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Anjouan s’abreuve à sa propre source : l’eau, l’emploi et les enjeux

Mots clés: Edition 529Trending
29 avril 2025
Temps de lecture : 5 mins
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Anjouan s’abreuve à sa propre source : l’eau, l’emploi et les enjeux
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Depuis quelques années, Anjouan connaît un essor sans précédent dans le domaine de l’embouteillage d’eau potable. De petites et moyennes entreprises locales fleurissent, créent de l’emploi, stimulent le marché et encouragent une forme d’indépendance économique. Mais, cela ne ne vient pas sans effets secondaires.

Par Anoir Ahamadi

C’est à une révolution silencieuse qui stimulent la création de petites unités de productions, notamment dans l’embouteillage d’eau de source à Anjouan. À tel point que l’eau en bouteille n’est plus un luxe réservé aux plus nantis.

Des entreprises au service d’une économie insulaire

Sur toute l’île, des entreprises locales d’embouteillage ont émergé en quelques années à peine, bouleversant à la fois le paysage économique, les habitudes de consommation et les enjeux environnementaux. Cette nouvelle dynamique traduit une quête d’autosuffisance alimentaire, portée par une jeunesse qui ne veut plus attendre.

L’arrivée successive d’entreprises comme Al Hayi (2018), Uhayati Industrie (2022), Tasnim, Unono SARL, puis plus récemment Kom’eau et Madjiriha en 2025, illustre une tendance claire : Anjouan veut produire ce qu’elle consomme. Cette volonté d’émancipation passe par la valorisation d’une ressource naturelle précieuse et abondante : l’eau.

Sur le plan économique, les retombées sont palpables. Chaque société représente une chaîne d’emplois, de revenus, et d’espoirs concrets pour les jeunes. À Ouani, Bahadidja, employé récemment chez Kom’eau, nous raconte avec un sourire modeste sa nouvelle situation : « Grâce à mon poste de chauffeur-livreur, je peux subvenir à mes besoins les plus fondamentaux. C’est la première fois que je me sens utile et stable à la fois. »

Le cas de Bahadidja n’est pas isolé. Ce type d’entreprise s’est révélé être une véritable bouée de sauvetage pour de nombreux jeunes qui, jusque-là, se heurtaient à un chômage persistant et à une absence d’opportunités sur leur propre terre. C’est toute une jeunesse qui trouve aujourd’hui une alternative concrète à l’exil.

Kazem, employé par Unono SARL, témoigne : « Nous sommes une centaine à travailler ici. Des jeunes pour la plupart. Et c’est bien payé. Ce genre d’entreprise, ça lutte directement contre le chômage. »

Le sentiment d’utilité sociale et économique se conjugue avec une fierté de participer à une production locale, respectueuse du besoin fondamental qu’est l’eau potable.

Une émulation économique, des prix tirés vers le bas

Ces sociétés n’ont pas seulement généré de l’emploi. Elles ont aussi stimulé un jeu de concurrence qui a profondément modifié le marché. Les prix, jadis prohibitifs, ont été revus à la baisse, rendant l’eau traitée accessible même aux plus modestes. Nazihati, qui tient une petite épicerie, confirme :

« L’eau, c’est un aliment de base. Personne ne peut s’en passer. Avec la baisse des prix, les gens achètent plus, et moi je vends mieux. »

Ce changement n’est pas anodin. Il marque une rupture avec une époque où l’eau conditionnée venait d’ailleurs, à des prix souvent hors de portée pour une majorité. Désormais, la production locale répond à la demande locale — avec une régularité et une adaptabilité que les importations ne pouvaient offrir. L’île ne subit plus la rareté, elle produit en abondance.

Une richesse nationale mieux exploitée

La réussite de ces entreprises repose aussi sur une réalité géographique et géologique : Anjouan regorge de sources d’eau potable. Longtemps sous-exploitées, ces ressources sont désormais au cœur d’une activité économique en pleine croissance. Djamel Ahmed, consommateur régulier, nous confie : « C’est une bonne chose. On exploite nos richesses. Et tout le monde peut s’approvisionner régulièrement. »

Ce sentiment partagé renforce l’attachement des populations à ces entreprises locales. L’eau n’est plus seulement un bien de consommation, elle devient un symbole de souveraineté, de capacité locale, et de reconquête économique.

Mais à quel prix pour la nature ?

Cependant, cette révolution hydrique ne vient pas sans revers. La prolifération de bouteilles plastiques dans les rues, les caniveaux et les littoraux inquiète de plus en plus. La consommation a augmenté, mais la gestion des déchets n’a pas suivi. Il est désormais difficile de marcher dans certains quartiers urbains sans voir des bouteilles vides s’accumuler, au mépris des paysages et des écosystèmes.

Le géographe Toildine Ahmed alerte : « Tout progrès devrait s’accompagner d’un progrès moral. Respecter la nature, c’est aussi penser à ce que deviennent nos déchets. »

Or, à ce jour, aucune de ces entreprises ne semble avoir mis en place un programme de récupération ou de recyclage des bouteilles usagées.

Pourtant, les idées ne manquent pas. Ces déchets pourraient être réutilisés dans des ateliers d’art plastique, de décoration, ou encore intégrés à des programmes scolaires pour sensibiliser la jeunesse au recyclage créatif. Un simple partenariat entre écoles, collectivités et producteurs d’eau pourrait faire naître un écosystème vertueux.

Le rôle nécessaire de l’État

Si l’initiative privée mérite d’être saluée, l’État comorien se doit aussi de jouer un rôle d’accompagnement plus affirmé. En facilitant l’accès au marché, en allégeant certaines taxes ou en proposant des incitations à l’innovation écologique, il peut contribuer à faire de ce secteur un pilier durable de l’économie insulaire.

Encourager ces entreprises, c’est investir dans l’avenir. C’est reconnaître qu’un pays peut se construire sur ses propres ressources, pour peu qu’on les gère intelligemment.

L’autosuffisance en eau embouteillée à Anjouan est une réussite économique indéniable. Elle crée de l’emploi, dynamise le marché, exploite les ressources locales et répond à un besoin vital. Mais pour que cette réussite soit durable, elle doit s’accompagner d’une conscience écologique plus forte, d’une organisation des déchets et d’une implication plus active de l’État.

L’eau, à Anjouan, est désormais une richesse partagée. Encore faut-il qu’elle ne devienne pas un poison pour l’environnement. Car le vrai progrès, c’est celui qui hydrate sans étouffer, qui fait vivre sans polluer, et qui prépare demain tout en répondant à aujourd’hui.

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