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Anjouan. Grève des écoles privées contre les réformes du MEN

Mots clés: Edition 558Trending
17 novembre 2025
Temps de lecture : 8 mins
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Anjouan. Grève des écoles privées contre les réformes du MEN
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Les écoles privées d’Anjouan sont en grève depuis le jeudi 13 novembre pour dénoncer les récentes réformes du ministère de l’Éducation et notamment le projet de « bulletin unique ».

Par Anoir Ahamadi

Mercredi 12 novembre, le terrain polyvalent de Missiri à Mutsamudu, habituellement réservé au basket et au handball, s’est transformé en lieu de rassemblement inhabituel. Pas de gradins ce jour-là : seulement des rangées de chaises en plastique, alignées pour accueillir enseignants, parents d’élèves et responsables d’établissements. Dans l’air, une tension palpable. Tous étaient venus répondre à l’appel du Collectif des écoles privées d’Anjouan (CEPA), déterminé à exprimer son refus du projet de « bulletin scolaire unique » voulu par le ministère de l’Éducation nationale (MEN).

Un à un, les intervenants ont pris la parole, non pour polémiquer, mais pour expliquer leur inquiétude, leur fatigue et leur sentiment d’être mis devant le fait accompli. Car ce projet, annoncé comme une modernisation du système éducatif comorien, est perçu à Anjouan comme une véritable mise sous tutelle des écoles privées.

Le bulletin unique : un projet centralisé à Moroni

Selon les intervenants, le bulletin unique serait imprimé exclusivement à Moroni, au prix de 500 francs comoriens, exactement comme les cartes d’identité nationales ou les passeports. Il s’intégrerait dans la nouvelle plateforme numérique e-msomo, censée sécuriser les données scolaires et uniformiser les bulletins de tous les élèves, de la maternelle au secondaire.

Le ministère dit vouloir lutter contre les falsifications. Mais pour le CEPA, la réforme dépasse largement cette justification technique. Elle remet en cause l’organisation interne des écoles privées, leur liberté pédagogique et leur autonomie administrative.

« Ce bulletin va étouffer notre identité et imposer un moule unique », a confié un directeur d’établissement. Les enseignants y voient une perte de pouvoir, et même une dévalorisation de leur rôle éducatif.

Un projet qui menace l’autonomie des écoles privées

Le CEPA est clair : l’uniformisation risque de « détériorer l’image des écoles privées », justement reconnues pour leur capacité à innover, à adapter leurs méthodes, à proposer des approches variées. Beaucoup craignent que la mainmise du MEN réduise les écoles privées à de simples exécutantes d’un système entièrement contrôlé depuis Moroni.

Bacari Abdou, figure majeure et défenseur actif des intérêts des écoles privées à Anjouan, a pris la parole avec la gravité d’un homme habitué à défendre le terrain. Il affirme que si ce bulletin unique voit le jour, « les écoles privées perdront ce qui fait leur force : leur autonomie et leur créativité ». Pour lui, c’est un modèle éducatif entier qu’on risque de fragiliser, voire de détruire silencieusement.

Une politisation croissante de l’éducation

L’enseignant Mohamed Abdou n’a pas hésité à aller plus loin. Pour lui, « tout est politisé aujourd’hui dans l’éducation ». Il dénonce une centralisation excessive, une volonté de contrôler toutes les données pédagogiques comme si les écoles privées étaient en permanence suspectes.

« Le ministère veut tout ramener à Moroni. C’est dangereux », affirme-t-il.

Son inquiétude n’est pas née d’hier. À Anjouan, les acteurs éducatifs n’ont pas oublié que les derniers diplômes du baccalauréat et du brevet délivrés officiellement datent de 2018. Une situation encore obscure, qui nourrit la méfiance. Alors, quand on parle aujourd’hui d’un bulletin unique contrôlé par le MEN, c’est toute cette frustration accumulée qui remonte à la surface.

Des menaces de sanctions qui mettent le feu aux poudres

Ce qui a mis le feu à la mobilisation, c’est l’annonce faite par le MEN : les écoles privées qui refuseront d’intégrer la plateforme e-msomo et de transmettre leurs notes ne verront pas leurs élèves inscrits aux examens nationaux.

Pour beaucoup, c’est un chantage.

Pourtant, chaque année et chaque fin de trimestre, les écoles privées envoient déjà leurs rapports au MEN, à l’inspection et aux directions. Le ministère a toujours eu un droit de regard. Mais jamais encore il n’avait exigé de contrôler l’ensemble du processus d’établissement des bulletins.

Pour les enseignants réunis à Missiri, cette décision est injuste et potentiellement traumatisante pour les élèves : « Comment peut-on priver un enfant d’examens pour un désaccord administratif ? »

Les propos du ministre Bacar Mvoulana, une blessure encore vive

Les propos tenus par l’actuel ministre de l’Éducation, Bacar Mvoulana, devant l’Assemblée nationale ont profondément choqué les membres du CEPA. Selon plusieurs témoignages, il aurait déclaré que les écoles privées « vendent des bulletins comme des vendeurs de brochettes ».

La comparaison a été vécue comme une humiliation. Et une question, provocatrice, mais révélatrice, circule aujourd’hui parmi les enseignants : « Si les écoles privées sont des vendeurs de brochettes, alors lui-même, qui a enseigné dans presque toutes les écoles privées de Moroni, serait-il le premier vendeur ? », demande l’un d’eux.

Lorsque Bacar Mvoulana était dans les salles de classe, personne ne l’a entendu tenir ce type de discours. Certains estiment que le pouvoir transforme les hommes. Que la politique change le regard. Et que ce changement n’est pas toujours pour le mieux.

Parents et enseignants unis dans une grève de 72 heures

Le mouvement ne concerne pas que les enseignants. De nombreux parents étaient présents lors de la réunion, inquiets pour l’avenir de leurs enfants. Parmi eux, Nadjati Said, mère de deux élèves scolarisés dans le privé. Elle affirme sans hésitation : « Je vais accompagner le collectif des écoles privées. C’est une injustice. On ne peut pas jouer avec l’avenir de nos enfants. »

Son témoignage illustre un point essentiel : la méfiance ne vient pas seulement des écoles, mais de toute une communauté éducative qui estime ne pas être consultée. Dans un pays où le système éducatif est fragile, où les parents doivent parfois faire des sacrifices énormes pour assurer la scolarité de leurs enfants, l’idée que l’État puisse retirer l’accès aux examens sonne comme une provocation.

Face à cette pression, le CEPA a déclenché une grève de 72 heures, du jeudi 13 novembre jusqu’au lundi suivant. Une mobilisation rare, mais révélatrice de l’exaspération. Pour beaucoup, c’est un signe que les écoles privées ne veulent plus être spectatrices des décisions du MEN.

Cette grève pourrait marquer un tournant. Si le ministère maintient son projet sans ouvrir un dialogue réel et transparent, la fracture entre l’État et les acteurs éducatifs risque de s’élargir dangereusement.

Un débat qui dépasse la question du bulletin unique

Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas seulement un débat administratif. C’est une réflexion plus large sur la place de l’État dans le système éducatif ainsi que sur le rôle des écoles privées, le droit des parents à choisir une pédagogie et la nécessité de préserver une diversité d’approches dans un pays où l’éducation reste un défi majeur.

Au terme de cette journée de mobilisation à Missiri, une question se dégageait clairement : l’uniformisation est-elle vraiment la solution, ou faut-il au contraire renforcer le dialogue et reconnaître la valeur de chaque acteur du système ?

Pour l’heure, les écoles privées d’Anjouan attendent une réponse du ministère. Une réponse qui, elles l’espèrent, n’oubliera pas que, derrière chaque décision administrative, il y a des élèves, des familles, des enseignants… et un avenir national en jeu.

Complément d’information

Dans une conférence de presse tenue le 14 novembre à Moroni, le Secrétaire Général du ministère de l’Éducation nationale, Saïd Soulé Saïd, qui semblait très informé sur la réunion du Collectif des Écoles privées à Anjouan (CEPA) est revenu d’une manière directe sur leurs revendications.

Il n’a pas hésité à pointer du doigt Anjouan. Il affirme que la quasi-totalité des écoles à Mwali et à Ngazidja ont accepté et se sont conformées aux nouvelles orientations du ministère de l’Éducation, mais qu’à Anjouan, ce n’est pas le cas. Pour lui, il n’y a que dans cette île qu’il y a une résistance aux réformes engagées.

Pour lui, ce que certains appellent « bulletin » est une plateforme en ligne (E-msomo) permettant de mieux connaître les enfants scolarisés et mieux suivre leurs résultats tout au long de leur parcours scolaire. Il s’agit pour le ministère d’éviter les aberrations observées ces dernières années dans la production de bulletins de convenance et qui étaient trop souvent loin de la réalité du parcours scolaire des élèves. Il n’a pas hésité à reprendre à son compte la formule que le ministre, Bacar Mvoulana avait prononcé à l’Assemblée nationale : « bulletin itsikaye hama mkatra dipé rihulawo » (« un bulletin scolaire ne doit pas être comme le pain que nous achetons »).

Répondant aux accusations du CEPA, il a nié toute tentative du ministère de centraliser la production des bulletins à Moroni. Il a même affirmé qu’après négociations, il pourrait être envisagé que les écoles les impriment, mais à partir des données figurant sur la plateforme E-msomo et avec une « marque » de l’État qui certifie l’exactitude du document. Une manière de mettre fin à certaines pratiques de directeurs d’écoles.

MiB

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