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« Aux origines du monde, contes et légendes des Comores » de Salim Hatub. Une révolution dans la Littérature Comorienne

Mots clés: Edition 490-491Trending
6 août 2024
Temps de lecture : 3 mins
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« Aux origines du monde, contes et légendes des Comores » de Salim Hatub. Une révolution dans la Littérature Comorienne
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« Aux origines du monde, contes et légendes des Comores (Genèse d’un pays bantu) » (Flies France, 2004) est un recueil de contes de Salim Hatubou, peu connu, mais qui a marqué un autre auteur et un acteur culturel comorien, Abderemane Wadjih.

Si je devais choisir un livre d’un auteur comorien qui m’a bouleversé, ce serait Aux origines du monde, contes et légendes des Comores (Genèse d’un pays bantu), de Salim Hatubou. En effet, ce recueil de contes ne ressemble à aucun autre parce que sous couvert de frivolités et de mensonges (le conte est un mensonge), ces récits osent dire, et véhiculer des idées qui, dans une autre situation de communication sociale, auraient tout simplement été considérées comme subversives voire sacrilèges. Ce livre représente une véritable rupture dans la littérature comorienne d’expression française. Par une démarche audacieuse et novatrice, Salim Hatubou ose renverser la hiérarchie sociale traditionnelle aux Comores, où l’arabe occupait traditionnellement une place prééminente et le bantu, une position subordonnée. À travers ses récits, Salim Hatubou non seulement interroge ces structures, mais propose également une relecture radicale de l’histoire et de l’identité comoriennes.

Inversion de la Hiérarchie Traditionnelle
Historiquement, la société comorienne s’est construite autour d’une pyramide sociale sur laquelle les Arabes occupaient le sommet en raison de leur influence religieuse et culturelle, tandis que les Bantu étaient relégués à la base, souvent perçus comme des sauvages ou des barbares (Mshendzi, Mmakuwa, Mudrima…). Cette stratification reflétait une vision hiérarchique et souvent péjorative de l’africanité. Salim Hatubou, en inversant cette pyramide, place le Bantu au centre de la genèse comorienne, faisant de lui non plus un subordonné, mais le socle sur lequel se bâtit la civilisation comorienne.
Contrairement au conte traditionnel comorien qui abordait la question de l’arabité et de l’africanité avec précaution, Salim Hatubou fait preuve d’audace en revisitant ces thématiques de front. Dans ses contes, le Bantu n’est plus l’oublié de l’histoire, mais la matrice originelle. Cette perspective réévalue le rôle des populations bantoues en tant que fondatrices et non simplement en tant qu’éléments annexes dans l’évolution culturelle des Comores.

Hatubou réussit à établir un nouveau schéma narratif dans lequel les Bantus sont les premiers habitants, les gardiens de la terre et les facilitateurs de l’intégration des autres cultures, y compris la culture arabe. En accueillant ces influences, les Bantu ont contribué à forger une identité comorienne riche et complexe. Ce renversement narratif offre une lecture renouvelée de l’histoire comorienne, loin des clichés et des préjugés habituels.

Une réévaluation de la Littérature et de l’Histoire comoriennes
La portée de l’œuvre de Salim Hatubou va au-delà des simples contes. Elle constitue une véritable révolution dans la littérature comorienne d’expression française. Ses récits incitent à une réflexion profonde sur l’histoire et l’identité comoriennes. Ils soulignent l’importance des récits oraux et des traditions africaines dans la construction de la nation comorienne.
Les contes de Hatubou mettent en lumière la richesse de la culture bantu et sa contribution indélébile à l’histoire des Comores. En revalorisant ces traditions, il offre une nouvelle perspective qui pourrait inspirer des générations futures d’écrivains et de penseurs comoriens. Il remet en question les récits dominants et ouvre la voie à une réévaluation de l’histoire nationale à partir d’une perspective inclusive et respectueuse de toutes ses composantes.

En somme, Salim Hatubou, par son œuvre “Aux origines du monde, contes et légendes des Comores (Genèse d’un pays bantu)”, a non seulement marqué la littérature comorienne mais a aussi transformé la perception de l’histoire et de l’identité de ce pays. En inversant la hiérarchie traditionnelle et en plaçant le Bantu au cœur de la genèse comorienne, il a créé une nouvelle lecture de l’histoire comorienne, redonnant dignité et reconnaissance à une partie essentielle de la population. La portée de son travail reste encore à mesurer pleinement, mais il est indéniable que son approche audacieuse et intelligente constitue une rupture majeure et prometteuse pour l’avenir de la littérature et de la pensée comoriennes.

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