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La fatwa du mufti remise en cause

Mots clés: A la uneEdition 552
6 octobre 2025
Temps de lecture : 5 mins
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La fatwa du mufti remise en cause
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Cinq jours après la mise en place des nouveaux horaires dans les administrations comoriennes, la fatwa du Mufti, qui se conforme à la volonté du gouvernement, a été mise en cause et rejetée dans de nombreuses villes.

Par MiB

Ce vendredi 3 octobre 2025, le pouvoir politique a été obligé de placer des militaires armés devant des mosquées pour empêcher des fidèles d’aller prier à l’heure habituelle le djumwa et les contraindre à prier à 13 heures. En effet, par ricochet, la modification des horaires dans les bureaux a provoqué une modification de l’heure du djumwa, qui est une institution dans tous les pays musulmans, y compris aux Comores.

À partir du moment où le gouvernement d’Azali Assoumani a fixé la sortie des bureaux à midi le vendredi, le djumwa qui commençait à la même heure, ou même un peu avant pour la traduction du prêche en shikomori, a été reculé d’une heure. Ceux qui avaient accepté, en grinçant des dents, les modifications de leurs horaires de travail sans consultation et sans une période d’expérimentation ont beaucoup de mal à avaliser la modification de l’heure de la sacro-sainte prière du vendredi pour satisfaire des exigences gouvernementales qui restent encore mystérieuses, faute d’explications.

Une fatwa pour satisfaire le gouvernement

Pourtant, pour faire passer la pilule, le gouvernement a fait appel au Mufti. Aboubakar Saïd Abdillah Djamalillaili, la plus haute autorité religieuse du pays, s’est vu confier la lourde tâche de justifier et faire accepter cette réforme politique. Ce dernier a émis une fatwa le 30 septembre dernier. Il précise qu’il s’agit d’une « réponse à la saisine du Ministre chargé des Affaires Islamiques ». La fatwa part d’une affirmation présentée comme celle de « la majorité des savants » de trois écoles religieuses (Hanafites, Malikites et Chafiites) : « l’heure de la prière du vendredi est la même que celle de la prière du Dhuhr (midi). Par conséquent, son obligation n’est pas établie et son accomplissement n’est valable qu’après midi. Son heure se poursuit jusqu’à l’heure de la prière de ’asr… ». Après la citation d’un hadith, le Mufti conclut : « Il est donc conforme aux prescriptions islamiques d’organiser les prêches du vendredi (khutba) à partir de 13h00 (…) ». Le khutba est donc fixé à 13 heures et la prière en elle-même à 13 heures et 15 minutes, « afin de permettre aux agents de l’administration publique de remplir leur obligation de la prière du vendredi ».

Une telle fatwa aurait dû clore le débat. Pourtant, plusieurs chefs religieux se sont opposés à ce changement qui, selon eux, ne vise qu’à satisfaire le politique. C’est d’ailleurs l’explication que semblait donner le Mufti lui-même quand il a essayé d’apaiser la tempête qu’il a soulevée avec cette fatwa. Il a bien dit en shikomori « ho mtsaho wahe raisi mtukufu wahatru… », c’est-à-dire que sa décision fait suite à la demande du chef de l’État.

Une fatwa qui sème la discorde

Or, plusieurs chefs religieux se sont exprimés les jours qui ont précédé le djumwa et ils ont fait savoir qu’aucun texte religieux ne permet de reculer l’heure de la prière du djumwa à cause des horaires du travail et qu’au contraire, si le djumwa n’est pas fait à l’heure, le croyant perd ses bienfaits. Ces remises en cause par des fundi et par de simples croyants confirment que le régime actuel a fini par dévaloriser la fonction et la parole du Mufti.

Pour marquer son soutien à la réforme, le chef de l’État, Azali Assoumani, a dirigé la prière à la grande mosquée du vendredi à Moroni. Mais, dans l’ancienne mosquée du vendredi de Badjanani (Moroni), les esprits se sont échauffés contre la réforme. La personne chargée de prononcer le prêche a même déclaré qu’il n’était pas d’accord (katsu amini) avec le nouvel horaire, mais qu’il fallait sauver l’essentiel de la prière du vendredi. Un fidèle de cette mosquée a, quant à lui, dénoncé le fait que certains chefs religieux craignaient plus les détenteurs du pouvoir politique que Dieu, en acceptant de faire capoter la prière de vendredi.

Il en a été ainsi dans quasiment tout le pays. Il ne fallait pas moins pour diviser les musulmans des Comores. À Anjouan, et plus précisément à Mutsamudu et Mirontsi, les fidèles ont prié comme d’habitude à midi, tandis qu’à Ouani, non loin de là, les habitants se sont conformés à la fatwa du mufti. Dans certains villages, quand le hutubu (chargé du prêche) et l’imam (chargé de diriger la prière) n’étaient pas présents à midi, la prière a été faite sans eux, mais ils ont pu organiser une autre prière pour les partisans du régime après 13 heures. Car en réalité, au-delà des militaires placés devant les mosquées pour impressionner les fidèle, on a pu remarquer que les villes ou villages où le parti gouvernemental (CRC) dominait, les gens ont prié conformément aux volontés du gouvernement et du Mufti, tandis que les autres ont prié comme d’habitude. Ainsi, après les nombreuses polémiques introduites, presque chaque année, par le gouvernement sur le jour de l’aïd, voici qu’il en a fabriqué une nouvelle à propos de l’heure de la prière du djumwa.

Une réforme non assumée

Le Secrétaire général du gouvernement, Nour el Fath Azali, fils du chef de l’État et partisan de Coué, a pu ainsi résumer à sa façon la situation qui a prévalu vendredi dernier dans le pays : « À Mdjoiezi Hambou, à la mosquée Al-Qassim de Moroni, ainsi que dans de nombreuses autres mosquées de l’archipel, la mesure initiée par le Mouftorat et soutenue par le Gouvernement a été, dans l’ensemble, respectée et appliquée. » Par une sorte de retournement de situation, il fait porter la responsabilité du changement au Muftorat, alors qu’il est aux commandes de la réforme des horaires dans l’administration, puisqu’un décret de son père lui donne le pouvoir de diriger les ministères et toutes les directions de l’État. Aucune réforme ne peut se faire dans l’administration de l’État, y compris dans les sociétés publiques sans son accord. Sur ces changements d’horaires, il tient une réunion chaque semaine avec les responsables des ressources humaines de chaque ministère pour la mise en œuvre de cette réforme. Le Mufti lui-même le contredit puisqu’il affirme qu’il a été saisi par un ministre et qu’il a sorti la fatwa à la demande expresse du chef de l’État.

Il est à noter que même Ali Soilihi, qui passe pour le plus laïc des chefs d’État que les Comores ont connus n’avait pas osé reculer l’heure de la prière du vendredi pour satisfaire ses réformes administratives. Au contraire, pendant son régime, le jour férié était fixé le vendredi, comme il est de coutume que dans les pays de culture chrétienne le jour de repos de la semaine soit dimanche, jour de la messe à l’église.

Dans la réforme engagée ces derniers jours, le gouvernement d’Azali Assoumani a fait le choix, d’une manière unilatérale, de maintenir les Comoriens au travail le vendredi jusqu’à midi et de les libérer samedi et dimanche.

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