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Migrants interceptés à Mroumhouli (Anjouan). Une nouvelle tragédie humaine aux portes de Mayotte

Mots clés: Edition 547Trending
1 septembre 2025
Temps de lecture : 6 mins
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Migrants interceptés à Mroumhouli (Anjouan). Une nouvelle tragédie humaine aux portes de Mayotte
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Des migrants venus du continent africain à destination de Mayotte, la seule des quatre îles de l’archipel des Comores sous statut français, ont été encore une fois interceptés le 19 août à Anjouan. Or les autorités locales n’ont pas les ressources nécessaires pour gérer une telle situation.

Par Riyad Mubarak

Débarqué de nuit dans le petit village de pêcheurs de Mroumhouli, une localité discrète située au sud-ouest de l’île d’Anjouan, un groupe de migrants pensait avoir atteint son but. Trompés par leur passeur, les dix-neuf étrangers originaires des pays des Grands Lacs, notamment de la République démocratique du Congo, ont cru mettre le pied dans l’île de Mayotte. Leur rêve d’une vie meilleure sur le territoire français s’est brutalement effondré lorsqu’ils ont découvert qu’ils se trouvaient sur l’île d’Anjouan.

Un deuxième convoi intercepté au large

Alertés par les habitants du village, les services de la police de l’immigration ont rapidement réagi. Tôt dans la matinée du mercredi 20 août 2025, une descente musclée a permis l’arrestation de quatorze hommes, cinq femmes et une fillette âgée de seulement sept ans. La scène, qui s’est déroulée sous les yeux de nombreux villageois médusés, rappelle la persistance d’un phénomène migratoire qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le débarquement à Anjouan de migrants africains qui cherchent à atteindre Mayotte.

À peine ces migrants conduits dans les locaux de la police, une autre opération a mobilisé les autorités comoriennes. La garde côte a annoncé avoir arraisonné un second convoi, cette fois-ci composé d’une trentaine de personnes, également en route pour Mayotte. Les embarcations de fortune utilisées par ces candidats à l’exil témoignent de la dangerosité du voyage et de la détermination de ceux qui, malgré les risques, s’aventurent sur ces eaux tumultueuses.

Cependant, une fois les migrants interceptés, une autre difficulté s’impose : où les loger et comment les prendre en charge ? Ni la police de l’immigration ni la garde côte ne disposent de structures adaptées pour accueillir un tel nombre d’étrangers. Les cellules de détention sont exiguës, les moyens logistiques limités et les ressources alimentaires quasi inexistantes.

« Nous faisons face à une crise humanitaire silencieuse », confie un officier de police qui a requis l’anonymat. « Nous n’avons ni vivres, ni espace suffisant pour accueillir dignement ces personnes. La situation devient intenable. »

La mission catholique en renfort

Face à l’urgence, la mission catholique d’Anjouan a une nouvelle fois été sollicitée. Les femmes et les enfants ont été transférés dans ses locaux, où un minimum de conditions d’accueil pouvait être garanti, tandis que les hommes restaient sous la garde de la police et de la marine nationale. Mais là encore, les moyens sont dérisoires. Les migrants survivent grâce à l’aide ponctuelle de bénévoles et de quelques associations locales.

Cette solidarité improvisée met en lumière l’absence d’une politique claire de gestion des flux migratoires. Car les arrivées massives de migrants en provenance de l’Afrique de l’Est et des Grands Lacs ne datent pas d’hier. Elles s’inscrivent dans un mouvement plus large, nourri par la pauvreté, l’instabilité politique et les conflits dans plusieurs pays de la région.

Un précédent en 2024

La mémoire des Anjouanais reste marquée par un épisode similaire survenu en 2024. Cette année-là, cinquante-deux migrants africains, dont des femmes et des enfants, avaient été interceptés au large de l’île. La majorité provenait de la République démocratique du Congo, mais on comptait également des Burundais, un Rwandais et même un Mozambicain. Faute de structures d’accueil, ils avaient été installés provisoirement à l’École nationale de police de Trénani Mbouyoujou, dont les dortoirs et sanitaires avaient permis de gérer temporairement la crise.

À l’époque, les autorités avaient sollicité le soutien du système des Nations Unies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) s’était particulièrement impliquée, en apportant une assistance médicale et humanitaire. Pourtant, aucune solution durable n’avait été trouvée. Une partie des migrants était restée hébergée à la mission catholique, d’autres avaient mystérieusement réussi à gagner Mayotte grâce à des réseaux de passeurs bien organisés et très actifs dans l’archipel.

Le rôle des passeurs

Ces réseaux, dont l’ancrage sur Anjouan est aujourd’hui connu de tous, continuent de prospérer. Ils exploitent la détresse des candidats à l’exil, leur promettant l’Eldorado maorais en échange de sommes parfois exorbitantes. Le drame de Mroumhouli n’est qu’un exemple de plus d’un système devenu lucratif, qui fonctionne malgré la vigilance des autorités et les multiples opérations de surveillance maritime.

Les migrants, souvent sans ressources, vendent leurs biens ou s’endettent pour financer ce voyage périlleux. « Certains arrivent ici sans rien, pas même un vêtement de rechange », témoigne un bénévole de la mission catholique. « Ils croient atteindre Mayotte, mais découvrent qu’ils se trouvent à Anjouan. Leur désespoir est immense. »

Une pression croissante sur Anjouan

Pour les Comores, cette situation représente un véritable casse-tête. Anjouan, en particulier, est devenue une plaque tournante malgré elle. Les habitants des villages côtiers, comme ceux de Mroumhouli, assistent impuissants à ces débarquements réguliers. Certains compatissent au sort des migrants, d’autres dénoncent une présence jugée envahissante et source de tensions sociales.

Les autorités, elles, se retrouvent piégées entre leur devoir de sécurité et leur incapacité matérielle à gérer ces arrivées. Les services de l’immigration comme la garde côte manquent de moyens financiers, d’infrastructures adaptées et de coordination avec les partenaires internationaux.

Une crise humanitaire et géopolitique

Au-delà de l’urgence humanitaire, la question des migrants met en lumière les enjeux géopolitiques régionaux. Mayotte, devenu département français depuis 2011, attire inévitablement les populations de la sous-région, en quête de sécurité et d’opportunités économiques. Mais cette pression migratoire accentue les tensions entre Paris et Moroni, chaque partie se renvoyant la responsabilité de la crise.

De nombreux observateurs estiment qu’une solution ne pourra être trouvée qu’à travers une coopération renforcée entre les Comores, la France et les organisations internationales. Car tant que les causes profondes — pauvreté, instabilité, absence de perspectives dans les pays d’origine — ne seront pas traitées, les embarcations de fortune continueront de traverser les eaux de l’océan Indien.

Un drame appelé à se répéter

L’affaire de Mroumhouli rappelle avec force que derrière chaque convoi intercepté se cachent des destins brisés, des familles séparées et des vies mises en danger. Les chiffres ne disent pas tout : les témoignages des migrants révèlent la peur, l’espoir et parfois la résignation qui accompagnent ces voyages sans retour garanti.

Alors que quatorze hommes restent enfermés dans les locaux de la police et que femmes et enfants trouvent refuge tant bien que mal dans une mission religieuse, une question persiste : combien de temps encore Anjouan pourra-t-elle porter ce fardeau humanitaire sans moyens, sans structures et sans réelle stratégie nationale ?

Cet incident intervient tandis que la police nationale a entamé une vaste opération de sensibilisation de la population d’Anjouan sur les mesures que les autorités comptent prendre dans les jours avenir. En effet, la police a annoncé que, comme à Moroni, des contrôles d’identité seront systématiquement soumis à la population afin de lutter contre le phénomène des étrangers clandestins dans le pays qui attendent de pouvoir partir à Mayotte.

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