment soutenu par des infrastructures adaptées.

Aux Comores, la pêche constitue l’un des piliers de l’économie et un moyen de subsistance essentiel pour une large partie de la population, en particulier dans les zones côtières. Bien qu’elle demeure majoritairement artisanale, elle joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire, l’emploi et la cohésion sociale. Selon une estimation relayée en 2016 par la Banque mondiale, citant l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI), environ 140 000 personnes vivaient directement ou indirectement de la pêche dans l’archipel, incluant les pêcheurs artisanaux et l’ensemble des acteurs dépendant de cette filière, tels que les vendeurs, les mareyeurs et les transporteurs.

Vivre de la pêche, faute d’alternative

À Tsembehou, El Hadj Ben Saeindou, plus connu sous le nom de Noël, illustre cette réalité sociale et économique. Titulaire d’un diplôme en philosophie, il a pourtant choisi la vente de poisson comme principale source de revenus. Depuis près de dix-huit ans, il exerce ce métier pour subvenir aux besoins de sa famille, dans un contexte où les opportunités d’emploi restent limitées.

« Après mes études, j’ai tenté l’enseignement, mais sans salaire régulier, il m’était impossible de nourrir mes enfants. La vente de poisson est devenue ma seule source de revenus fiable », explique-t-il.

Installé à Tsembehou et à Ouani, Noël s’approvisionne quotidiennement à Ouani, où il achète du poisson frais qu’il revend dans sa ville natale. Père de huit enfants, avec deux familles à charge, il ne peut se permettre d’attendre un hypothétique recrutement dans la fonction publique. Faute de moyens de conservation, il achète uniquement la quantité nécessaire à la vente du jour, une contrainte partagée par de nombreux vendeurs vivant loin des zones côtières, exposés aux risques de pertes financières en cas d’invendus.

Noël n’est pas un cas isolé. À Anjouan comme dans le reste du pays, la pêche est devenue un véritable métier pour de nombreux hommes et femmes, souvent exercé par nécessité plutôt que par choix. Malgré les difficultés, les ruptures d’approvisionnement restent rares, tant l’écosystème marin comorien demeure généreux, offrant une ressource relativement abondante tout au long de l’année.

Une biodiversité marine remarquable

Classées parmi les pays les plus pauvres du monde, les Comores disposent pourtant d’une biodiversité marine exceptionnelle, encore largement sous-exploitée. Les eaux comoriennes abritent une grande variété d’espèces, notamment les thonidés, l’espadon, le requin, ainsi que des crustacés et des mollusques comme le poulpe, très prisé sur les marchés locaux.

L’archipel est également connu pour le cœlacanthe, espèce mythique qui porte le nom local de gombessa, quasi disparu ailleurs dans le monde et devenu un emblème national. Sa présence témoigne de la singularité des fonds marins comoriens et de la nécessité de préserver cet héritage naturel. Cette richesse biologique constitue un potentiel économique et écologique considérable, à condition qu’elle soit exploitée de manière durable.

Mayotte, qui fait partie de l’archipel des Comores, illustre cette abondance marine. Son lagon, l’un des plus vastes et des mieux préservés au monde, avec sa double barrière de corail et ses eaux turquoise, attire chercheurs, plongeurs et touristes. Il met en évidence les opportunités qu’offre une gestion équilibrée des ressources marines, tout en soulignant l’importance stratégique de la préservation des écosystèmes.

Modernisation de la pêche et hausse des captures

Les années 1950 mettaient déjà en évidence la richesse halieutique des Comores. Dans « Ichthyologie et pêche aux Comores » (1954), le biologiste P. Fourmanoir soulignait l’abondance et la diversité des espèces marines, tout en relevant le manque d’organisation de la pêche locale, exercée de manière essentiellement traditionnelle. Ce déficit obligeait alors l’archipel à importer du poisson, notamment depuis Madagascar ou Zanzibar, malgré un potentiel local important.

Aujourd’hui, le secteur a connu une évolution notable grâce à l’appui de partenaires internationaux, en particulier le Japon. L’introduction d’embarcations en fibre de verre (FRP) équipées de moteurs hors-bord, en remplacement des pirogues à balancier, ainsi que le développement de la pêche à la traîne de style japonais, ont permis d’augmenter significativement les captures de thon et de bonite, notamment à Anjouan et à Ngazidja. Ces innovations ont également contribué à améliorer la sécurité des pêcheurs en mer.

Cette modernisation est étroitement liée au rôle de l’École nationale de pêche et de la marine marchande des Comores, située à Mirontsy, à Anjouan, qui forme depuis plusieurs années des pêcheurs aux techniques modernes, tout en tenant compte des réalités locales et des savoir-faire traditionnels.

Quand l’abondance fait chuter les prix

Depuis plusieurs semaines, notamment à Anjouan, la forte abondance de bonite entraîne une baisse marquée des prix sur les marchés. Si cette situation bénéficie aux consommateurs, elle pénalise souvent pêcheurs et vendeurs, contraints d’écouler rapidement leurs prises faute de moyens de conservation et de stockage adaptés.

À Ngazidja, au port de Moroni, le prix du poisson est récemment descendu entre 1 500 et 1 750 francs comoriens le kilo, alors qu’il peut atteindre 4 000 francs en période de rareté. Cette fluctuation importante fragilise les revenus des acteurs du secteur.

À Anjouan, lors des phases de surproduction, le poisson se vend autour de 750 francs chez les pêcheurs et 1 000 francs chez les revendeurs. En période de pénurie, les prix peuvent grimper jusqu’à 2 500 francs, un niveau jugé élevé par les ménages, dans un contexte de pouvoir d’achat limité.

Un potentiel à mieux valoriser

Selon un rapport de la FAO datant de 2018, les Comores comptaient environ 7 600 pêcheurs actifs, répartis entre Ngazidja, Anjouan et Mohéli, sans inclure les nombreux acteurs vivant indirectement de la pêche. Bien qu’aucune étude récente ne soit disponible, ces chiffres illustrent l’importance stratégique du secteur pour l’économie nationale et pour la stabilité sociale.

Le véritable enjeu de la pêche aux Comores ne réside donc pas uniquement dans l’abondance de la ressource, mais dans sa gestion durable, sa valorisation économique et le développement d’infrastructures de conservation, de transformation et d’exportation. Sans investissements dans l’énergie, la chaîne du froid et l’organisation des marchés, les progrès réalisés resteront limités et fragiles.

La pêche demeure ainsi un pilier vital pour nourrir les familles comoriennes, créer des revenus durables et préserver la richesse naturelle de l’archipel pour les générations futures, à condition qu’elle soit accompagnée d’une vision politique et économique à long terme.

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