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Edito : Un gouvernement dans la tête

Dix années de réflexion ont abouti à deux règles:une élection ne se perd pas. L’amitié n’est pas sacrée. Les fidèles alliés d’hier n’ont pas voix au chapitre. Les amis crédules sont dorlotés. Ceux qui refusent de se soumettre sont mis à la porte. Sans ménagement ni préavis. Par MOUNAWAR IBRAHIM

Au lendemain du 25 mars 2019, les proches du pouvoir laissaient entendre que des consultations étaient en cours pour la formation d’une équipe inclusive, synonyme d’apaisement. Le 15 de choc est maintenu. Àquelques détails près. On serait même tenté de dire qu’il n’y a eu qu’un remaniement. Les quatre ministres régaliens n’ont pas été inquiétés. Les multiples dérives du premier flic du pays n’ont eu aucun impact. Sa maîtrise présumée de la capitale prévaut. Souef Elamine est là lui aussi malgré les multiples rumeurs qui veulent lui acheter une pureté. Que doit-on comprendre de ces reconductions ? Du renouvellement de confiance à presque tous ces ministres en poste depuis 2016 ?Les leaders de l’opposition ont refusé de composer avec un homme qui ne les a pas du tout respectés ? Qu’en est-il de l’AMP ?  Seul Msaidie, son directeur de campagne est enfin récompensé. Pour service rendu ? Pas si sûr. Mliva, Djaé, Abdouloihabi, Elbak, Abdoulkarim, Sounhaj, Baco  ont eux aussi mouillé la chemise pour donner un semblant de sérieux à un match joué avant les Assises du pouvoir.

Ils doivent être entrain de se demander ce qu’a fait Msaidié pour décrocher un aussi grand portefeuille. Il a juste su tirer son épingle du jeu. Ou peut-être qu’il est décoré juste pour atteindre un ancien ami.  Lui aussi trahi et désormais à couteaux tirés avec la mouvance.

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