Il est des livres qu’on lit lentement, que l’on repose, puis que l’on reprend.
Et il y a ceux que l’on ne peut plus quitter dès la première page.
« Un sourire à Gaza » appartient à cette dernière catégorie.

Sorti officiellement en février 2026, « Un sourire à Gaza » est le dernier roman de Dini Nassur. Auteur de nombreux ouvrages, il a longtemps œuvré pour faire briller la littérature comorienne d’expression francophone. Avec ce nouveau livre, il choisit un autre cap : écrire un roman qui traverse les frontières, les murs et les silences.
Par Mirsoid Ibrahim, Auteur du recueil de poèmes Matins insurgé
Un roman pas comme les autres, parce qu’il ose parler de Gaza sans haine, sans accusation, sans slogans. Il n’insulte pas. Il ne condamne pas. Il appelle à la paix, pour deux peuples, Israël et Palestine.
Lorsque j’ai reçu le manuscrit, je pensais le lire en quelques jours. Mais dès les premières lignes, mes yeux se sont accrochés aux pages pendant des heures, sans lassitude ni ennui. C’était la première fois qu’un livre refusait de quitter mes mains avant sa dernière phrase.
Un sourire à Gaza raconte l’histoire de deux jeunes filles, l’une palestinienne, l’autre israélienne : Amale et Hauva. Deux adolescentes qui décident de faire face à la guerre, et de faire la guerre à la guerre elle-même. Elles ne tiennent ni pierres ni armes. Elles tiennent autre chose : la foi, le courage et une force intérieure que rien ne peut bombarder.
Leurs voix deviennent plus puissantes que les armes.
Elles crient justice.
Et, dans le roman, le monde commence à écouter.
Ce livre n’offre pas une paix naïve.
Il n’offre pas ce sourire hypocrite que le monde affiche pendant que le sang continue de couler.
Il ne s’agit pas non plus de ce sourire diplomatique figé sur les tribunes internationales.
Le sourire dont parle ce roman est plus rare, plus fragile, plus courageux.
C’est celui que l’on croyait perdu.
Celui qui renaît malgré les ruines, malgré la douleur, malgré l’injustice.
À ceux qui pensent que cette guerre est éternelle, à ceux qui croient que le monde restera sourd au cri de Gaza, ce livre apporte une réponse littéraire, humaine, profondément politique au sens noble : la paix peut encore germer, portée par les consciences, les voix et les peuples.
Oui, Dini Nassur offre ici un roman fort, nécessaire, appelé à voyager bien au-delà des frontières. Un livre qui inscrit son auteur parmi ceux qui osent encore croire que la littérature peut réparer ce que les armes détruisent.
Mais ce roman est aussi une leçon de style et de profondeur humaine. Tout comme son roman « Le Grand-mariage », Dini Nassur déploie ici une écriture limpide et poétique, où chaque phrase résonne comme un appel à l’humanité. Les dialogues sont vivants, les descriptions vibrantes, et chaque émotion est saisie avec une justesse rare. Il y a dans ce récit une musicalité, une fluidité qui fait que les pages semblent s’écrire d’elles-mêmes sous nos yeux.
Les personnages, bien qu’adolescents, portent en eux une sagesse qui dépasse leur âge. Amale et Hauva deviennent des symboles, non pas de naïveté ou d’utopie, mais de courage et de lucidité. Leur amitié improbable, née dans l’ombre de la violence, devient un phare qui éclaire les ténèbres. Qui aurait cru que deux jeunes filles nées dans deux camps opposés pourraient s’unir un jour comme deux cordes serrées pour demander la paix pour leurs deux pays ? On se surprend à espérer avec elles, à trembler avec elles, à sourire avec elles. Leur humanité, leurs doutes, leurs rires et leurs larmes rendent le récit intensément vivant.
Un sourire à Gaza n’est pas seulement un roman sur un conflit ; c’est un manifeste sur la puissance des consciences et des choix humains. Il nous rappelle que la littérature peut être un outil de résistance, que les mots peuvent ébranler les murailles et que la beauté peut naître des situations les plus tragiques. C’est un livre qui appelle à réfléchir, à ressentir et à agir, et qui reste longtemps dans l’esprit bien après la dernière page tournée. Mais ce roman est aussi une leçon de style et de profondeur humaine. Les personnages, bien qu’adolescents, portent en eux une sagesse qui dépasse leur âge. Amale et Hauva deviennent des symboles, non pas de naïveté ou d’utopie, mais de courage et de lucidité. Leur amitié improbable, née dans l’ombre de la violence, devient un phare qui éclaire les ténèbres. On se surprend à espérer avec elles, à trembler avec elles, à sourire avec elles. Leur humanité, leurs doutes, leurs rires et leurs larmes rendent le récit intensément vivant. Chaque sourire porté par ces jeunes filles est une invitation à croire que, malgré tout, le monde peut changer.
Si toi aussi, tu veux croire qu’un sourire peut changer le monde, lis ce livre.
Et à la dernière page, quelque chose en toi sourira autrement.
Si je devais résumer ce roman en un mot, ce serait : ESPOIR.















