Société

Udjamaa célèbre le 19ème anniversaire de Nyerere

Une cérémonie a eu lieu à la mémoire de l’ancien président de la Tanzanie et père de l’indépendance, samedi 27 octobre, au palais du peuple. L’association Udjamaa wa komori na Afrika Mashariki en collaboration avec l’ambassade de Tanzanie à Moroni ont commémoré l’anniversaire d’un « Mwalimu Nyerere » panafricaniste. L’occasion aussi de rappeler les liens qui unissent les deux pays et des échanges communs.

Samedi dernier, au palais du peuple en présence de nombreuses autorités comoriennes, l’association Udjamaa wa komori na Afrika Mashariki et l’ambassade de Tanzanie à Moroni ont invité les Comoriens à partager avec eux, le 19ème anniversaire de la disparition de l’ancien président, considéré comme le père de l’indépendance de la Tanzanie Mwalimu Julius Kambarage Nyerere. Les éloges sur sa vie, ses œuvres, et ses combats, qui ne sont autres que “la liberté” des pays africains, ont constitué les thèmes développés dans les différents discours des intervenants.

D’abord, le Mwalimu Nyerere l’Africain, parce que s’étant mis résolument et absolument au “service” de l’émancipation des pays africains. Il a beaucoup contribué à l’ “accession à l’indépendance” de certains pays africains comme l’ “Ouganda, l’Afrique du Sud”. Pour ce qui est des Comores, il a joué un grand rôle. Non seulement, il avait “logé” les partisans du parti politique Molinaco en Tanzanie, mais il avait mis à leur disposition les “moyens” de s’exprimer. Comme l’a souligné le diplomate Comorien Ahmed Thabit, pour lui c’est « un honneur de parler de Son Excellence Julius Kambarage Nyerere et  de sa contribution pour l’accession des Comores. La disparition du Mwalimu fut un grand  choc et une grande perte non seulement pour la Tanzanie mais  pour toute l’Afrique et le tiers monde ».  « Mwalimu » a œuvré pour la reconnaissance du Molinaco, comme mouvement de libération par l’Organisation de l’union africaine.  « Le PASOCO malheureusement a eu du mal pour se faire accepter par  le Comité de Libération en tant que Mouvement pour la libération des Comores. Pour être accepté il fallait l’approbation du Conseil des Ministres de l’OUA.  La France a utilisé son influence chez certains pays francophones de l’OUA pour  freiner l’admission du MOLINACO en tant que Mouvement de libération.  IL a fallu l’intervention, la persuasion et la détermination du gouvernement tanzanien sous la Présidence de Mwalimu Nyerere pour enfin faire accepter le MOLINACO comme un Mouvement de Libération au sein du Comité de Libération de l’OUA. C’est alors que beaucoup de portes ont été ouvertes pour Le  MOLINACO.  C’est ainsi que le MOLINACO pouvait intervenir dans des forums internationaux pour demander un soutien dans sa lutte pour l’accession des Comores à l’indépendance. Des bourses ont été octroyées au MOLINACO et beaucoup d’étudiants comoriens ont pu en profiter pour poursuivre les études » a rappelé Ahmed Thabit. Par ailleurs, les médias tanzaniens avaient donné aux militants indépendantistes Comoriens un accès libre grâce à lui, à une période où la liberté de la presse était impossible, déclare Faouza Said la présidente de l’association.

Car Nyerere était un leader influent et profondément panafricaniste. « Sous l’impulsion de Nyerere et ses pairs, l’OUA a crée le Comité de Libération des pays africains encore sous le joug de la colonisation et son Siège était basé  à Dar-es-Salaam avec à la tête comme Secrétaire Exécutif un tanzanien le col Hashim Mbita.  L’objectif était la libération totale  de tous les territoires africains sous administration coloniale.

Après avoir remercié ces jeunes “dynamiques initiateurs”, le président de la fédération des consommateurs comoriens (FCC), Said Abdallah Mchangama a repris quelques paroles de l’hymne national tanzanien:” Bariki ma zababi wa Afrika “. Partant de là,  il a énuméré, de façon brève, les liens forts et historiques des deux pays:”s’il y a un pays qui ressemble au nôtre, c’est la Tanzanie. Nous partageons la même culture, notamment les chants, les habits, la nourriture, etc…” a-t-il affirmé.

Parmi les temps forts de cette cérémonie, c’est lorsque l’ancien ministre tanzanien, également professeur et président de l’université des sciences et technologies de Mbeya a prononcé son allocution. Il a d’abord tracé l’histoire liant les deux pays dans l’éducation avant d’annoncer que “des discussions, avec l’université des Comores sont en cours pour que les étudiants comoriens puissent aller continuer leurs études en Tanzanie avec les mêmes conditions qu’aux Comores”. Ce professeur de formation en énergie a remercié les autorités et la jeunesse comoriennes d’avoir organisé cet événement. Signe de “reconnaissance et d’importance” que les comoriens accordent à l’ancien homme fort de la Tanzanie. Mark Mwando siya a cité,  dans son discours traduit en shikomori par Said Abdallah Mchangama, les contributions linguistiques, notamment, l’orientalisation en Afrique du Swahili:”120 millions de personnes parlent le swahili, cette dernière est enseignée dans certaines facultés universitaires d’Amérique grâce à ses efforts ».

Quant à l’ambassadeur de Tanzanie, il a souligné la libre échange commerciale et économique qui s’effectue “sans difficulté” entre les deux pays:” plus de 200 demandeurs de visa partent chaque semaine vers la Tanzanie. Beaucoup d’entre elles concernent des commerçants ” a-t-il indiqué avant d’avoir une pensée pour la question de Mayotte:” les Comores sont composées de 4 îles” a-t-il rappelé. Un groupe composé de membres de la communauté tanzanienne résidant aux Comores a électrifié le palais du peuple avec des danses.

Par Ali Mbaé

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