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Les grandes réalisations du régime Ali Soilihi

Mots clés: Edition 558Trending
17 novembre 2025
Temps de lecture : 7 mins
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Les grandes réalisations du régime Ali Soilihi
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Le landerneau médiatico-politique comorien a été animé ces derniers mois par un vif débat autour de la figure d’Ali Soilihi, opposant ceux qui minimisent ses réalisations à ceux qui continuent de le célébrer comme un grand révolutionnaire et bâtisseur de la Nation. C’est dans ce contexte que j’ai consacré plusieurs semaines de travail aux archives nationales, hébergées au CNDRS, afin de mener des recherches approfondies sur la période marquante du régime Soilihi. Le texte qui suit est issu de ces investigations, et c’est avec plaisir que je le partage.

Par Par Azhar de Youssouf, Auteur et écrivain

L’accession des Comores à l’indépendance en 1975 marque le début d’une expérience politique, économique et sociale sans précédent dans l’histoire du pays. Porté par le président Ali Soilihi, le régime instaure un projet révolutionnaire fondé sur la modernisation accélérée de l’État, l’éducation universelle, l’autosuffisance alimentaire et la décentralisation. Son orientation principale repose sur la transformation profonde de la société comorienne, l’organisation administrative du territoire, et le développement des infrastructures essentielles. À peine installé au pouvoir, le gouvernement met en place le concept central « Plan – Méthode – Finances », conçu comme l’organe stratégique de l’État dans les domaines économiques, financiers, administratifs et sociaux. La planification devient un outil majeur de gouvernance, destiné à coordonner l’action publique et orienter le développement du pays. Le Plan quinquennal de développement 1978-1982 sera d’ailleurs publié quelques mois avant la chute du régime.

Décentralisation et Mudirias : rapprocher l’État des populations

L’une des réformes emblématiques du régime est la création de 55 Mudirias, nouvelles circonscriptions administratives regroupant chacune entre 3 000 et 6 000 habitants. Véritables cellules de base de l’État, ces structures locales devaient recevoir progressivement la majorité des compétences administratives pour faciliter la gestion des affaires publiques, rapprocher les services de l’administration des citoyens et encourager la participation populaire. Ce modèle inédit s’inscrit dans une philosophie de démocratie de proximité, de responsabilisation communautaire et de rupture avec la centralisation héritée de la période coloniale. Dans cette dynamique, les premières années du régime sont marquées par une intensification des travaux publics, notamment dans les secteurs de l’eau, de la santé, de l’éducation et du réseau routier. Les investissements réalisés entre 1975 et 1978 sont estimés à environ 140 milliards de francs comoriens, dont plus de 7 milliards issus de l’endettement extérieur (source : Al-Watwany, 1er au 15 juillet 1988).

L’hydraulique au cœur des priorités nationales

Dans le domaine de l’hydraulique, l’un des secteurs prioritaires du régime d’Ali Soilihi, plusieurs chantiers majeurs furent engagés afin de répondre au manque d’eau potable qui touchait les principales agglomérations du pays. L’un des projets le plus important, commencé un an et demi avant la révolution, fut l’adduction d’eau de Moroni, réalisée pour un montant de 445 000 000 FCFA dans le cadre d’un marché signé le 26 janvier 1974 avec la Société Générale d’Entreprises Électro-Mécaniques, financé par le Fonds Européen de Développement. Un projet complémentaire fut ensuite lancé à Moroni, toujours avec l’appui du Fonds Européen de Développement, pour un montant supplémentaire de 316 135 865 FCFA exécuté par la société SOGEFEM. En parallèle, l’État investit dans l’adduction d’eau de Koni–Sima, un chantier financé par le FIDES pour un montant de 15 168 055 FCFA. L’ensemble de ces infrastructures hydrauliques a permis d’alimenter durablement des zones urbaines en pleine croissance, tout en améliorant de manière significative l’accès des populations à l’eau potable sur l’ensemble des îles.

Investissements hospitaliers et amélioration des soins

Dans le domaine de la santé et de l’assistance sociale, le régime d’Ali Soilihi engagea plusieurs investissements destinés à améliorer la prise en charge médicale des populations et à combler le manque aigu d’infrastructures dans les zones rurales. La maternité d’Ouzioini fut construite grâce à un financement issu des fonds locaux pour un montant de 103 100 000 FCFA, offrant aux femmes un espace adapté pour les soins prénatals et l’accouchement dans de meilleures conditions. À Anjouan, le pavillon d’hospitalisation de Domoni fut également édifié pour un montant de 3 200 000 FCFA couvert par le budget de l’État, permettant d’augmenter la capacité d’accueil des malades et de rapprocher les services de santé des communautés éloignées, à une période où l’accès aux soins restait très limité dans l’archipel.

Amélioration de l’accès à l’éducation et des équipements scolaires

Le régime d’Ali Soilihi considérait l’éducation comme un levier essentiel du développement et a mis en œuvre plusieurs mesures pour améliorer l’accès à l’enseignement et renforcer les infrastructures scolaires. La décision N°74-5 du ministère de l’Éducation du 20 mars 1974 attribuait des bourses aux élèves du secondaire à travers l’ensemble des îles afin de favoriser la poursuite des études et soutenir les familles. Dans le cadre des investissements publics, neuf classes furent construites au lycée de Mutsamudu pour un montant de 22 000 000 FCFA financé par le budget de l’État et l’internat du CES de Domoni fut également réalisé pour un montant de 21 700 000 FCFA, permettant d’accueillir les élèves dans de meilleures conditions. Ces initiatives ont contribué à augmenter la scolarisation, renforcer les infrastructures éducatives et encourager la formation des futures élites techniques et administratives du pays.

Télécommunications et énergie : des avancées majeures pour le pays

Dans le secteur des télécommunications et de l’énergie, le régime d’Ali Soilihi a entrepris des investissements significatifs afin de moderniser les infrastructures et d’améliorer l’accès aux services essentiels. Une centrale téléphonique fut installée pour un montant de 1 309 125 FCFA financé par le budget de l’État permettant de développer les communications dans les zones urbaines et rurales. L’électrification de Domoni à Anjouan fut réalisée par l’entreprise EDC pour un montant de 22 000 000 FCFA avec un financement du FIDES renforçant l’accès à l’électricité et facilitant le développement économique et social de la région. Par ailleurs, la centrale électrique de Voidjou, construite par l’entreprise SOTEF pour un montant de 432 000 000 FCFA et financée par le FIDES, a permis d’accroître de manière significative la production d’énergie et de desservir la capitale ainsi que ses environs, contribuant ainsi à la modernisation et au développement du pays.

Modernisation du réseau routier et des infrastructures urbaines

La modernisation du réseau routier constitue l’un des secteurs les plus visibles des réalisations du régime d’Ali Soilihi avec des investissements massifs visant à désenclaver les localités et à faciliter les échanges économiques entre villages, villes et ports. Le réseau routier principal à Anjouan fut modernisé grâce à un financement du 3ᵉ Fonds Européen de Développement pour un montant global de 595 000 000 FCFA. Parmi les chantiers réalisés figurent la route Sima–Pomoni de 23,3 km pour un montant de 283 000 000 FCFA, la route de Nioumakélé pour 60 000 000 FCFA, la route Sambia–Nioumachoua pour 78 000 000 FCFA, la route Djimlime pour 49 000 000 FCFA, la route Mitsamihouli–Mbeni pour 174 000 000 FCFA et la route Foumbouni–Bandamadji pour 139 000 000 FCFA. De nombreux ouvrages d’art et ponts furent également construits afin d’améliorer la sécurité et la fluidité des déplacements, notamment le pont n°18 à Anjouan pour 18 500 000 FCFA, le pont d’Adier à Hoani à Mohéli pour 6 000 000 FCFA et les ouvrages sur la route Pomoni–Hoani pour 16 000 000 FCFA. À Moroni, des travaux de modernisation urbaine furent réalisés avec le revêtement de routes par la SGTE pour 26 000 000 FCFA et l’aménagement du boulevard de l’Amitié en 1975 pour 31 948 318 FCFA renforçant ainsi la mobilité et facilitant le développement économique et social de la capitale.

Structuration de l’appareil administratif

Dans le domaine des administrations, des logements et des structures publics, le régime d’Ali Soilihi a engagé plusieurs travaux visant à moderniser l’appareil administratif et à renforcer l’implantation de l’État sur l’ensemble du territoire. Le centre administratif d’Anjouan fut construit pour un montant de 6 345 405 FCFA financé par le Fonds routier et exécuté par l’entreprise CFE offrant ainsi un espace fonctionnel pour les services publics locaux. À Mohéli, la construction d’une base de section et de logements a été réalisée pour un montant de 8 333 333 FCFA avec un financement du FIDES et l’exécution par l’entreprise SOCICO permettant d’améliorer les conditions de travail et d’hébergement du personnel administratif et de sécuriser les implantations étatiques dans les zones éloignées.

Création d’entreprises publiques et lancement des projets industriels

Pour rompre avec la dépendance extérieure et créer une base productive nationale, l’État sous le régime d’Ali Soilihi a créé plusieurs entreprises publiques dans des secteurs stratégiques afin de structurer l’économie et favoriser le développement local. La Banque Nationale des Comores fut mise en place pour le financement et le crédit, SOCOMITA pour la transformation des produits agricoles, COMORIMPORT pour l’importation et la distribution des denrées de première nécessité, DACOM et la Société de distribution pour les matériaux de construction, Air Comores et la Société maritime des Comores pour les transports inter-îles, SICCO pour l’entretien des engins de travaux publics, ainsi que l’Imprimerie Nationale et Comortours, tournées vers la culture et le tourisme. Plusieurs projets industriels étaient également planifiés afin de renforcer la production nationale et réduire la dépendance extérieure, comprenant une raffinerie-huilerie-savonnerie, une usine de traitement de vanille capable de traiter entre 800 et 1000 tonnes par an, une distillerie d’ylang-ylang équipée de 12 alambics pour environ 800 tonnes de fleurs par an, une sucrerie à Mayotte et des ateliers de couture et de tissage. En moins de deux ans, le régime d’Ali Soilihi a posé les bases d’un projet ambitieux de transformation nationale avec la modernisation des infrastructures, l’organisation économique, les réformes agricoles, la décentralisation et le renforcement de la formation technique. Bien que l’expérience politique ait été courte et controversée, ces réalisations témoignent d’une volonté affirmée d’industrialisation, d’autonomie et de développement local. Cinquante ans plus tard, ces chantiers restent au cœur des réflexions sur le développement durable des Comores et illustrent l’importance de l’investissement public, de la planification stratégique et de la mobilisation des ressources nationales pour construire un avenir plus prospère et autosuffisant pour les Comores.

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