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ÉDITO : Pompiers : combat pour la dignité

Après les insultes du Commandant Takfine, les pompiers ne veulent plus être sous ses ordres. Sous la menace d’une démission collective, le gouvernement a renoncé aux menaces et à l’unanimité pour faire aboutir un accord et même une réconciliation entre les pompiers et leur Directeur. Un accord mis en scène dans la cour de la caserne de Ngazidja, en présence de deux ministres et du Chargé de l’Armée à Beit-Salam. Par MiB

Il faut se réjouir avec les pompiers de cet accord qui permet à de nombreux pères et mères de familles de ne pas se retrouver au chômage et espérer que le gouvernement n’a pas mis en place une stratégie d’endormissement pour ensuite oublier les revendications légitimes des pompiers.

Peu d’informations ont filtré sur les promesses du gouvernement, mais on peut supposer en voyant la joie immense des pompiers qu’ils vont obtenir enfin un statut, une assurance maladie-accident et que les salaires indécents de 45000 FC vont être relevés.

La révolte des pompiers est consécutive aux insultes publiques et ordurières proférées par leur Directeur, le Commandant Takfine Ahmed, à leur égard. Les pompiers ont ignoré les excuses par communiqué du Directeur et ont accepté de quitter la caserne pour conserver leur dignité puisque comme ils l’ont répété ces insultes touchant jusqu’à leurs mères constituent leur quotidien. Le hasard a voulu qu’un quidam filme le commandant Takfine en train de les insulter dans la rue.

Si le gouvernement tient ses promesses, la révolte des pompiers sur l’ensemble du pays aura permis d’améliorer leur sort, mais aussi de révéler une méthode de management qui est loin des pratiques modernes et sans rapport avec les traditions comoriennes et l’Islam.

Malheureusement, parmi les Directeurs de l’administration comorienne, le Commandant Takfine n’est pas un cas isolé. Beaucoup d’entre eux se prennent pour des petits seigneurs qui ont droit de vie et de mort sur les employés. Les maltraitances sont nombreuses, surtout à l’égard des femmes ou des éternels stagiaires qui peuvent faire jusqu’à 4 ou 5 ans de stage sans être embauchés.

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