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Le piège de la dette : quand l’avenir des Comores est hypothéqué

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23 mars 2026
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Recensement des traducteurs du Saint-Coran. La tentation du contrôle politique.
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Depuis plusieurs années, l’Union des Comoressemble engagée dans une trajectoire économique inquiétante : celle d’un recours systématique à l’endettement pour financer l’action publique. Or, il est difficile de voir où passe l’argent de la dette.

Par AHMED Mohamed alias Ben. Coordinateur Général du ROC

 La dette, qu’elle soit intérieure ou extérieure, est devenue l’un des principaux instruments de financement de l’État. Or, dans un pays aux ressources limitées et à l’économie fragile, la dette n’est jamais une solution neutre. Elle peut être un levier de développement lorsqu’elle est orientée vers des investissements structurants et productifs. Mais elle devient un fardeau lorsqu’elle sert à masquer l’absence de vision économique, à financer des dépenses improductives ou à entretenir une gouvernance opaque. Aujourd’hui, beaucoup de Comoriens se posent une question simple : où est passé l’argent de la dette ?

En 2024, la dette publique reste soutenable, mais à haut risque de surendettement, atteignant environ 35,8% du PIB. Elle est majoritairement extérieure (82%), composée d’emprunts bilatéraux (notamment chinois) et multilatéraux, avec une dette intérieure représentant environ 18% du total. Le FMI et la BM classent les Comores comme un pays à haut risque de surendettement. Fort heureusement, car notre dette extérieure est concessionnelle. Elle est complétée par des entrées de fonds de la diaspora, qui aident à la stabilité économique. Jusqu’en 2024, la dette nationale des Comores s’élevait à 210,78 milliards de francs comoriens.

Dans les discours officiels, la multiplication des emprunts est souvent justifiée par la nécessité d’accélérer le développement du pays. Routes, infrastructures, modernisation des services publics, investissements dans l’énergie ou l’éducation : autant d’arguments avancés pour convaincre l’opinion publique de la nécessité de s’endetter. Mais sur le terrain, la réalité semble bien différente.

À part quelques kilomètres de routes rebouchées ou resurfactées – souvent présentés comme de grands projets d’infrastructure – les transformations structurelles restent difficiles à percevoir. Les hôpitaux manquent toujours d’équipements, les écoles se dégradent, les réseaux d’eau et d’électricité demeurent précaires, et les services publics continuent de fonctionner avec de graves insuffisances. Dans ces conditions, l’endettement croissant du pays ne se traduit pas par une amélioration visible de la qualité de vie des citoyens. Cela nourrit un sentiment d’incompréhension.

Contrairement aux grandes économies, les Comores disposent d’une base fiscale étroite, d’une économie peu diversifiée et d’une forte dépendance aux importations. L’État dispose donc de peu de marges pour générer les ressources nécessaires au remboursement de la dette. Lorsque la dette augmente plus vite que la capacité de l’économie à produire des richesses, le pays entre progressivement dans une spirale de dépendance financière.

L’État emprunte pour rembourser ses anciennes dettes. Puis il emprunte encore pour financer son budget courant. Et finalement, il emprunte simplement pour maintenir l’illusion de la stabilité. Ce mécanisme est bien connu dans de nombreux pays en développement : la dette devient une perfusion permanente.

Les conséquences d’un surendettement ne sont pas toujours immédiates. Elles s’installent lentement, souvent de manière invisible pour la population. Mais leurs effets peuvent être redoutables. Lorsque la dette devient trop lourde, l’État est contraint de consacrer une part croissante de son budget au remboursement des intérêts. Cela signifie concrètement que l’argent public ne sert plus à financer les services essentiels, mais à rembourser les créanciers.

L’éducation, la santé, les infrastructures ou les politiques sociales deviennent alors les premières victimes de cette contrainte budgétaire. Dans ce scénario, l’État perd progressivement sa capacité à investir dans l’avenir.

Une hypothèque sur les générations futures

La dette publique n’est pas seulement un problème économique. Elle est aussi une question morale et générationnelle. Chaque emprunt contracté aujourd’hui devra être remboursé demain. Et ce remboursement reposera sur les épaules des générations futures.Les enfants qui grandissent aujourd’hui risquent donc d’hériter d’un pays dont les ressources seront déjà largement engagées pour payer les dettes accumulées par les gouvernements précédents.

Autrement dit, les générations futures pourraient payer pour des investissements dont elles ne bénéficieront même pas. C’est là l’un des paradoxes les plus inquiétants de la situation actuelle : le pays s’endette au nom du développement, mais ce développement reste invisible.

Un autre problème majeur concerne la gouvernance de la dette. L’endettement public doit être encadré par des mécanismes de transparence et de contrôle. Les citoyens ont le droit de savoir : combien l’État emprunte et auprès de quels partenaires ? À quelles conditions et pour financer quels projets ? Or, ces informations restent souvent fragmentaires ou difficiles d’accès.

Le débat public sur la dette est quasi inexistant, même au niveau de l’Assemblée nationale. Les décisions d’emprunt sont prises sans véritable consultation nationale, et les mécanismes de suivi des projets financés par la dette restent faibles. Cette opacité alimente naturellement les suspicions : mauvaise gestion, gaspillage, corruption ou projets mal conçus.

Le risque d’une dépendance politique

La dette extérieure comporte également un risque géopolitique. Lorsqu’un pays dépend fortement de ses créanciers internationaux, il perd une partie de sa souveraineté économique. Les bailleurs (BM, FMI, BAD, AFD, etc.) peuvent imposer des conditions, orienter les politiques publiques ou influencer certaines décisions stratégiques. Cette dépendance peut rapidement devenir un facteur de fragilité politique. L’histoire économique mondiale montre que de nombreux pays ont vu leurs politiques économiques dictées par leurs créanciers après une crise de la dette.

Ceci étant, la question de la dette publique dépasse largement les rivalités politiques du moment. Elle engage l’avenir de toute une nation. Les autorités de fait actuelles ont une responsabilité historique : celle de ne pas transformer la dette en héritage toxique pour les générations futures.

Le développement d’un pays ne se mesure pas au volume des emprunts contractés, mais à la qualité des transformations qu’ils produisent. Si l’endettement ne sert qu’à maintenir artificiellement le fonctionnement de l’État sans transformer l’économie, alors il devient un piège. Notre pays se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Continuer sur la voie d’un endettement croissant sans résultats visibles risque de le conduire vers une impasse économique et sociale. Car au-delà des chiffres et des budgets, la véritable question est simple : quelle économie voulons-nous léguer aux générations futures des Comores ?

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