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lundi 19 octobre 2026 | Édition n° 601 | Moroni, Union des Comores
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Tourisme responsable : L’union sacrée entre Bounaris Halal Tourisme et Sima-Itsandra

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Ce sont des images de visages d’acteurs locaux passionnés et les premières réalisations présentées sur le site de l’agence Bounaris Halal Tourisme Tour and Travel qui ont séduit la ville de Sima-Itsandra.

Par Hachim Mojamed

L’événement s’est tenu le vendredi 2 octobre à 19 heures, au sein de l’une de ses belles bâtisses.Le directeur général de l’agence, Youssouf Dhoiffir Mohamed Soilihi, a axé sa présentation sur les valeurs communes des deux partenaires, telles que le tourisme durable, l’écoresponsabilité, l’inclusion et la valorisation du patrimoine local, ainsi que sur les retombées attendues pour le territoire, les habitants de Sima-Itsandra et les futurs voyageurs.

La rencontre a insisté sur l’importance du partage d’expériences entre les acteurs locaux, avec l’objectif de proposer une offre authentique, respectueuse et en phase avec les attentes des visiteurs. L’exercice consistait également à mettre en avant la culture, l’histoire et les traditions de Sima-Itsandra.

Modèle de développement du tourisme durable et communautaire

Concernant le développement économique et culturel de la région, l’enjeu principal réside, selon Youssouf Dhoiffir Mohamed Soilihi, dans la découverte du pays dès le plus jeune âge. Il s’agit de dynamiser la transmission des traditions et la sensibilisation à l’histoire locale par le biais d’événements et de structures ancrés dans la vie du territoire.

Fahari Ali Ahmada, président du Centre culturel et éducatif de Sima-Itsandra, a salué le déplacement des quatre membres de l’agence. Il voit dans l’inscription des médinas des sultanats comoriens sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO une opportunité d’ouvrir « de nouveaux horizons à notre ville, en particulier à travers le développement touristique ».

Pour illustrer la création d’emplois directs et indirects ainsi que le soutien aux petites entreprises locales (artisanat, hébergements de proximité, guides), une vidéo a mis en lumière l’atelier de l’artisan professionnel Abed Ali Boudjati. Cette démarche pédagogique vise à valoriser les talents et les savoir-faire de Ndzaouze, notamment à travers le travail du bois et l’artisanat.

Pour les habitants, et particulièrement les jeunes, c’est l’occasion de découvrir l’histoire des métiers du terroir, d’ouvrir des perspectives professionnelles grâce à la formation, de sensibiliser à l’environnement et à la citoyenneté à Ngazidja, de mettre en lumière l’artisanat et les compétences des résidents pour en faire de véritables acteurs de leur propre développement.

Ce modèle vise à rendre la population locale actrice et bénéficiaire directe des projets afin de renforcer l’identité régionale. Les premiers jalons sont d’ores et déjà posés pour répondre aux attentes d’un public en quête de sens, de transparence et de pratiques écoresponsables.

Comment faire du patrimoine du pays une source d’avenir ?

Abordant la préservation du patrimoine, Youssouf Dhoiffir a insisté sur la protection et la valorisation des ressources naturelles, architecturales et culturelles de la région, véritables moteurs d’attractivité.

Le directeur général a détaillé, à travers ce partenariat, comment transformer le patrimoine national en un véritable levier d’avenir.

Réagissant à ces perspectives de développement, le secrétaire général du Centre culturel et éducatif de Sima-Itsandra, Salim Youssouf, a partagé l’enthousiasme des habitants : « Faire connaître notre association au-delà de Sima-Itsandra fait partie de nos ambitions pour faire rayonner notre ville. »

Loin du tourisme de masse

Lors des échanges avec le public, l’un des membres actifs de l’agence a passé en revue les actions menées avec les associations des autres villes de Ngazidja. Une manière de favoriser des relations humaines sincères entre visiteurs et résidents, tout en garantissant un impact positif et durable pour la destination.

À l’écouter, il convient également de profiter de cette opportunité pour renforcer le lien social, en fédérant les acteurs locaux autour d’un projet commun et d’un sentiment d’appartenance partagé. L’objectif est aussi de proposer des expériences en immersion qui respectent les modes de vie locaux, loin des dérives du tourisme de masse.

« Notre association fait de l’éducation une question centrale. Nous sommes là pour encadrer les jeunes ainsi que nos petits frères et sœurs», a affirmé Fahari Ali Ahmada.

Ce dernier a su anticiper les nouvelles attentes des voyageurs, désormais en quête de sens, de transparence et de pratiques durables dans la ville de Sima-Itsandra.

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