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Tuberculose: «Il est temps de mettre fin à cette souffrance»

Vendredi dernier, le ministre de la santé et le représentant de l’OMS ont tenu une conférence conjointe, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Parce qu’«il est temps » d’en finir avec ce fléau, des résolutions sont prises. Par A B

Le représentant par intérim de l’OMS aux Comores était présent vendredi auprès de la Ministre de la Santé pour une conférence de presse conjointe à l’occasion du 24 Mars, Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, pour cause d’élections. Le thème retenu pour l’édition de cette année, est « Il est temps ». Un temps qui « nous offre l’occasion de réfléchir non seulement aux avancées enregistrées au cours des dernières années, mais également à ce qui doit encore être fait pour éradiquer le fléau de la tuberculose dans notre Région et partout ailleurs dans le monde » a déclaré Dr DIARRA au nom de l’OMS Afrique.
Il faut dire qu’en Afrique, la tuberculose constitue un problème majeur pour le développement, car elle est à l’origine de souffrances humaines indicibles et menace d’entraver les efforts qui sont faits pour mener à bien le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le Rapport 2018 de l’OMS sur la tuberculose dans le monde indique que la charge de morbidité tuberculeuse diminue à l’échelle mondiale, dans toutes les Régions et dans la majorité des pays, mais pas assez rapidement pour atteindre les premières cibles intermédiaires fixées pour 2020 dans la stratégie pour mettre fin à la tuberculose. La baisse du nombre de cas de tuberculose notifiés dans la Région africaine (de l’ordre de 4 % par an) la classe en deuxième position parmi les Régions de l’OMS sur la période allant de 2013 à 2017.
En outre, des baisses particulièrement impressionnantes (de 4 % à 8 % par an) ont eu lieu en Afrique australe (par exemple en Afrique du Sud, à Eswatini, au Lesotho, en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe), après un pic de l’épidémie de VIH et grâce à l’expansion de la prévention et des soins contre la tuberculose et l’infection au VIH.
Afin de consolider ces acquis, « les gouvernements doivent relever leurs niveaux d’investissement actuels dans les soins et la prévention de la tuberculose, ces niveaux se situant bien en deçà de ce qui est requis pour mettre fin à l’épidémie avant l’échéance des objectifs de développement durable » a souligné le Responsable régional de l’OMS. Dans le même ordre d’idée, des efforts doivent être faits d’une part pour recenser puis éliminer les problèmes qui ralentissent les progrès, et d’autre part pour adopter et appliquer les options et interventions stratégiques qui offrent le meilleur rapport coût-efficacité. Dr DIARRA a tenu à préciser que les services essentiels de lutte contre la tuberculose « devraient être financés par des ressources nationales, et la couverture médicale universelle devrait être instaurée pour garantir la qualité des services de prévention, de diagnostic, de traitement et de soins ».
La ministre comorienne de la santé, RASHID Fatma, a expliqué que la Tuberculose – NKAYA – est une maladie qui a atteint 10 millions de personnes dans le monde et que l’Union des Comores est endémique. Selon elle, avec l’OMS, il y a une stratégie appelée DOTS. Cette stratégie consiste à booster la volonté politique du Gouvernement, le dépistage à travers des examens bactériologiques de qualités, un traitement avec surveillance et soutien aux patients, une logistique pharmacologique efficace et assurer une évaluation constante de la situation.
D’après la ministre, « le Problème réside sur le dépistage des cas, mais la prise en charge est assez importante ». Dr Fatma a félicité dans ce sens le Programme National de Lutte contre la Tuberculose et a exhorté la presse nationale à aider le ministère pour faire passer le message à la population. « La tuberculose est guérissable, le diagnostic et la prise en charge sont gratuits, la Tuberculose n’est pas héréditaire », telle est la « vérité » que doit diffuser les réseaux des communicateurs auprès des populations a-t-elle précisé. « Il est temps de mettre fin à cette souffrance et d’apporter de l’espoir aux patients tuberculeux et à leurs familles », peut-on lire dans la conclusion de la déclaration de la Directrice régionale de l’OMS Afrique lue par le Représentant de l’OMS à Moroni.
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