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Recensement des traducteurs du Saint-Coran. La tentation du contrôle politique.

Mots clés: Edition 575Trending
16 mars 2026
Temps de lecture : 4 mins
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Recensement des traducteurs du Saint-Coran. La tentation du contrôle politique.
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C’est avec stupéfaction que la population a pris connaissance des déclarations récentes du président de fait, le colonel Azali Assoumani Boinaheri, appelant le ministère de l’Intérieur à procéder à l’inventaire de l’ensemble des érudits traducteurs du Saint-Coran sur tout le territoire national. Cette annonce, aussi surprenante qu’inquiétante, soulève de nombreuses interrogations dans l’opinion publique. Car au-delà de l’apparente dimension religieuse ou culturelle de cette initiative, la question centrale demeure : dans quel but exact le pouvoir souhaite-t-il établir un tel inventaire ?

Par AHMED Mohamed alias Ben. Le Coordinateur Général du ROC

À l’issue de ces déclarations, force est de constater qu’aucune explication claire n’a été fournie à la population. Aucun cadre institutionnel, scientifique ou religieux n’a été présenté pour justifier cette démarche. Dans un État de droit, une telle initiative devrait relever d’institutions académiques, théologiques ou culturelles. Elle ne saurait en aucun cas être pilotée par un département ministériel. Dès lors, il est légitime de s’interroger.

Les Comores sont un pays profondément attaché à l’islam sunnite. La religion y est un facteur d’unité, de cohésion sociale et d’identité nationale. Et pour cette raison, elle ne devrait jamais être instrumentalisée à des fins politiques. Or, l’histoire récente de notre pays nous a malheureusement habitués à ce type de pratiques. Hélas !

L’argent public au service du contrôle politique

Ces dernières années, le pouvoir en place multiplie les stratégies visant à acheter les consciences, neutraliser les critiques et consolider un pouvoir de plus en plus contesté. Des notables influents ont été approchés. Des leaders d’opinion ont été cooptés. Certains intellectuels ont été séduits par des avantages matériels. Aujourd’hui, faut-il comprendre que les érudits religieux sont à leur tour ciblés par cette stratégie de captation des influences sociales ? La question mérite d’être posée.

Dans un pays confronté à de graves difficultés économiques, sociales et institutionnelles, les priorités nationales devraient être ailleurs. Le peuple comorien fait face à une cherté de la vie insupportable. Les jeunes diplômés peinent à trouver un emploi. Les infrastructures publiques sont en dégradation avancée. Les services sociaux demeurent médiocres et insuffisants.

Tout laisse croire qu’il pourrait exister un risque évident que cette initiative ne soit qu’une nouvelle opération de clientélisme politique, financée par l’argent public. Avec le régime actuel, nous assistons à une pratique préoccupante : l’utilisation des ressources de l’État non pas pour servir l’intérêt général, mais pour acheter le silence, neutraliser les critiques et consolider des réseaux de loyauté autour du pouvoir. Cette dérive fragilise gravement les fondements mêmes de la République.

Si de telles manœuvres se multiplient aujourd’hui, c’est tout simplement parce que le pouvoir traverse une crise profonde de crédibilité. Le pique-nique du 17 février 2026 à Fomboni (Mwali) est révélateur. Les promesses de développement se sont accumulées sans résultats visibles. Les grands projets annoncés restent souvent inachevés ou entourés d’opacité. Les scandales financiers et les échecs de gouvernance ont profondément entamé la confiance entre l’État et les citoyens.

Dans ce contexte, plutôt que d’apporter des réponses aux véritables préoccupations du peuple, le régime de fait semble multiplier les initiatives symboliques ou opportunistes destinées à redorer une image politique déjà fortement dégradée. Mais les Comoriens ne sont pas dupes.La légitimité politique ne se construit pas par des opérations de communication ou des réseaux d’allégeance. Elle se construit par la transparence, la bonne gouvernance et le respect du peuple.

Préserver l’indépendance des savants, des notables et des intellectuels

Il est temps de rappeler un principe fondamental : les savants religieux, les notables et les intellectuels doivent rester indépendants du pouvoir politique. Dans toutes les sociétés équilibrées, les érudits jouent un rôle moral et intellectuel essentiel. Leur mission est d’éclairer la société, de transmettre le savoir et de préserver les valeurs spirituelles.Cette mission exige une liberté totale vis-à-vis des autorités politiques.Toute tentative d’encadrement administratif ou de cooptation politique des savants constitue une atteinte grave à cette indépendance.

Nous appelons donc les érudits, les enseignants religieux, les traducteurs du Saint-Coran, les notables et l’ensemble des intellectuels comoriens à rester vigilants face à toute tentative d’instrumentalisation. L’honneur du savoir ne peut être mis au service d’agendas politiques.

Pendant que le pouvoir multiplie les initiatives ambiguës, les véritables urgences du pays restent entières. On peut citer ici : la lutte contre la pauvreté et la vie chère, la création d’emplois pour la jeunesse, l’amélioration du système éducatif, la protection de l’enfant, la modernisation des infrastructures, la transparence dans la gestion des finances publiques et surtout le renforcement de l’État de droit. Ce sont là les véritables priorités qui devraient mobiliser l’énergie du gouvernement. Le peuple comorien attend des réponses concrètes à ses difficultés quotidiennes, et non des initiatives administratives dont les motivations restent obscures.

L’inventaire annoncé des traducteurs du Saint-Coran soulève des interrogations légitimes. Tant que ses objectifs réels ne seront pas clairement expliqués, il restera perçu comme une nouvelle tentative de contrôle politique et d’achat des consciences.

Le peuple comorien mérite mieux que des manœuvres de circonstance. Il mérite une gouvernance honnête, transparente et respectueuse de son intelligence. Le peuple doit rester vigilant et continuer de dénoncer toute dérive susceptible de porter atteinte aux principes de la République et à sa dignité.

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