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Mythes et Réalités aux Comores : Et si nos ancêtres les djinns étaient des lépreux ?

Mots clés: ComoresEdition 541lèpreTrending
21 juillet 2025
Temps de lecture : 5 mins
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Mythes et Réalités aux Comores : Et si nos ancêtres les djinns étaient des lépreux ?
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Les îles Comores, archipel imprégné de traditions orales et de spiritualité, regorgent de récits ancestraux où les djinns occupent une place centrale. Ces entités surnaturelles, dont l’existence ne souffre d’aucune contestation dans l’esprit du comorien, dans ce sens qu’elles sont dument citées dans le sein du Saint Coran, sont souvent dépeintes comme des êtres invisibles, disgracieux, puissants et parfois maléfiques. Elles seraient, selon certains mythes comoriens, à l’origine de premières lignées humaines ayant vécu sur ces îles. Dans « Les Comores d’aujourd’hui » (1989) Jean-Claude Klotchkoff, rapportait que « la légende fait débuter l’histoire des Comores au temps des amours du roi Salomon et de la reine de Saba, Bilkis, un millénaire avant J-C. Les flottes du grand roi sillonnaient toutes les mers pour y commercer et s’approvisionner, entre autres, en matériaux de construction pour le futur temple de Jérusalem. Au cours de ces périples maritimes, les marins eurent l’occasion de débarrasser le royaume de mauvais génies qui l’infestaient en les emprisonnant aux Comores ». « Les premiers habitants des Comores seraient des Djinns, venus d’Arabie ou du royaume de Salomon ». Autrement dit, nos ancêtres seraient des djinns ou ayant eu des unions avec eux.

Par Dr AHMED BACAR REZIDA Mohamed, Médecin, économiste de la santé et écrivain.

Cependant, la nature descriptive de ces djinns pourrait, depuis des siècles, dissimuler une réalité bien plus terrestre, celle d’une maladie endémique : la lèpre.

Depuis des générations, les descriptions transmises oralement des djinns partagent des similitudes frappantes avec les caractéristiques physiques et sociales des personnes atteintes de la lèpre, une maladie qui, avant les traitements modernes, entraînait des déformations organiques visibles et une exclusion sociale prononcée. Les récits de djinns se cachant, apparaissant subitement, ou ayant une apparence « modifiée » ou « non-humaine » résonnent étrangement avec la situation des lépreux, souvent contraints de vivre en marge de la société pour éviter la contagion et la stigmatisation fortement ancrée à l’époque.

Des traits communs troublants entre djinns et lépreux

Historiquement, les personnes atteintes de la lèpre, une maladie causée par la bactérie Mycobacterium leprae, développaient des lésions cutanées décolorées, des nodules ou des plaques épaissies sur la peau. Les atteintes nerveuses périphériques pouvaient entraîner une perte de sensibilité, souvent aux extrémités – mains, pieds, visage – menant à des blessures non perçues et, à terme, à des mutilations ou des résorptions osseuses. Le visage pouvait être particulièrement affecté, avec un épaississement des traits, une perte des sourcils et une déformation du nez, conférant parfois une apparence étrange ou altérée. Ces manifestations visibles, couplées à l’isolement forcé des malades dans des léproseries ou à leur marginalisation au sein des communautés, créaient une aura de mystère et de peur autour d’eux.

Or, les descriptions mythiques des djinns aux Comores évoquent souvent des êtres discrets, qui se manifestent parfois de manière fugace, dont la véritable apparence est difficile à saisir, ou qui peuvent revêtir des formes effrayantes ou non conventionnelles. Cette invisibilité ou altération de l’apparence des djinns peut être interprétée comme un reflet symbolique de la manière dont les lépreux étaient perçus : présents, mais ostracisés, leurs corps marqués les rendant autres, voire non humains, aux yeux de certains. La notion de djinns maléfiques pourrait même être liée à la peur de la contagion.                                           

La lèpre aux Comores : une épidémiologie historique

La lèpre a été une maladie endémique dans de nombreuses régions du monde, et l’archipel des Comores n’a pas fait exception. Bien que des données épidémiologiques précises pour les siècles passés soient rares, les récits oraux attestent de la présence significative de la lèpre sur les îles. Entre le XVIe et le XXe siècle, quelques registres épidémiologiques coloniaux relèvent que les Comores étaient régulièrement touchées par des épidémies. Des maladies infectieuses telles que la Lèpre dont les populations indigènes affectées, rackettées de leur terre, se retrouvaient historiquement relégués, dans les divers îlots tels que la léproserie de Mtsamboro (qui en comptait en 1954, encore 263 lépreux)[1], îlot des wénéfus au large de l’île de Mohéli, le mont Ikoni, à Shissiwa M’bouzi, à Jimlimé ou à Lazare dans les faubourgs de Mutsamudu. Comme dans d’autres sociétés insulaires et isolées, la maladie pouvait se propager insidieusement, affectant des familles entières et des villages. Les efforts de contrôle de la lèpre aux Comores, à l’instar d’autres pays d’Afrique et d’Asie, se sont intensifiés au XXe siècle avec la mise en place ou le renforcement de ces léproseries.

Cependant, avant l’avènement de la polythérapie (MDT) dans les années 1980, les traitements étaient limités et la maladie souvent progressive, expliquant la persistance de l’isolement et de la stigmatisation. Cette longue histoire de coexistence avec la lèpre a sans doute profondément influencé les imaginaires collectifs et les récits fondateurs.

“Il est fascinant de constater comment les récits populaires peuvent, malgré les siècles, conserver des traces de réalités historiques et sociales”, explique Dr Amina Rachidi, anthropologue spécialiste des cultures de l’Océan Indien. L’idée que nos ancêtres djinns étaient en fait des lépreux n’est pas une démythification visant à nier la richesse de notre patrimoine, mais plutôt une invitation à réinterpréter nos mythes à travers le prisme de l’histoire et de la santé publique. Cela ne diminue en rien la profondeur de ces récits, mais leur donne une dimension humaine supplémentaire, celle de la résilience face à la maladie, à la déformation et à la marginalisation.

Cette hypothèse, bien que non scientifiquement prouvée et relevant davantage de l’anthropologie interprétative, se veut ouvrir une voie de réflexion passionnante et passionnelle sur la manière dont les sociétés anciennes interprétaient et intégraient les maladies épidémiques dans leur cosmogonie. Elle invite également à une relecture des mythes comoriens, non plus seulement comme des contes fantastiques, mais aussi comme des témoignages codés d’un passé où la maladie, le mystère et la survie étaient inextricablement liés. Si nos ancêtres djinns étaient effectivement des lépreux, cela jette une lumière nouvelle sur la force de l’esprit humain à transcender la souffrance par le récit et l’imaginaire.


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