À quoi sert de parler au nom du peuple si le peuple n’a presque jamais le dernier mot ?
Après plus d’un demi-siècle d’indépendance, les Comores n’ont plus besoin d’une politique qui se contente de promettre. Elles ont besoin d’une politique qui écoute, qui construit et surtout qui accepte de rendre des comptes.
Par Hounaidati Mzembaba, Étudiante en droit public. Coordinatrice de FALIKI YA MASIWA. Candidate au Secrétariat général
C’est cette conviction qui porte le parti FALIKI YA MASIWA.
Servir avant de demander le pouvoir
Pour nous, la politique ne commence pas le jour d’une élection. Elle commence lorsqu’un citoyen rencontre une difficulté, lorsqu’un jeune cherche sa place, lorsqu’une famille a besoin d’être accompagnée ou lorsqu’un Comorien, où qu’il vive dans le monde, veut participer à l’avenir de son pays.
Nos actions de proximité, nos formations et notre accompagnement en sont une première expression, mais notre ambition ne s’arrête pas là.
Nous ne voulons pas seulement accompagner les conséquences des difficultés. Nous voulons agir sur leurs causes.
Construire un pays qui donne envie de rester
Notre projet fait de l’éducation et de la jeunesse un moteur du développement : réforme des programmes, construction d’écoles professionnelles dans chaque île, mise en place de bourses de mérite et investissement prioritaire dans l’éducation.
Nous voulons aussi produire davantage, créer de l’activité et ouvrir des perspectives : développer une véritable industrie de la pêche, un plan agricole national et un tourisme durable. Nous défendons également une énergie fiable, une meilleure protection sociale et une santé plus accessible.
Le développement ne consiste pas à apprendre aux Comoriens à survivre aux difficultés. Il consiste à leur donner les moyens de construire leur vie.
Changer le pouvoir, mais surtout changer sa pratique
FALIKI porte également une vision institutionnelle : indépendance de la justice, équilibre des pouvoirs, décentralisation et participation directe des citoyens, avec notamment un droit de vote effectif pour la diaspora.
En tant qu’étudiante en droit public, cette question est fondamentale pour moi. Le pouvoir n’est pas un bien que l’on possède, c’est une responsabilité que le peuple confie, dans l’intérêt général et dont l’exercice doit pouvoir être contrôlé.
Prendre ma part
C’est pour cette raison que j’ai rejoint FALIKI YA MASIWA et que je présente aujourd’hui ma candidature au poste de secrétaire générale.
Je ne prétends ni tout savoir ni tout pouvoir changer, mais je refuse que notre jeunesse soit condamnée à attendre son tour pendant que son avenir se décide sans elle.
Je veux contribuer à structurer notre mouvement, renforcer la formation, rapprocher davantage FALIKI des citoyens et faire de notre jeunesse, de nos femmes et de notre diaspora de véritables forces de décision et de construction.
Nous ne devons pas demander aux Comoriens de croire en FALIKI parce que nous parlons mieux. Nous devons leur donner des raisons d’y croire parce que nous agissons autrement.
Et si nous voulons un jour servir l’État, commençons dès aujourd’hui par servir le peuple.













