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Droit d’asile en péril : Trois femmes comoriennes malades, détenues à la prison de Zurich et ignorées par leurs diplomates

Mots clés: A la uneEdition 560
1 décembre 2025
Temps de lecture : 7 mins
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Droit d’asile en péril : Trois femmes comoriennes malades, détenues à la prison de Zurich et ignorées par leurs diplomates
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Depuis le mois d’août 2025, trois femmes comoriennes âgées de 25 à 40 ans sont détenues à la prison de Zurich après avoir demandé l’asile dès leur arrivée en Suisse. Toutes trois affirment avoir fui des violences conjugales, intrafamiliales ou sexuelles qu’elles n’avaient aucun moyen de faire cesser dans leur pays d’origine. Leurs audiences sont fixées aux 9 et 11 janvier 2026, des dates cruciales qui détermineront si elles auront droit à un examen équitable de leurs situations, ou si leur renvoi sera exécuté sans que leurs récits ne soient réellement entendus.

Par Sofia Ali Ahmed

L’état de santé, pourtant alarmant, des trois Comoriennes enfermées dans la prison de Zurich, n’a pas suffi à modifier leur régime de détention. L’une souffre d’asthme sévère, une autre de troubles cardiaques nécessitant un traitement continu, la troisième a encore les séquelles physiques et psychologiques de violences graves. Toutes les trois sont sous traitement médicamenteux. Toutes décrivent un affaiblissement progressif causé par le froid hivernal, l’isolement, l’angoisse et la barrière linguistique. Ces conditions interrogent la capacité du système démocratique à garantir un droit d’asile effectif pour des femmes en situation de détresse médicale.

Silence diplomatique : aucun contact, mais des laissez-passer délivrés

Alors que les trois détenues sont joignables par téléphone, aucune institution comorienne n’a pris contact avec elles. Ni la représentation permanente des Comores auprès de l’Office de l’ONU à Genève, ni l’Ambassade des Comores à Paris – pourtant compétente pour ce type de situation – n’ont accepté de dialoguer avec les prisonnières, leurs familles ou l’ONG OCD Internationale – Fédéralitude Suisse qui les accompagne.

Pourtant, les laissez-passer autorisant leur renvoi ont bien été délivrés par l’Ambassade des Comores à Paris. Ils ont été transmis aux autorités suisses. L’ONG s’interroge : comment expliquer qu’un document aussi déterminant a été émis sans qu’aucun contact préalable n’ait été établi avec les détenues, ni même un simple appel téléphonique ?

La présidente de l’OCD Internationale – Fédéralitude Suisse, Sandia Karima Boina, confirme pourtant qu’elle-même parvient à joindre les trois femmes très facilement : « Je parviens à dialoguer régulièrement avec chacune d’elles, ainsi qu’avec les gardiens de la prison ». Autrement dit, le contact humain est possible, il existe, il fonctionne — mais il n’a pas été mobilisé par ceux dont c’est la mission institutionnelle.

Cette absence totale d’échange, malgré les démarches répétées des familles et de l’ONG, a laissé place à une procédure administrative dépourvue de toute considération humaine. L’ONG rapporte avoir tenté de dialoguer avec l’ambassadeur des Comores à Paris, Ahamada Hamadi : la conversation aurait été écourtée, celui-ci affirmant agir selon une logique hiérarchique, sans répondre aux interrogations soulevées sur la protection due aux ressortissantes détenues.

Ces éléments soulèvent une question fondamentale : comment une diplomatie peut-elle remplir son devoir premier — protéger ses concitoyens — lorsqu’elle intervient par actes administratifs sans aucun contact, aucune écoute, aucune vérification humaine ? De plus, dans un dossier marqué par la vulnérabilité extrême de trois femmes.

Des abus juridiques : honoraires de 4 800 € pour un travail inexistant

La situation a été aggravée par des dérives professionnelles. Selon les documents analysés par l’OCD Internationale, les trois femmes ont versé 1 600 euros chacune, soit 4 800 euros au total, à un avocat comorien inscrit au barreau de Paris. Les paiements ont été exigés via Western Union à destination de tiers aux Comores, en contradiction avec les pratiques comptables et fiscales attendues d’un avocat déclaré.

Malgré ces sommes importantes, l’avocat ne connaissait pas l’adresse du tribunal compétent à Zurich, ignorait la procédure d’asile suisse, a laissé expirer le délai de recours de 5 jours pour deux détenues, a déposé un seul recours non conforme au droit suisse, et a demandé à l’OCD Internationale Federalitude Suisse de rédiger les recours « à sa place », reconnaissant ainsi son incapacité.

Comme si cela ne suffisait pas, la famille affirme – preuves à l’appui – qu’un acteur consulaire comorien les a ensuite orientées vers un second individu présenté comme avocat, non inscrit à aucun barreau et d’origine congolaise, qui a sollicité, lui aussi, de l’argent sans ouverture de dossier, sans aucune garantie d’entreprendre la moindre démarche.

Cette affaire met en lumière une vulnérabilité extrême des familles livrées à des conseillers informels, à des intermédiaires douteux et à des professionnels défaillants.

Ce qui apparaît particulièrement déplorable dans cette affaire, c’est que les trois femmes détenues à Zurich ont non seulement été dirigées vers un avocat qui leur a prélevé 4 800 euros sans accomplir les actes élémentaires de défense, mais qu’un faux avocat, recommandé par un représentant consulaire comorien à Genève, leur a également été présenté comme une solution crédible. Ces orientations abusives ont eu pour conséquence directe de les priver de leur droit fondamental à un avocat commis d’office, pourtant garanti par le droit suisse et par les normes internationales relatives à l’accès à la justice pour les personnes vulnérables.

Plus grave encore : leurs familles, déjà épuisées par l’éloignement, la pauvreté et l’angoisse liée à la détention de leurs proches, se sont retrouvées elles aussi abusées, méprisées, et instrumentalisées. Elles ont été poussées à effectuer des versements financiers importants, alors qu’elles n’avaient même pas les moyens d’envoyer régulièrement nourriture ou vêtements aux détenues. Ces familles, désespérées de faire ce qui est juste, ont été laissées dans la confusion, la peur et une totale désinformation.

L’article relatif au droit à une assistance juridique gratuite garantit pourtant qu’une personne dépourvue de moyens doit pouvoir bénéficier d’un avocat commis d’office sans entrave, surtout lorsqu’une procédure peut profondément affecter sa liberté, sa santé ou sa vie. Dans ce dossier, ce droit n’a pas seulement été oublié : il a été volontairement ou négligemment supprimé, au profit d’un système opaque dans lequel la vulnérabilité a servi de levier pour extorquer des paiements irréguliers et sans transparence.

Cette situation crée un climat assimilable à une prise en otage psychologique, où des femmes détenues, malades et isolées, ainsi que leurs familles, sont enfermées dans l’illusion d’être aidées, alors même que leurs droits les plus essentiels sont confisqués. Cela relève d’une véritable emprise, d’autant plus grave qu’elle s’exerce sur des personnes qui n’ont ni les moyens financiers, ni la maîtrise linguistique, ni l’accès direct aux institutions pour se défendre.

Face à ces dérives, il est devenu indispensable d’alerter l’opinion publique. Non seulement pour protéger ces trois femmes, mais aussi pour éviter que d’autres familles vulnérables — en Suisse, en France, aux Comores ou ailleurs — ne tombent dans les mêmes pièges, encouragées par l’impunité et l’absence de contrôle.

L’OCD Internationale – Fédéralitude Suisse rappelle que les trois femmes détenues à Zurich bénéficient de garanties juridiques clairement établies par le droit international. Le principe de non-refoulement, consacré par l’Article 33 de la Convention de Genève de 1951, interdit de renvoyer une personne vers un pays où sa vie ou son intégrité seraient menacées. L’Article 3 de la Convention contre la torture (ONU) impose également qu’aucun individu ne soit remis à un État où il existe des motifs sérieux de croire qu’il risque d’être exposé à la torture ou à des violences graves. À cela s’ajoute l’Article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit le droit à un procès équitable, incluant un examen individuel, complet et accessible des demandes d’asile. Enfin, l’Article 12 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels protège le droit à la santé, rappelant à tout État qu’il doit assurer un traitement adapté aux personnes détenues, particulièrement lorsque celles-ci présentent des pathologies sévères ou des séquelles de violences.

Les récits de violences, les risques allégués, la situation médicale et la vulnérabilité psychique des trois femmes doivent, selon ces standards, être évalués de manière approfondie avant toute décision définitive, afin de garantir la conformité de la procédure aux principes du droit international.

Dans l’affaire des trois femmes détenues à Zurich, l’OCD Internationale – Fédéralitude Suisse souligne que la cohérence des récits, la nature des violences décrites et leur fragilité médicale exigent une lecture humaine rigoureuse, afin que des situations légitimes de protection ne soient pas confondues avec les dérives d’un système clandestin que l’ONG combat depuis plus d’une décennie.

Une action humanitaire exceptionnelle

En l’absence de soutien institutionnel fiable, l’OCD Internationale a collaboré avec les familles, maintenu un lien constant avec la prison et alerté les autorités suisses et internationales sur la dégradation physique et psychique des trois femmes. L’organisation décrit un impératif : préserver la santé des détenues pour garantir la qualité de leur témoignage lors des audiences.

Dans un geste exceptionnel, l’ONG a même proposé de se porter garante pour les trois femmes : hébergement dans un cadre contrôlé, accompagnement vers un pointage quotidien dans un commissariat du canton de Genève, supervision humaine et institutionnelle continue.

Cette proposition vise à permettre l’examen du dossier hors détention, dans des conditions conformes aux droits humains.

Les audiences de janvier diront si la Suisse est prête à conjuguer rigueur juridique, humanité, et fidélité à ses obligations internationales.

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