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MHOUDINE Sitti Farouata Son parcours en bref

Qui est Mhoudine Sitti Farouata ?

Née le 30 octobre 1958 à Moroni, Madame Mhoudine Sitti Farouata alias Moinahalima est issue de l’une de ces familles royales des Comores, en tant qu’arrière petite fille du dernier Sultan des Comores, Said Houssein Bin Sultan Said Ali. Elle est mère de quatre enfants qui lui ont donnée le privilège divin de devenir une jeune grand-mère de six petites-filles.

Mariée très jeune alors qu’elle était une élève très brillante au lycée de Moroni, Sitti Farouata a été obligée d’interrompre ses études scolaires pour se consacrer à sa famille.

Avant d’aller s’installer en France, elle a subi plusieurs formations professionnelles notamment en comptabilité et en gestion informatique, deux domaines qui lui ont permis d’occuper certains postes de responsabilité à la Société Comorienne d’Importation de Viande et de Produits Alimentaires (Socovia) et à la Pharmacie Nationale Autonome des Comores (Pnac).

En France, Madame Sitti Farouata a reçu également plusieurs formations techniques et professionnelles notamment une formation d’aide médico-psychologique du Centre de Formation Fontaine à Asnières sur Seine et une autre de Tutorat au Centre de Formation Louise Couvert à Aubervilliers. L’ensemble de ces formations est couronné en 2008-2009 par une Validation d’Acquis d’Expérience de Monitrice Educatrice au Centre de Montreuil.

Son expérience professionnelle associée à sa persévérance à toute épreuve et à sa modestie est sans nul doute à l’origine de son ascension politique fulgurante en devenant depuis 2016 la Commissaire Nationale à la Solidarité, à la Protection Sociale et à la Promotion du Genre du pouvoir Azali Assoumani. Cette femme aux multiples qualités, avec des allures de fermeté et de rigueur d’une Margaret Tatcher d’Angleterre et de la posture d’une Angela Merkel d’Allemagne, a connu une rapide percée politique qui fait qu’elle est paradoxalement contestée et admirée par ses détracteurs qui apprécient son franc parler, son sens élevé de la responsabilité et sa passion pour la critique constructive.

Ses réalisations phares

Nommée en 2016 au poste de Commissaire Nationale à la Solidarité, à la Protection Sociale et à la Promotion du Genre, Madame Sitti Farouata s’est distinguée par une visibilité de réalisations et d’actions de terrain qui démontrent le capital de confiance que lui a accordée le Chef de l’Etat pour conduire sa politique. C’est ainsi qu’en l’espace de deux ans, à la satisfaction générale, les actions ci-après ont été réalisées :

  • Mise en place du Comité ad-hoc chargé de l’élaboration de la Loi-Cadre pour l’égalité Homme-femme.
  • Mise en place du Point Focal du Programme Multisectoriel d’Assistance Technique du Genre.
  • Appui à la mise en œuvre d’un projet visant à renforcer entre autres la participation des femmes aux processus électoraux.
  • Elaboration de la Politique Nationale de Protection de l’Enfant.
  • Réactualisation de la Politique Nationale de l’Equité et de l’égalité du genre.
  • Elaboration du Projet Conjoint sur l’Autonomisation de la Femme avec UNWOMEN.
  • Elaboration de la Feuille de Route Nationale de Lutte contre les violences basées sur le Genre.
  • Elaboration de la Stratégie Nationale de lutte contre les violences basées sur le Genre.
  • Plaidoyer pour la nomination d’une femme comorienne comme porte parole de l’Afrique aux Nations Unies à la 62 ème Commission on the Status of Women (CSW62)

Son engagement en politique

Madame Sitti Farouata n’est pas une inconnue, ni une novice en politique. C’est dans le sillage de son mari qu’elle avoue s’être initiée à la politique en suivant à distance les discussions et autres débats politiques de salon que le père de ses enfants qui était politicien, menait avec ses amis alors qu’elle s’occupait du ménage de son foyer.

Son engagement en politique remonte à la période du régime d’Ahmed Abdallah et après le décès de ce dernier. Mais son engagement en tant que militante, c’était auprès de Feu Abasse Djoussouf, leader MDP/NGDC, perçu comme l’homme politique de sa génération le plus intègre et le seul capable de défendre ses idées au risque de sa vie. « J’ai toujours apprécié son plan, sa façon de voir les choses et de vouloir aider les gens à s’en sortir, pour que le pays s’épanouisse » clame Madame Sitti Farouata.

Installée en France avec sa famille mais toujours très attachée à son pays, Siiti Farouata s’est constamment  préoccupée de la situation politique qui y prévalait jusqu’à son adhésion au parti Juwa de Sambi. « Si j’ai choisi ce parti, c’est pour apporter ma modeste contribution et non pour recevoir des ordres » avait lancé Sitti Farouata à ses camarades du Juwa, mais oubliant qu’elle est membre d’un parti dont le charisme du fondateur défie toutes règles élémentaires de la démocratie interne régissant un parti politique normal. Point de débat, ni discussion, lorsque le père-fondateur a décidé.

Fidèle à ses engagements politiques et aux valeurs républicaines qu’elle a reçus, Sitti Farouata a milité activement pour la victoire d’Azali aux élections présidentielles de 2016. Alors que son avenir politique était garanti par ce soutien à Azali, à l’instar d’autres militants de ce parti miné par des dissensions internes, Sitti Farouata a préféré geler ses activités militantes au sein du Juwa pour emprunter un autre chemin, celui de la Mouvance Présidentielle. Nommée Commissaire, elle a réussi à s’affirmer à la hauteur de la mission que le Président Azali lui a conférée pour être choisie candidate de la Mouvance Présidentielle à l’élection du Gouverneur de Ngazidja. Mais au delà de ses qualités intrinsèques, le choix de Madame Sitti Farouata comme candidate au Gouvernorat de Ngazidja correspond aussi au respect du Président Azali des conclusions des Assises Nationales et des résolutions des Nations Unies qui préconisent l’attribution de 35% minimum des postes électifs aux femmes.

Ses convictions idéologiques et politiques

Sur ses convictions politiques, Madame Sitti Farouata conçoit tout d’abord la politique comme un devoir pour assurer l’égalité de chance à tous les citoyens et citoyennes, une justice impartiale et le bien-être Humain. C’est un moyen de réaliser l’intégration de tous les individus dans les processus décisionnels en assurant la valorisation des compétences et des mérites.

Pour cette dame issue de la haute aristocratie des Comores, la Démocratie comme mode de gouvernance  dans le cadre d’un état de droit et de règles doit jouir en ce début du 3ème millénaire d’un droit de cité au détriment des modes d’organisation sociale fondés sur le droit coutumier.

Cette démocratie qu’elle a toujours défendue depuis son jeune âge et qu’elle définit comme une démarche méthodologique, ne saurait se limiter à une minorité de personnes mais suppose la participation effective des citoyens organisés dans la gestion des affaires de la République. Ces valeurs, Madame Sitti Farouata les a acquises par son éducation qui l’a toujours rapprochée des paysans et autres résidants du terroir et par son Grand père Said Houssein Bin Sultan Said Ali qui a eu beaucoup d’influences sur son goût pour la politique.

Commissaire Nationale à la Solidarité, à la Protection Sociale et à la Promotion du Genre, Madame Sitti Farouata ne cesse de mener un combat pour l’égalité entre homme et femme, à travers notamment le soutien à la participation politique des femmes et par la lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs.

Ses priorités de Gouverneure

Une fois élue Gouverneure de Ngazidja, conformément à la constitution, l’action de Sitti Farouata  consistera à répondre aux préoccupations quotidiennes des comoriens et à satisfaire à leurs besoins à travers un large Plan de Développement Economique et Social qui s’articule autour des axes ci-après énumérés :

  • la consolidation de l’Etat de droit et la promotion de la justice sociale ;
  • La mise en valeur et la consolidation de l’éducation de base
  • La définition d’une politique de l’aménagement du territoire et de son plan de mise en œuvre en vue de lutter contre les déséquilibres économiques et sociaux qui existent au niveau des régions de la Grande Comore ;
  • La préservation des acquis posés en matière de protection sociale, de solidarité et de promotion du genre ;
  • La relance de la croissance économique, gage de tout développement et de paix sociale ;
  • L’amélioration du niveau de vie de tout comorien vivant en Grande Comore;
  • L’émergence d’une citoyenneté active en ville comme en campagne ;
  • La définition d’une coopération décentralisée d’ouverture avec les pays amis notamment ceux de l’Océan Indien Occidental et la France plus particulièrement dans le traitement du dossier de Mayotte.
  • L’appui aux actions d’ordre public à développer par les communes dans le cadre de la politique de décentralisation qui sera mise en œuvre par le Gouvernement.
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