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Cinquantenaire de l’indépendance des Comores. Enjeux et défis d’une diaspora dynamique

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24 novembre 2025
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Cinquantenaire de l’indépendance des Comores. Enjeux et défis d’une diaspora dynamique
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Par MOHAMED Bakari Abdallah, Historien, DEA d’histoire contemporaine (1986-1987), Université Paris IV-Sorbonne

Pendant la grande saison des mashuhuli débutaient les festivités de la célébration du cinquantenaire de la déclaration unilatérale de l’indépendance des Comores, le 6 juillet 1975.

Cela aurait pu être l’occasion de parler autrement de la diaspora comorienne en France et de rappeler succinctement son histoire et sa place dans la vie économique, sociale, culturelle et le développement de notre pays. Une manière d’éclairer nos concitoyens sur leur diversité et de pointer les échecs des pouvoirs publics face au phénomène de l’émigration massive de la jeunesse.  Ce ne fut pas le cas malheureusement.

Trois chiffres clés

Plus de 300 0001 comoriens sont établis sur le territoire français depuis le début de la décennie 1990. Soit un peu plus du tiers de la population comorienne selon des chiffres qui restent à vérifier.

L’apport financier de la diaspora comorienne s’est élevé à 152,3 milliards de francs comoriens, soit 21% du PIB national2 selon le chiffre officiel annoncé par le Gouverneur de la Banque Centrale des Comores lors de la publication de son dernier rapport annuel.

Près de 1800 € en moyenne à titre d’exemple pour le tarif du billet d’avion depuis ces dernières années que paye le Comorien qui souhaite rendre visite à sa famille auxquels s’ajoutent les tracasseries administratives et l’explosion des tarifs douaniers qui rendent la vie du « Je Viens » intenable.

Ces trois chiffres indicateurs illustrent éloquemment l’importance et la place de la diaspora dans l’économie nationale et les problèmes majeurs qu’elle rencontre.

Brève histoire de la diaspora comorienne en France

Il y a plus de 70 ans, les premiers comoriens qui naviguaient dans les bateaux des messageries maritimes françaises, Le Labourdonnais, le Jean Laborde, le Pierre Loti et le Fernand Lesseps ont posé leurs valises et s’étaient installés dans les trois villes portuaires de Marseille, Le Havre et Dunkerque. On les surnommait « les Navigateurs » ou « Manavigateri ».

Ces hommes en quête de travail et d’avenir échappaient à la grande misère qui ravageait le territoire des Comores après la Seconde Guerre mondiale.

Ils s’étaient d’abord rendus à Madagascar, où vivait une importante colonie de Comoriens avant de prendre le grand large pour s’installer en métropole.

Les années précédant l’indépendance, ces navigateurs commençaient à faire venir timidement dans la cité phocéenne et à Dunkerque leurs frères, leurs neveux et leurs amis du village. C’était l’époque de la France de de Gaulle et Pompidou. Ensuite, ce fut le tour de leurs épouses de les rejoindre, profitant de la nouvelle législation régissant la politique du regroupement familial inaugurée par le président Valéry Giscard d’Estaing en 1976.

Auparavant, dès la première moitié de la décennie 1960, les premiers stagiaires et étudiants formés à Madagascar et au lycée de Moroni3 récemment inauguré s’étaient installés dans l’Hexagone. Ils étaient éparpillés dans de nombreuses villes académiques. Mais la majorité est retournée par vague successive au pays et ont participé et contribué à l’édification des Comores postindépendance.

Enfin Paris et la région parisienne, poumon de la vie économique de la France giscardienne, ont vu s’installer les premiers travailleurs comoriens dans les années 1970. Des hommes qui exerçaient les métiers de la restauration, du nettoyage, de l’industrie automobile, des domestiques et des éboueurs employés par la mairie de Paris sous le règne de Jacques Chirac et Jean Tiberi.

Il a fallu attendre le début de la décennie 1990 pour assister à l’arrivée massive d’hommes et de femmes, jeunes pour la plupart, chassés de nouveau par la misère, le chômage de masse et la répression politique pour gonfler les rangs de la diaspora. Une illustration de la faillite des politiques menées après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. Les pouvoirs politiques qui se sont succédé aux commandes de l’État durant ces 50 années d’indépendance n’ont pas voulu ni réussi à juguler ce phénomène en apportant les réponses appropriées. 

A contrario, la situation économique et sociale n’a cessé de se dégrader, provoquant un phénomène croissant et inédit dans le pays : l’émigration des forces vives vers la France et l’île comorienne de Mayotte en empruntant des voies dangereuses alimentées par des filières de passeurs et de notables politiques locaux. Les Kwasa-kwasa pour Mayotte ou même les avions et les routes jusqu’en Égypte, la Lybie, la Tunisie, la Turquie, l’Espagne, la Grèce, la Biélorussie, la Pologne et l’Italie avec les drames que l’on connaît.

Depuis Ahmed Abdallah Mohamed Sambi jusqu’à Azali 2, ce phénomène et ces drames se sont multipliés. Il résulte de la répression politique, de la détérioration des conditions économiques et sociales du pays et la désespérance qui a envahi la jeunesse désœuvrée.

Une diaspora au statut protéiforme et aux origines insulaires inégales

Notre diaspora est diverse. Elle a des statuts juridiques différents : quelques dizaines de milliers de nos concitoyens sont Français, notamment les anciens, leurs descendants et celles et ceux qui ont sollicité l’acquisition de la nationalité française par réintégration ou naturalisation. Ce sont les binationaux ou les Franco-Comoriens.

Beaucoup d’autres arrivés régulièrement sur le territoire français disposent du statut de résidents avec des cartes de séjour étudiants, vie privée et familiale ou de salariés.

De nombreux Comoriens présents sur le territoire français et n’ayant pas pu régulariser leur situation juridique entre 1977 et 1979 avaient bénéficié de la délivrance d’une carte de résident, communément appelée « carte de séjour de 10 ans », à la suite de l’arrivée au pouvoir du gouvernement de gauche sous la présidence de François Mitterrand le 10 mai 1981.

La cohorte de nos concitoyens débarqués en France irrégulièrement pendant la décennie 1990 anciennement « clandestins » avaient bénéficié des régularisations de la circulaire Chevènement sous le gouvernement de la majorité plurielle de Lionel Jospin, puis celles de Nicolas Sarkozy sous Jacques Chirac et enfin de Manuel Valls pendant le quinquennat de François Hollande sur la base de divers critères, dont le mariage à un conjoint de français et le fait d’être parent d’enfant français, etc.

La communauté comorienne de France est très diverse par ses origines et sa provenance insulaire. Les originaires de l’île de Ngazidja sont surreprésentés, suivis de nos concitoyens Wandzuani et wa Mwali. Les Maorais dont le territoire est occupé illégalement par la France sont considérés comme des Français.

Aujourd’hui la diaspora de plus en plus jeune est disséminée sur la totalité du territoire français. Du fin fond du Finistère, de la Savoie et du Jura, des Hautes-Alpes, de l’Alsace, du Poitou et de la Charente, de l’Auvergne, du Limousin, Nice, Monaco et Lyon pour ne citer que ces différentes localités, kofia, kandu, juba, draguila, saluva, shiromani sont les signes vestimentaires de reconnaissance du Comorien.

Cette diaspora participe à la construction et au développement du pays en général et de nos régions, en particulier au lieu et à la place d’un État et de collectivités territoriales défaillants et irresponsables.

Elle est dénigrée et insultée par les pouvoirs successifs alors qu’elle bâtit depuis des décennies nos écoles, réhabilite les routes, électrifie nos villes et villages, construit des dispensaires et divers équipements socio-culturels. Elle contribue à l’aménagement de nos villages et à l’amélioration de l’habitat et des conditions d’hygiène et de vie de nos concitoyens. C’est elle qui assume seule les frais relatifs aux soins et à la santé des Comoriens et ceux de l’éducation en payant l’écolage de leurs neveux fréquentant les écoles du primaire à l’Université.

Notre diaspora recèle de talents, car une frange de la seconde génération, a fait d’excellentes études. Elle excelle et commence à faire parler de notre pays dans les domaines du sport, de la musique, l’entrepreneuriat ou travaille dans de grandes entreprises françaises ou internationales. Ces jeunes femmes et hommes méritent encouragements et soutien.

Mais gardons-nous des superlatifs ronflants, comme l’a fait l’ancien député macroniste Said Ahamada le 7 avril dernier à l’Université des Comores, se gargarisant de placer notre diaspora au « top cinq » des communautés disposant de grands cerveaux et de grosses pointures. Un sentiment qui domine chez beaucoup d’entre nous qui refusons de dessiller nos yeux et de ne voir que l’arbre qui cache la forêt. Car force est de reconnaître que la majorité de nos concitoyens est confrontée à d’innombrables difficultés, à commencer par une écrasante majorité d’hommes et de femmes en situation irrégulière dits « sans-papiers ». Beaucoup d’autres exercent des emplois très précaires et dans des conditions extrêmement pénibles. Pendant que des milliers d’autres se trouvent au chômage et pointent à France Travail, vivent de prestations sociales, d’allocations familiales, du revenu de solidarité active (RSA) et d’autres expédients4.

De nombreux compatriotes jeunes, mieux instruits et diplômés des universités françaises ou étrangères, connaissent également des difficultés d’accès à l’emploi qualifié, à la formation, au logement et à un habitat décent. Nos enfants n’échappent pas non plus à l’échec scolaire et aux différents types de violence. La petite et la grande délinquance gangrènent une partie non négligeable de la jeunesse dans les cités des grandes villes de l’Hexagone. Le racisme, la violence, le chômage les vulnérabilisent et les exposent à des dangers encore croissants.

Une diaspora combative

En dépit de tous ces problèmes inextricables, la diaspora reste toujours debout. Elle s’engage et participe à tous les combats politiques pour la démocratie et le développement économique, social et culturel du pays et demeure très attachée à son intégrité territoriale.

Une kyrielle d’associations s’active et se bat pour les droits des femmes, contre les discriminations et toutes les formes de violences faites aux femmes et aux enfants, pour la préservation et la diffusion de notre culture, la richesse de notre gastronomie, la mode, pour l’écologie, l’environnement et l’éducation.

Malgré ce déploiement et cet engagement patriotique sans faille, cette diaspora est stigmatisée et rabaissée dans des termes humiliants et méprisants « mahosa michana »5 pour citer l’expression malheureuse toute récente du président Azali Assoumani ou « malisa mayele6 » que beaucoup de nos concitoyens utilisent et en abusent.

Elle a éprouvé du mal à se faire entendre lorsque le pouvoir en place a fait voter la loi du 22 décembre 2022 excluant dans ses articles 6 et 7 les binationaux à se présenter à l’élection présidentielle et obligeant les Comoriens de nationalité française ou autre à y renoncer7.

Depuis l’indépendance, la diaspora comorienne, forte aujourd’hui de ces 300 000 femmes et hommes, est privée du droit de vote et de pouvoir avoir des élus. Elle est réduite au statut de « non-citoyens ». Et pourtant, elle aime sa patrie et ne s’empêche de retourner chaque été pour égayer, enchanter et surtout nourrir abondamment les villes et villages.

Comme dit l’adage « Komori, yinu hama nde nyama tsingo, yo kayiliha no yo kerantsiha » (littérale : « Les Comores sont comme ce morceau de viande situé près du cou du bœuf, très dur et difficile à manger, mais qu’on ne peut abandonner »)

Paris, le 14/11/2025

NOTES

1- Un chiffre difficilement vérifiable. À ce sujet, voir Sophie Blanchy : « Les Comoriens, une immigration méconnue » in Hommes et Migrations, 1998 n°1215, pp.5-20. L’Ambassade de France en Union des Comores avance le même chiffre d’environ 350 000 comoriens en France dans « France Diplomatie » mise à jour le 17 juin 2024.2- « Comores : la diaspora, un pilier vital de l’économie nationale pendant le ramadan », Abdallah Mzembaba, Correspondant de Radio France International (RFI) à Moroni du 3 mars 2025.3- Cette génération a créé le 27 mars 1966 à Aix-en-Provence l’Association des stagiaires et étudiants originaires des Comores en France (ASEOCF) devenue ASEC. C’est la première association comorienne connue en France.4- De nombreuses familles s’approvisionnent aux banques alimentaires du Secours Catholique, du Restau du Cœur, etc.5- « Nettoyeurs des chiottes », un nombre considérable de femmes, en particulier, exercent la profession de femmes de ménage dans diverses sociétés de nettoyage.6- « Ceux qui font manger du riz ». La diaspora pourvoyeuse d’argent par le financement des grands mariages est paradoxalement accusée d’être responsable de la consommation excessive de riz et de la pénurie de cette denrée.7- Mohamed Bakari, « Français ou comoriens ? Pourquoi devrions-nous choisir ? » publié le 23 mars 2011 en réponse à Babou des îles, pseudonyme du chroniqueur du journal Al-watwan qui demandait à la communauté expatriée de nationalité française de choisir entre la France et les Comores.

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