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Les 60 ans de l’ASEC. La question de l’indépendance

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Les 60 ans de l’ASEC. Le temps du corporatisme (1)
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Technocrates ou valet du colonialisme ? Cette interrogation a fait l’objet d’un vif débat. Elle constitue la première ligne de fracture qui a partagé pendant deux décennies les cadres comoriens qui ont accompli leurs premiers pas de l’apprentissage militant et politique dans l’Association des stagiaires et étudiants des Comores.

Par MOHAMED Bakari Abdallah. Historien

La génération des « révolutionnaires » reprochait depuis 1972 aux fondateurs historiques de l’ASEOCF de « prêter main-forte au système colonial et aux pouvoirs politiques en place depuis l’époque de Said Mohamed Cheikh jusqu’aux régimes postérieurs à l’indépendance ».

La littérature et le discours de l’ASEC foisonnent d’une infinité de qualificatifs associant la première génération des cadres comoriens au colonialisme et à l’impérialisme français.

Le rôle de l’intellectuel

Ils étaient dénoncés en permanence et accusés de « collaborer avec l’ennemi principal du peuple comorien » pour perpétuer le règne colonial et le cortège de misère qui s’abat sur la population comorienne.

Ces accusations méritent d’être nuancées et contextualisées. « Trait d’Union », la publication de l’ASEC dont le premier numéro date de mars 1970 sous la direction de Charles Novou s’est interrogé en premier en ouvrant le débat d’idées et la réflexion autour du « rôle et de la place de l’intellectuel comorien ».

Cet organe de liaison, de réflexion et d’information a consacré trois articles intéressants sur cette thématique entre 1970 et 1971. « Dialogue avec l’intellectuel » est le premier de la série. Le manuscrit exhumé des archives n’est pas signé, mais son auteur soulevait la problématique ainsi : « Qu’est-ce qu’un intellectuel ? Celui qui a fait des études supérieures ? Celui qui est allé à l’école ? Ou celui qui est parti en France ? »

Difficile de le définir, répond-il en précisant : « il est plus aisé de dire ce qu’on attend de lui ». L’auteur du texte définit l’intellectuel ainsi : « un intellectuel est par essence un critique social, un individu dont le souci est d’identifier, d’analyser et par ce moyen de contribuer à surmonter les obstacles qui empêchent d’atteindre un ordre social meilleur, plus humain, plus rationnel. Il devient ainsi la conscience de la société et le porte-parole des forces progressistes qu’elle contient dans toute période donnée de l’histoire. Il est inévitablement considéré comme un trublion et un gêneur par la classe dirigeante qui cherchera à préserver le statu quo et par les travailleurs intellectuels à son service qui l’accusent d’être un utopiste ou, dans le meilleur des cas, un métaphysique et dans le pire, un séditieux ».

Pour l’auteur de ce papier, cette citation résume assez bien la place qu’occupe l’ASEC dans le jugement des dirigeants et des intellectuels à leur service.

Et pourtant, l’auteur dudit article estime que « le dialogue est possible si (sic) les politiciens du pays acceptent le débat ». Aux Comores, poursuit-il, «  les intellectuels qui se trouvent là-bas se divisent en trois groupes distincts : les non-engagés qui attendent en silence leur salaire rondelet chaque fin du mois ; les intellectuels mercenaires qui profitent de leurs positions politiques ou de leurs postes de directions dans la fonction publique pour piller les deniers de l’Etat ; enfin ceux qui ont résolu de ne pas se laisser corrompre (les moins nombreux) et qui cherchent une voie juste dans une fonction publique despotique et corrompue ».

L’intellectuel est là « pour cautionner » et non pour critiquer, contester et désapprouver, conclue l’auteur en précisant les tracas auxquels il peut s’attendre s’il remplit la mission de l’intellectuel critique.  Dès qu’il parle, sa bourse est menacée, dès qu’un cadre de la fonction publique conteste, il est muté d’île en île, de ville en village jusqu’à épuisement.

Réaliste ou pragmatique ?

L’auteur de ce papier soulève et s’adresse à l’aile gauche de l’association qui s’apprêtait à ravir la direction. Pour lui « l’intellectuel se doit de garder son esprit critique, non seulement vis-à-vis de l’ennemi dépisté, mais envers ses amis et envers lui-même. Il ne s’agit pas de faire un bon diagnostic pour ensuite n’avoir aucune thérapeutique ou appliquer une mauvaise médication ».

Le même auteur poursuit son argumentation « l’ASEC est à ce stade : l’ennemi est dépisté, les problèmes essentiels sont cernés, il nous faut maintenant, tout en continuant à approfondir les problèmes, chercher des solutions adéquates, réelles et non plus verbales et par trop théoriques… les réalités du pays se révèlent à la fois contraires au mode de vie estudiantin, mais réfractaire aux solutions réalisées « in vitro » dans l’abstraction, domaine où l’intellectuel est le plus à l’aise ».

Plus acerbe et très critique, il rajoute « N’est- il pas frappant dans les séminaires et autres congrès de voir avec quelle aisance et quelle volubilité l’intellectuel traite de problèmes politiques et théories sur différents modèles, mais de constater aussi le silence qui y règne dès qu’on parle économie et qu’on veut avancer des chiffres ?

Partisan d’un dialogue constructif, l’auteur de cette contribution dans « Trait d’Union » conclut son analyse « nous, membres de l’ASEC, ne demandons qu’à dialoguer avec ceux qui dirigent le pays (gouvernants, partis) pour démontrer le bien – fondé de nos positions. Encore faut-il nous considérer comme des gens responsables et non comme des utopistes farfelus ».

Cette approche ne recueille pas l’assentiment d’un autre militant, auteur d’un article paru dans la même publication et intitulé « Prise de conscience et rôle de l’intellectuel ».    

Lors du VIIe congrès réuni à Aix-en-Provence du 25 au 28 décembre 1972, le débat est revenu sur la table. Il était centré autour de la thématique « du rôle et des responsabilités des intellectuels face aux enjeux politiques et socio-économiques de l’Archipel ».

Cette problématique très intéressante et pertinente avait retenu l’extrême attention des congressistes. Ils étaient invités à définir la notion « d’intellectuel » et ce qu’il représentait dans la société comorienne.

Étaient considérés comme « grands prêtres de l’idéologie dominante, toutes personnes éduquées dans les écoles et les universités du pays colonisateur… ayant acquis l’idéologie dominante et appris à mépriser les travailleurs et à se considérer comme les élites et les techniciens du progrès ». La messe était dite.    

Cette définition parait caricaturale aujourd’hui. Mais elle correspondait parfaitement aux accusations formulées contre les premiers cadres comoriens qui commençaient à retourner au pays.

Elle ne recueillait pas l’adhésion de toute l’élite de l’époque. Les cadres retournés dans l’archipel supportaient mal d’être traités comme « les agents et les auxiliaires de l’exploitation et de la répression ou les suppôts du colonialisme et de l’impérialisme ».

Dans ce débat idéologique et politique qui les opposait, les « Historiques » invitaient leurs détracteurs « à ne pas théoriser sur la révolution mondiale et à oublier les Comores, tout comme certaines organisations d’étudiants qui s’ingénient à se diviser en multiples extrêmes gauches et qui oublient manifestement leur but premier qui est le progrès de leur pays ».

L’aile révolutionnaire conduite par Moustoifa Said Cheikh est appelée également à « se méfier du verbe et à préserver l’image d’unité que donne ce creuset qui est l’ASEC, la chose la plus importante que nous offre cette association » (sic). 

Les fondateurs de l’ASEOCF appelaient les révolutionnaires à ne pas « tout foutre par terre, mais à bâtir avec nos faibles moyens ». Ils pourfendaient à leur tour leurs procureurs et les traitaient d’irresponsables en s’appuyant sur des résolutions antérieures recommandant les étudiants et stagiaires ayant achevé leurs études de rentrer au pays pour le servir.

Retourner pour servir

En effet, l’épineuse question du retour au pays remontait, il est vrai, à l’année 1970. Dans un article fort intéressant, « Trait d’Union » l’avait abordée en ces termes « Le premier devoir de l’intellectuel comorien est de retourner servir son pays, une fois ses études finies. Le retour au pays est une exigence prioritaire, absolue, un principe qui ne se discute pas ».

Cet article met en exergue la prise de conscience effective manifestement présente dans l’esprit de nombreux stagiaires adhérents de l’association. Pour cette frange de l’élite naissante, le pays avait besoin des cadres moyens, de techniciens supérieurs et de tous les bras nécessaires pour sa construction.

L’autonomie interne concédée aux autorités comoriennes en 1961 et renforcée en 1968 rendait au pouvoir local des services administratifs qui revenaient de plein droit aux cadres du pays. Ces postes nouvellement créés devaient être occupés et surtout dirigés par des nationaux. Certains voyaient là la satisfaction de l’une de leurs vieilles revendications, « la comorianisation de la fonction publique ». Ils avaient saisi cette opportunité pour retourner au pays et répondre ainsi à l’appel du président Said Mohamed Cheikh. D’autres hésitaient à franchir le pas de peur de se trouver noyés dans le système dont ils ne cessaient de pourfendre les abus et surtout l’imperfection.

Ces deux attitudes dissimulaient fort mal le débat qui tenaillait l’ASEC à l’époque sur l’attitude à adopter face au pouvoir. Ce dilemme mal résolu continuera de peser très lourdement dans la conscience des cadres de l’époque. Il constituera le principal reproche formulé contre cette organisation par les gouvernements successifs, dont celui du président Ali Soilihi.

L’ambiguïté de la ligne officielle de l’ASEC en 1972 sur le thème du retour ne souffre d’aucun doute. À part les déclarations d’intention bien argumentées dans « Trait d’Union » de juin 1970, aucune résolution sur le thème du retour au pays n’a été discutée par une assise réglementaire de l’ASEC. Le discours officiel exhortait les intellectuels révolutionnaires à servir le peuple.

Il a fallu attendre l’année 1979 pour qu’une assise de portée nationale réexamine cette question. Dans l’intervention de la direction centrale (DC) du IIe Conseil d’administration du XIe congrès réuni à Aix-en-Provence du 22 au 24 décembre 1979, le sujet a été enfin abordé.

Le mot d’ordre « Tout pour le front principal » a été adopté. Cette assise a marqué un tournant décisif. Les répercussions ultérieures le confirmeront par le retour dès la fin de l’année 1978 du premier contingent des premiers dirigeants, notamment Youssouf Moussa, Mohamed Abdou Soimadou, Houssen Cheikh Soilihi, Aboubacar Said Salim, Abdou Soefou et Moustoifa Said Cheikh. 

Paris, le 24/03/2026

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