Moins d’un mois après la découverte de cinq cas de Mpox à Majunga au Nord ouest de Madagascar, un cas a été recensé à Mayotte, en provenance de la Grande-Ile.
Par MiB
C’était inéluctable. Après la découverte de cinq cas de la variole du singe (Mpox), le 16 décembre dernier, dans la région de Majunga à Madagascar, et une centaine de cas suspects dans la Grande Ile, les autorités sanitaires de Mayotte, se préparaient à l’arrivée de la maladie dans l’île sous administration française. Un premier cas a donc été détecté le 8 janvier dernier. Il s’agit d’un homme revenant de Madagascar et qui s’est présenté spontanément. Il a été pris en charge au Centre Hospitalier de Mayotte.

Il est à craindre que d’autres cas de Mpox apparaissent dans les jours à venir avec les retours de vacances. En effet, à l’occasion des vacances de fin d’année, de nombreux fonctionnaires métropolitains et de locaux ont quitté l’île, et un certain nombre d’entre eux étaient à Madagascar et particulièrement à Majunga.
La découverte de ce cas maorais ne semble pas avoir rendu nécessaire le renforcement de l’alerte par rapport à ce que l’Agence régionale de Santé (ARS) a mis en place depuis fin décembre.
Par contre, dans les îles voisines, le gouvernement comorien a décidé de passer à la phase supérieure en réclamant un certificat médical de moins de cinq jours à toutes les personnes revenant de Madagascar. Dans le pays, certains trouvent cela insuffisant et réclament, dans les réseaux sociaux, une fermeture immédiate des frontières avec la Grande-Ile. La décision d’exiger un certificat médical a été prise avant la découverte du cas maorais, et depuis le gouvernement comorien ne semble pas vouloir aller plus loin.














