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Markaz, pensionnats coraniques et protection de l’enfance

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2 mars 2026
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Markaz, pensionnats coraniques et protection de l’enfance
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Ces dernières années, une évolution inquiétante s’opère dans le silence général : la prolifération de markaz avec internat, souvent non déclarés, insuffisamment encadrés, où des enfants, âgés de 10 à 15 ans, sont placés loin de leurs familles. Ces enfants sont-ils réellement protégés dans ces structures ?

Par AHMED Mohamed alias Ben

Aux Comores, l’islam n’est pas seulement une religion. Il est un socle identitaire, un héritage transmis de génération en génération. L’apprentissage du Saint-Coran y occupe une place centrale et légitime, et les markaz ont longtemps été des lieux de savoir, de proximité et de respect, intégrés à la vie familiale et communautaire.

Mais ces dernières années, une évolution inquiétante s’opère dans le silence général : la prolifération de markaz avec internat, souvent non déclarés, insuffisamment encadrés, où des enfants, âgés de 10 à 15 ans, sont placés loin de leurs familles, au nom d’une éducation religieuse présentée comme plus « rigoureuse » ou plus « protectrice ». Cette réalité pose aujourd’hui une question grave et incontournable : nos enfants sont-ils réellement protégés dans ces structures ?

Dans de nombreuses sociétés musulmanes, les markaz (« palashio » en comorien), écoles coraniques dédiées à l’apprentissage et à la mémorisation du Saint-Coran, occupent une place centrale dans la transmission du savoir religieux et des valeurs spirituelles. Historiquement, ces lieux étaient pensés comme des espaces de proximité, intégrés à la cellule familiale et au tissu social, où l’enfant apprenait sous le regard attentif des parents et de la communauté. Ces structures étaient implantées dans les quartiers non loin des regards des parents. Les maîtres coraniques étaient du village et connus pour leur sagesse et leur intégrité.

Ces dernières années, une dérive grave et préoccupante s’est installée : la généralisation de pensionnats coraniques, souvent privés, insuffisamment encadrés, présentés comme des lieux de « protection » et de « discipline religieuse », mais qui, dans les faits, exposent des enfants de 10 à 15 ans à des risques majeurs d’abus, de violences et de violations de leur dignité. Il est temps de rompre le silence.

Des structures illégales tolérées par l’État

Dans un pays où l’on exige des autorisations pour ouvrir un commerce, un taxi ou une école privée classique, comment expliquer que des pensionnats accueillant des dizaines d’enfants mineurs pendant plusieurs jours, des fois durant toute l’année scolaire, puissent fonctionner sans agrément clair, sans inspections régulières, sans contrôle sanitaire, pédagogique ou judiciaire ?

Les parents confient leurs enfants à ces structures avec une intention sincère : leur offrir une éducation religieuse solide, les éloigner des « mauvaises influences », renforcer leur moralité. Cette confiance, fondée sur le respect dû au savoir religieux, est malheureusement exploitée par certains enseignants ou responsables sans scrupules. Dans des pensionnats fermés, loin des familles, sans contrôle réel de l’État ni regard citoyen, l’enfant devient totalement dépendant affectivement, matériellement et spirituellement de son maître coranique.

Cette situation crée un déséquilibre de pouvoir extrême, propice aux abus psychologiques, aux violences physiques, à l’endoctrinement et aux humiliations justifiées par la « discipline religieuse ». Ces crimes sont d’autant plus graves qu’ils sont commis sous couvert de religion, ce qui enferme les victimes dans la honte, la peur et le silence.

L’hypocrisie du discours moral

Le Prophète (paix et salut sur lui) a rappelé que le meilleur d’entre nous est celui qui a le meilleur comportement. Comment alors tolérer que des enfants soient brisés psychologiquement ou physiquement au nom d’un texte sacré qui appelle à la miséricorde, à la protection des plus faibles et à la justice ?

L’un des grands dangers actuels est la délégation totale de l’éducation morale et religieuse à des structures externes opaques. Or, l’éducation religieuse ne peut être réduite à la mémorisation mécanique de versets. Elle commence dans la famille, par l’amour et la protection. Aucun pensionnat, aussi « religieux » soit-il, ne remplacera jamais un père attentif, une mère vigilante, une famille impliquée. Faire de l’éducation parentale une obligation morale et sociale, c’est rappeler que les parents restent responsables devant Allah le Tout Puissant, devant la société et devant leurs enfants.

Le caractère religieux de ces structures rend toute dénonciation encore plus difficile. L’enfant se tait par peur. Les parents hésitent par honte. La société détourne le regard par crainte de « salir la religion ». Ce n’est pas l’institution religieuse qui est en cause, mais des individus et des pratiques dévoyées, profitant du respect sacré accordé au savoir religieux pour échapper à toute responsabilité. Laisser perdurer cette situation revient à créer une génération marquée par la peur, le traumatisme et la perte de confiance, non seulement envers les institutions, mais aussi envers la religion elle-même.

Que faire ?

« Ô vous qui avez cru ! Ne trahissez pas Allah et le Messager, et ne trahissez pas les dépôts qui vous sont confiés, alors que vous savez. » — Sourate Al-Anfâl (8), verset 27.  Le Prophète Mouhammad SAS disait ceci : « Chacun de vous est un berger, et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le père est responsable de sa famille… » — Sahih al-Bukhari & Sahih Muslim. Ainsi, nos enfants ne sont ni des instruments de prestige religieux, ni des corps sans droits, ni des âmes à briser pour former de prétendus pieux. Ils sont une amâna (dépôt sacré). Mettre fin aux dérives des markaz est un combat pour la foi, pour la dignité, pour l’avenir. Et surtout, c’est un combat pour les enfants, qui n’ont que notre courage pour les défendre.

Il ne suffit plus de dénoncer. Il faut agir en commençant par l’encadrement strict des pensionnats coraniques : obtenir des autorisations préalables, mener des inspections régulières, et exiger une obligation de transparence. Aussi, soumettre les enseignants à un contrôle moral avec un casier judiciaire vierge, une formation pédagogique et un code de conduite clair et contraignant. Enfin, garantir un droit de visite permanent des familles. Ici, aucun enfant ne doit être coupé de ses parents.

Cette tribune est loin d’être une attaque contre l’islam. Protéger les enfants n’est pas un choix idéologique, c’est une ligne morale absolue. Et sur cette ligne, nul n’a plusle droit de rester du mauvais côté.

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