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À Anjouan, c’est la saison du girofle

Mots clés: Edition 487Trending
9 juillet 2024
Temps de lecture : 5 mins
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À Anjouan, c’est la saison du girofle
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La saison du girofle a commencé, avec cette année encore une production faible pour cette culture de rente qui permet à certaines familles de joindre les deux bouts, mais qui est peu mise en valeur aux Comores.

Naenmati Ibrahim

Et cette année encore, la récolte du girofle n’est pas bonne. Dans certaines régions comme Bambao Mtruni, les habitants accusent les fortes pluies de cette année d’être responsables de la mauvaise récolte. Dans d’autres régions autour de Sima ou dans le Nyumakele, il n’y a même pas eu d’éclosion des bourgeons dans les girofliers, donc pour les agriculteurs la saison s’annonçait mal depuis longtemps. Par conséquent, ils n’ont pas de girofle cette année. Pourtant, dans ces régions, surtout à Sima, la production du girofle est très importante. Pour la région de Bambao Mtruni, il y avait une très bonne éclosion dans les girofliers, beaucoup de paysans étaient heureux, la saison s’annonçait idéale bien pour eux par rapport à l’année précédente où la saison était catastrophique. Mais, comme un triste sort, les fortes intempéries de cette année, sont venues détruire une bonne partie des récoltes de plusieurs familles. Cependant, il y a quelques producteurs qui s’en sortent suffisamment et d’autres moyennement. Selon les estimations, c’est dans cette région qu’on trouve un peu de girofle cette année et dans quelques localités proches comme Bazmini et Jimlimé.

Puisque la saison est mauvaise, plusieurs familles issues de la zone rurale sont très malheureuses, car cette culture de rente leur permet d’avoir des gains ou des profits non négligeables. D’ailleurs, l’argent gagné par ces familles paysannes est souvent utilisé pour faire quelque chose d’important comme commencer la construction d’une maison, acheter une vache, épargner pour les mariages ou pour l’éducation. Les jeunes du milieu rural en profitent aussi pour se faire des gains pour ensuite acheter des téléphones, des bicyclettes ou des motos. Les enfants aussi ont leur part des profits, et pour se faire plaisir, ils achètent des beignets, des sandwichs, des boissons et des jus et des fois des maillots de football. La production du girofle est donc importante dans l’île parce que c’est une épice précieuse et polyvalente. Elle joue ainsi un rôle dans la culture et dans l’économie de ces familles issues de la paysannerie et de leurs localités.

Histoire et Culture

Originaire d’Indonésie, le giroflier a trouvé dans le climat tropical des Comores des conditions idéales pour prospérer. Le girofle a été introduit aux Comores par les colons français au XIXe siècle, et depuis lors, il est devenu une composante essentielle de la vie économique et sociale de l’archipel. La culture du girofle est étroitement liée aux traditions locales, et à chaque étape de sa production, de la cueillette au décorticage jusqu’au séchage et une initiation qui se fait avec joie et esprit de communauté.

Ce sont les hommes et les jeunes garçons qui s’occupent de faire la cueillette. Les girofliers sont des arbres souvent grands, il faut une habileté pour grimper. Il y a même des enfants qui font la cueillette, il suffit d’être capables de grimper à l’arbre, même s’il faut rappeler que, pour les enfants, c’est un jeu risqué et les accidents ne sont pas rares en cette saison.

La production commence par la récolte des bourgeons floraux, qui sont soigneusement cueillis à la main juste avant qu’ils ne s’épanouissent. Ce processus délicat nécessite une expertise et une précision pour garantir la qualité de l’épice et la protection de l’arbre. Les bourgeons sont ensuite séchés au soleil jusqu’à ce qu’ils deviennent brun foncé, prêts à être commercialisés. Pour le séchage ainsi que le décorticage, ce sont le plus souvent les femmes qui s’en occupent.

Utilisations, bienfaits et importance économique.

Le girofle est largement utilisé dans la cuisine comorienne pour aromatiser les plats traditionnels tels que le pilao, la cuisson des feuilles de tarot et divers plats de viande. En plus de son utilisation culinaire, le girofle est apprécié pour ses propriétés médicinales. Il est souvent employé localement pour soulager les maux de dents et les douleurs dentaires, grâce à ses propriétés analgésiques et antiseptiques.

En dehors de la cuisine et de la médecine, le girofle est parfois utilisé dans la fabrication de parfums et d’huiles essentielles pour ses propriétés aromatiques.

Pour l’économie du pays, l’industrie du girofle n’est pas encore adaptée, elle est, en fait, inexistante aux Comores. Après le séchage, les producteurs le vendent à des acheteurs locaux qui iront ensuite vendre à des acheteurs nationaux qui vendront ensuite à des acheteurs internationaux. Ce sont ces acheteurs internationaux qui vont dans leurs pays respectifs industrialiser le clou de girofle pour en faire du parfum et bien d’autres produits comme des huiles essentielles. Ce sont donc les acheteurs étrangers qui sont les plus bénéficiaires puisqu’ ils créent des produits avec le girofle qu’ils vont vendre à des prix très élevés par rapport à ce que gagne un producteur local anjouanais.

D’après un cultivateur de Pajé, un quartier de la périphérie de Mutsamudu, chef-lieu de l’ile, à Mayotte un sachet contenant quelques grammes de girofle coûterait dans les 3 euros ce qui fait 1500 fc, alors qu’ici à Anjouan le kilo varie entre 2500 et 3000 fc, ce qui est le prix cette année. « C’est inacceptable puisque c’est nous qui faisons tout le travail de la culture, de la cueillette, le décorticage et le séchage, un travail pénible » dit-il, mais un travail qui est mal rémunéré. Pourtant, cette culture de rente pourrait être un moyen de créer des emplois dans le pays en initiant les producteurs ou ceux qui sont intéressés à travailler dans des usines de traitement du girofle pour créer des produits « made in Comoros » que le pays pourrait ensuite exporter.

 Défi et perspectives

Malgré son importance, la production du girofle aux Comores fait face à des défis tels que les fluctuations des prix sur le marché mondial et la concurrence accrue des autres pays producteurs comme Indonésie et Madagascar.

Malheureusement rien n’est en cours pour améliorer les techniques de culture, encourager la durabilité environnementale et diversifier les produits dérivés du girofle pour garantir un avenir durable à cette précieuse ressource.

Le girofle occupe une place centrale dans la vie quotidienne, la culture et l’économie des paysans, mais pas celle du pays. Pourtant son histoire riche, ses utilisations diverses et ses bienfaits tant culinaires que médicinaux en font une épice véritablement précieuse pour les habitants de l’archipel et au-delà.

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