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ÉDITORIAL : Covid-19. Les Comores, à contre-courant

La Covid-19 continue à inquiéter sérieusement tous les pays. Après la première vague qui a fait des milliers de morts partout dans le monde, aujourd’hui nous faisons face à plusieurs variants tels que delta et omicron qui semblent être moins meurtriers, jusque-là. Par Abdourahim Bacari

Toutefois, comme les scientifiques et médecins ne maîtrisent pas encore cette maladie, ils proposent des méthodes préventives comme les vaccins qui réduisent les risques mortels. En même temps, ils conseillent à tout le monde de respecter les mesures barrières et de porter le masque. Le confinement est même envisagé pour éviter la propagation rapide de l’épidémie.

Cette maladie a poussé beaucoup de responsables politiques du monde à devenir plus humbles et compatissants envers leurs concitoyens. Les plus démunies se sont vu soutenir dans bien de domaines par leurs gouvernements respectifs. Sur le plan sanitaire, les prises en charge ont été assurées par l’État : les vaccins, les tests PCR et antigéniques sont gratuits dans de nombreux pays.

Avec l’augmentation vertigineuse des cas positifs, les gouvernements les plus soucieux de la sécurité sanitaire de leur peuple mettent en place des méthodes de travail visant à réduire ou empêcher la multiplication des cas. En Europe, vu le taux élevé des cas omicron, le gouvernement et les patrons des entreprises privées, proposent de nouveau le télétravail.

À l’école, dans les Outre-mer français, on propose l’alternance pour les lycéens, précisément, les élèves en classe de seconde et première. Cela permet de réduire le nombre de personnes présentes dans les établissements et avoir moins de malades. Seulement les élèves de terminale qui préparent leur BAC seront en cours tous les jours. Le masque devient obligatoire au sein des établissements scolaires. Pour les niveaux maternel et primaire, un cas qui serait découvert dans une classe et tous les enfants de la classe concernée doivent passer les tests pour être sûrs qu’aucun autre enfant n’est positif.

Chez nous, aux Comores, au moment où beaucoup de pays du monde prennent des mesures fermes contre la Covid-19 pour éloigner leur peuple de cette maladie grave, le président, toujours à contre-courant de la réalité qui caractérise l’actualité du monde, autorise les rassemblements liés à des manifestations culturelles et traditionnelles.

Sachant qu’il s’agit là, de l’autorisation des grands-mariages, des barizangi, shungu… des manifestions qui réunissent énormément du monde, venant des quatre coins de l’archipel. On peut se permettre de dire qu’Azali Assoumani est vraiment un imprudent qui se moque de la santé de son peuple. Aux Comores, le régime en place refuse d’accepter que le coronavirus a tué beaucoup de Comoriens. C’est un des rares pays où l’on n’arrive toujours pas à donner une lecture visible sur l’évolution de cette pandémie.

De toute façon, il est quasiment impossible pour les professionnels de la santé publique de connaître le nombre de personnes atteintes de cette maladie, car pour y parvenir, il faut que le peuple fasse en grand nombre le test qui est depuis le début couteux, 30 000 francs comoriens (60€). La seule politique contre le Coronavirus est le test payant. Le régime en place exige les tests PCR pour de l’argent. La preuve est que quelqu’un qui arrive dans le pays avec un test PCR valide 72 heures et veut partir avant son expiration se voit refuser de prendre l’avion. Les autorités l’obligent à payer 30.000 francs comoriens (60€) pour refaire le test PCR.

Pour quel projet sont destinés ces 30 000 francs comoriens (60€) que paie toute personne qui souhaite faire le test ? Une somme imposée par le gouvernement sans passer par les députés qu’il a nommés pour l’accompagner dans sa mauvaise gestion des biens publics.

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