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Fatima Mzé Saïd. La nouvelle prisonnière politique d’Azali

Mots clés: A la uneEdition 490-491
6 août 2024
Temps de lecture : 6 mins
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Fatima Mzé Saïd. La nouvelle prisonnière politique d’Azali
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Fatima Mzé Saïd, opposante de longue date d’Azali Assoumani a été présentée à un juge ce mardi 30 juillet, après une semaine de détention. Suite à une plainte du Directeur de cabinet de la présidence et chargé de la Défense, Youssouf Mohamed Belou, l’opposante a été envoyée en mandat de dépôt à la prison de Moroni pour insultes et diffamations, entre autres.

Fatima Mzé Saïd, une mère de famille connue pour ses idées démocratiques et opposante de longue date du colonel Azali Assoumani a été arrêtée par la gendarmerie de Foumbouni le 23 juillet dernier alors qu’elle passait des vacances dans son pays d’origine, après deux convocations qu’elle a ignorées. Elle a ensuite été transférée à Moroni et mise en garde. Une garde à vue qui a duré une semaine, alors que les lois du pays prévoient que celle-ci dure 48 heures, avec certes une possibilité de prolongation, mais son avocat Me Djamal el-dine Bacar a affirmé n’avoir reçu aucune notification de prolongation de la garde à vue.

Une femme au grand cœur
Fatima Mzé Saïd est une femme d’un certain âge, frêle et qui semble si fragile, à première vue. Mais, c’est une femme de caractère qui porte en avant ses convictions démocratiques, quelles que soient les circonstances. C’est aussi une femme au grand cœur qui, à Lyon ou à la Réunion où elle vit maintenant, est volontaire pour accompagner ses compatriotes des quatre îles, notamment lors de leurs passages dans les hôpitaux. Elle est également constamment mobilisée lors de la disparition de pêcheurs en mer.
Elle fait partie des Comoriens, qui dès 2019, dans le cadre du mouvement Daul aya Haki, ont organisé les manifestations contre les fraudes qui ont mené le colonel Azali Assoumani au pouvoir à Moroni et l’installation progressive de la dictature aux Comores. Militante de Daula ya Haki, puis soutien de Mabedja quand les membres de ce mouvement ont décidé de venir manifester à la Grande-Comore, Fatima Mzé Saïd a depuis cinq ans gardé intactes ses convictions sur le régime dictatorial en place aux Comores depuis 2018.
Elle sait donc ce qu’elle risque quand elle arrive dans son pays d’origine, mais cela ne l’a jamais empêché de s’y rendre, régulièrement, après la mort de son frère, pour les mariages ou simplement pour passer des vacances.
Elle est revenue pendant ce mois de juillet pour le mariage de l’une de ses nièces, dit-on. Le chargé de la Défense, poste correspondant à celui de ministre de la Défense l’attendait, avec la rage d’un homme qui aime avoir les gens à ses pieds et qui s’est senti humilié par les paroles qui lui ont été adressées par la militante dans les réseaux sociaux.

Une vidéo à l’origine de la rage du Chargé de la Défense
Les raisons de son arrestation ont été gardées secrètes jusqu’à son passage devant le juge. Mais, deux ou trois jours avant, les soutiens du régime en place, à l’image d’Ahmed-Hachim Saïd Hassane, ont commencé à justifier son arrestation par des insultes qu’elle aurait proférées contre Youssouf Mohamed Belou dans une vidéo sur son mur Facebook. Ahmed-Hachim Saïd Hassane, qui lui-même a fait quelques courts séjours en prison, et qui a rejoint le régime dictatorial, renvoie les gens vers cette vidéo. Dans la vidéo en question, Fatima Mzé Saïd raconte d’abord ce qui lui était arrivé un mois auparavant en partant des Comores par l’aéroport de Hahaya. Elle avait été retenue par les militaires en fonction à l’aéroport, et avant de l’empêcher de prendre l’avion, ils s’en sont référé à leur chef, le Chargé de la Défense, surtout parce qu’ils ont constaté que Fatima Mzé Saïd était originaire de Foumbouni comme lui. Avant d’ordonner à ses militaires de la laisser partir, Youssouf Mohamed Belou a demandé à lui parler et la militante est restée froide face à celui qui se prenait pour son bienfaiteur. Dans sa vidéo, elle précise bien que ce n’est pas l’homme qu’elle méprise, mais bien le chargé de la Défense d’un régime de dictature. Elle ne le remercie pas et dit même qu’elle n’avait pas besoin de lui et qu’aux Comores, il ne peut lui arriver que ce que Dieu aura auparavant décidé. Au fil de la vidéo, elle a d’autres propos que le grand public ne peut pas entièrement comprendre sur les liens familiaux supposés avec le Chargé de la Défense, mais lui dénie le droit de prétendre qu’ils sont de la même famille.

L’acharnement d’une Justice aux ordres
Le 30 juillet dernier, pour justifier une incarcération qui de toute évidence est abusive, les juges ont chargé la barque. Le Directeur de cabinet du chef de l’État ne peut qu’être satisfait. La militante est envoyée dans la tristement célèbre prison de Moroni pour « diffusion, divulgation de fausses nouvelles, atteinte à l’image d’une personne, discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, injure et diffamation ».
L’incarcération de Fatima Mzé Saïd n’est que la suite d’une longue liste d’arrestations de militants démocrates arrêtés à partir de faux prétextes et qui sont emprisonnés après des parodies de procès, dans un pays où la justice est loin d’être indépendante.
Les conditions de détention de cette femme à la gendarmerie de Moroni ont été difficiles d’après son avocat. Elle a été gardée à la gendarmerie dans une petite cellule avec d’autres détenus et devait trouver le sommeil sur une chaise. Elle ne s’alimentait pas correctement. Elle est à présent à la prison de Moroni, dont les conditions de détention sont connues pour être difficiles et pires pour une femme. Il suffit de se rappeler des paroles de Nazra Saïd Hassani. Cette femme d’affaires détenue pour escroquerie a dénoncé le fait d’avoir été violée par un gardien, alors qu’elle était enceinte et au mois de ramadan. Ces accusations n’ont suscité aucune réaction, ni de la justice, ni du ministère de l’Intérieur, ni même de la fameuse Commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL). Comme si tout allait de soi.
Avant le dépôt de mandat, la porte-parole du gouvernement, Fatima Ahamada a confié à La Gazette des Comores que c’est une affaire qui concerne strictement la justice et non le gouvernement. Cette ancienne journaliste de l’ORTC fait semblant d’ignorer que depuis plusieurs années la justice comorienne est utilisée pour satisfaire les volontés des caciques du régime. Pourtant, elle a pu constater il y a quelques mois, qu’une journaliste a été accusée de diffamation par un proche du pouvoir, elle a été mise en garde à vue quelques heures seulement, jugée coupable, elle n’a eu qu’une amende et n’a jamais fait de prison. Dans les pays démocratiques, il est extrêmement rare de faire de la prison pour de la diffamation, la justice se contentant souvent d’une simple amende. Dans ce cas précis, le Chargé de la Défense a exigé que des militaires aillent la chercher chez elle, puis qu’elle soit transférée à Moroni et toutes les entraves possibles ont été mises pour empêcher que sa famille et son avocat puissent la voir pendant plusieurs jours. Les pratiques de la Justice comorienne nous ont habitués à ces abus contre les lois quand les membres du gouvernement ou les caciques du régime exigent des condamnations.

Les risques demeurent pour les Comoriens de la diaspora
Nous rappelons qu’une cinquantaine d’opposants politiques sont toujours dans les prisons ou les résidences surveillées. Les cas les plus emblématiques sont ceux de l’ancien président de l’Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et l’ancien Gouverneur de l’île d’Anjouan Salami Abdou. Certains sont même gardés dans les camps militaires, ce qui est le cas de nombreux jeunes arrêtés après la contestation de fraudes qui ont permis à Azali Assoumani de prolonger son mandat le 14 janvier dernier.
La plupart de ces opposants ont été enfermés après des semblants de procès menés par les juges de la Cour de Sûreté, une cour mise en place au temps de la dictature d’Ahmed Abdallah et des mercenaires français, et qui de l’avis de nombreux juristes nationaux et internationaux n’existe plus dans l’ordre juridictionnel du pays.
Avant l’arrestation de Fatima Mzé Saïd, un autre membre de la diaspora comorienne, opposé à la dictature, Hadji Mbaé Soilihi s’est vu confisquer son passeport français, avec l’intention de le maintenir dans le pays après ses vacances s’il se fait remarquer pendant son séjour.
Et avant ces deux cas, c’est Achmet Saïd Mohamed qui est revenu aux Comores après une déclaration du ministère de l’Intérieur appelant les opposants à rentrer, leur assurant qu’ils ne seraient pas poursuivis. Son cas semble oublié, alors qu’il souffre régulièrement et qu’il a été récemment hospitalisé.
L’arrestation de Fatima Mzé Saïd a suscité de nombreuses réactions à l’extérieur, notamment dans la diaspora comorienne où elle est très appréciée. À la Réunion, où elle vit, un Comité de citoyens a été mis en place pour réclamer sa libération. Human Right a également publié un communiqué pour demander sa libération. Pour le moment, le colonel Azali et son Chargé de la Défense restent sourds à ces appels.

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