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Le journalisme aux Comores prend un virage majeur

Mots clés: Edition 557Trending
10 novembre 2025
Temps de lecture : 5 mins
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Le journalisme aux Comores prend un virage majeur
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Le journalisme aux Comores est à la croisée des chemins. D’un côté, la montée en puissance des contenus numériques, des animateurs sur Facebook, des live vidéo témoigne d’une mutation inévitable. De l’autre, cette mutation s’accompagne d’un éclatement du modèle traditionnel, d’un affaiblissement de la presse écrite, d’une perte de temps pour la réflexion, d’une inclinaison vers le pouvoir au détriment du citoyen.

Par AMP

Le journalisme aux Comores connaît actuellement une transformation profonde : les animateurs de pages Facebook, les émissions en direct et les contenus instantanés gagnent le terrain, pendant que la presse écrite semble en perte de vitesse. Les lecteurs ne s’intéressent plus autant à l’achat du journal papier, à la lecture en profondeur, aux enquêtes posées. Cela entraîne des bouleversements non seulement dans les formats, mais aussi dans la nature même du métier de journaliste.

Ce changement ne se limite pas à l’évolution de la technologie : elle questionne la valeur, l’éthique et la mission du journalisme. Nous avons connu des journalistes de référence, respectés pour leur rigueur, leur indépendance et la qualité de leurs articles.  Aujourd’hui, beaucoup de jeunes journalistes se montrent plus soucieux de la proximité avec le pouvoir que de l’information, au service des intérêts du peuple. Ils participent aussi à une forme de domination médiatique plutôt qu’à une clarification citoyenne.

L’âge d’or du journalisme papier

Il fut un temps où la presse écrite comorienne jouait un rôle central. On y trouvait des articles d’analyse, des enquêtes, des débats où l’interview approfondie et la vérification des sources faisaient le métier. Le lecteur savait qu’acheter ou feuilleter un journal était un acte d’engagement civique, un moyen d’accéder à une information structurée, à des opinions divergentes. Le format papier obligeait à l’effort de réflexion, propre à l’écrit. Ce type de journalisme contribuait à forger une opinion publique, à faire émerger des sujets invisibles, à stabiliser un lien de confiance entre le média et le lecteur.

Aujourd’hui, ce modèle est en crise. Plusieurs facteurs se conjuguent : l’accès facile aux réseaux sociaux, les live vidéo qui captent l’attention, l’effondrement des ventes imprimées, le manque de moyens économiques pour les journaux, la publicité davantage orientée vers le numérique. À cela s’ajoute un climat politique et juridique contraignant : la liberté d’expression est garantie dans la Constitution et la loi (par exemple, le code de l’information adopté en 2021). Mais dans les faits, des journalistes sont arrêtés, intimidés, ou se censurent.

L’absence de lectorat pour la presse écrite, réduit l’espace de l’écrit, de l’analyse, de la pensée, pour laisser place à des contenus rapides, superficiels, souvent guidés par le sensationnel ou l’instantané. Elle fragilise l’indépendance du journaliste : sans lectorat loyal, sans revenus stables, les médias sont plus vulnérables aux pressions politiques ou économiques. Comme le constate le rapport de RSF sur les médias comoriens : les médias privés ont du mal à payer leurs journalistes, ce qui les rend dépendants de la publicité d’État ou d’information rémunérée.

Le rôle irremplaçable de la presse écrite

Dans ce contexte, il est crucial de rappeler pourquoi la presse écrite reste indispensable.

D’abord, un article papier permet de prendre du recul, d’exposer des données, de structurer une enquête. Il n’est pas captif de l’instantané comme un direct Facebook. Ensuite, les journaux imprimés constituent une archive, une trace. Ils renforcent la crédibilité du média et du journaliste. De plus, quand la presse écrite est soutenue par un lectorat engagé plutôt que par des annonceurs d’État, elle peut mieux résister à la capture politique. Enfin, la lecture d’un journal papier favorise l’esprit critique, l’analyse, la diversité des points de vue, des piliers dans une démocratie ou une société ouverte.

Le virage numérique et ses dangers

Il ne s’agit pas de diaboliser les nouveaux médias : les directs Facebook, les blogs, les réseaux sociaux jouent un rôle démocratique. Ils démocratisent l’expression, ouvrent des espaces aux citoyens, aux jeunes. Toutefois, sans garanties d’éthique, de déontologie, de vérification des sources, ce virage peut favoriser la rapidité au détriment de la rigueur, le spectaculaire et le viral au détriment du contenu mesuré, les animateurs plus que les journalisteset la dépendance au pouvoir ou aux annonceurs plutôt qu’au public. Et aux Comores, c’est cette dérive qui se profile. Beaucoup de jeunes journalistes ou animateurs Facebook passent leur temps à faire des directs, mais la qualité, la vérification, la distance critique manquent souvent. Cela ne veut pas dire que tous sont concernés, mais la tendance est alarmante.

Le journalisme au service du pouvoir

Malheureusement, plusieurs témoignages et rapports montrent que la profession journalistique comorienne subit une forte captation politique. Les médias d’État sont largement sous contrôle, des journalistes suspendus ou sanctionnés pour couverture non alignée. L’indépendance du journaliste est souvent mise à mal par la menace judiciaire ou financière. Un exemple : quatre journalistes condamnés pour « diffamation et injure » après avoir publié des allégations de harcèlement au sein de la chaîne publique.

Le résultat est que beaucoup de jeunes journalistes ne voient plus leur rôle comme information au service du citoyen, mais comme communication ou propagande au service du pouvoir. Il est regrettable que des talents soient détournés de l’enquête, de la critique, du débat, c’est-à-dire le cœur du métier, vers un journalisme servile. Cela contribue à la domination d’un discours unique, affaiblit l’espace public, et éloigne les médias de leurs missions fondamentales.

La presse écrite ne doit pas être un vestige à abandonner, mais bien un pilier à préserver et à revitaliser. Car sans elle, le journalisme perd son objectif premier, celui de la quête de vérité, de la controverse constructive, de l’éclairage public. Et affaiblir ce goût dans le pays, c’est affaiblir aussi la capacité collective à décider, à comprendre, à agir.

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