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Editorial : Une lettre non ouverte

Saïd Hassane Saïd Hachim est un homme de principes. Il est le doyen de la notabilité de la Grande-Comore et des hommes politiques. L’exemple d’homme que le temps a rendu meilleur dans un milieu politique où la plupart se dégradent, noyés par la realpolitik. Il faut bien vivre, disent-ils !

Désormais, il parle peu, mais utilement. La semaine dernière, il est sorti de sa retraite pour faire quelques rappels au pouvoir en place sur le sort injuste qu’il fait subir à l’ancien président Sambi, dans un cadre qui ne relève plus de la justice.

Il a rendu visite au prisonnier politique qu’est devenu l’ancien président des Comores et il est revenu avec un message de ce dernier pour les Comoriens : « Que ceux qui me veulent du bien fassent que je sois jugé ».

Il avait aussi une lettre non ouverte, et même non envoyée pour certaines personnalités. Parmi eux, deux ont été élevés au rang de ministre des Affaires étrangères par Sambi et lui doivent beaucoup : Ahmed Jaffar, actuel ministre et Me Fahmi Saïd Ibrahim. Il leur a demandé la même chose : si vous estimez que Sambi vous a fait du mal, pardonnez-lui.

Une langue n’est pas seulement un alignement de mots selon des règles orthographiques ou grammaticales. SHSH est un des survivants d’un temps où le discours politique était à la fois plaisant, incitant à la réflexion et pragmatique.

Plaît à Dieu que Ahmed Jaffar et Fahmi Said Ibrahim comprennent la lettre non ouverte de notre doyen.

Mahmoud Ibrahime

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