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Le lourd bilan de Kenneth

5 morts, près de 50 milles personnes affectées, beaucoup de dégâts matériels et surtout près de 50 % de la production agricole détruites. Telles sont les données compilées lors de l’évaluation multisectorielle suite au passage de la tempête tropicale. Après sa validation ce matin, l’état de catastrophe naturelle sera déclarée et permettra d’enclencher les mesures de reconstruction avec le comité de suivi et évaluation décidé par le comité interministériel. Par Bakari Idjabou Mboreha

Du 24 au 25 avril, la tempête tropicale Kenneth a sévi aux Comores. Un passage qui a remodelé le paysage des îles, laissant derrière elle un bilan catastrophique et Ngazidja, sa principale victime.
D’abord en terme d’ « impacts sur les êtres humains », Kenneth a fait 5 morts, dont Un à Mohéli et un autre à Anjouan et trois à Ngazidja. Cette dernière compte aussi le plus grand nombre de blessés, soit 181 personnes sur les 186 identifiées.
La tempête a provoqué également le déplacement de 14 541 individus dont 13 763 seulement à Ngazidja, l’île la plus touchée contre 55 à Mohéli. 41 157 habitants ont été affectés, soit 1091 à Anjouan et encore 39 781 à la Grande Comore.
Ensuite, concernant les dégâts matériels, trois marqueurs ont été retenus. Les maisons couchées, celles sans toit et les écoles non fonctionnelles. Sur le plan national, 3863 maisons ont subi des dégâts et 7013 perdu la toiture. Ngazidja paie un lourd tribu dans les deux cas de figure avec respectivement 3773 et 6897 et Mohéli s’en sort mieux avec 45 maisons couchées eet seulement 11 sans toit.
Curieusement le bilan fait état de 31 écoles non fonctionnelles à Mohéli contre 10 à Ngazidja et 3 à Anjouan.
Par contre, les vents violents ont causé plus de dommages dans le secteur agricole. Les cultures vivrières sont visiblement détruites à 55 % quelque soit l’île en question. Pour les produits de rente, la récolte de 2019 s’annonce très faible, puisque 42 % de la culture a été saccagée.
Autre source d’inquiétude, et qui devient la priorité du gouvernement, selon le président Azali, la santé et les structures sanitaires . « 6 structures de santé sont partiellement affectées » souligne le bilan. Elles sont toutes localisées à Ngazidja.
Ce bilan d’évaluation rapide sera soumis à validation ce matin au comité interministériel et remis au comité de suivi et évaluation afin qu’une feuille de route soit établie et exploitée dès mardi. Une évaluation qui n’est pas exhaustive et n’a pas pris en compte le secteur de l’énergie.
L’état de catastrophe naturelle doit être déclarée suite à la validation du rapport pour permettre le déclenchement de certaines mesures à court et à long terme.
Une étape nécessaire qui aprèsles actions urgentes ouvre les portes à la mobilisation des ressources au niveau international avec l’appel à des agences spécifiques ( FAO et PAM) et à des financements pour la phase de reconstruction.

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