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Conseil de Transition Démocratique pour un État de droit (« Dawula ya Haki »)

Certains leaders des organisations de la diaspora qui manifestent depuis plusieurs mois contre le gouvernement comorien font actuellement des propositions de transition. Voici celle de Natuk Mohamed Mouzaoir, leader du parti Ulezi.

 

Les empiétements des lois par Azali Assoumani s’intensifient ces derniers jours. Le Colonel s’est arrogé coûte que coûte le pouvoir législatif en ayant la mainmise sur le judiciaire.

Après la dissolution de la cour constitutionnelle, la mascarade référendaire, le coup d’État électoral du 24 mars 2019 et l’écrasement de l’opposition et l’engloutissement des libertés fondamentales,

Le régime du colonel usurpateur du pouvoir s’active autour de l’organisation des élections législatives et municipales afin de s’arroger complètement toutes les prérogatives des trois pouvoirs pour mieux asseoir sa dictature. Nous parlons des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) qui garantissent fondamentalement le strict respect d’un État de Droit.

Au moment où la majorité des Comoriens aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur ne ménagent aucun effort pour rejeter en bloc le pouvoir illégitime du colonel Azali, ce dernier persiste à avancer par la force des baïonnettes. Comme un roc, les Comoriens d’où qu’ils se trouvent se dressent contre l’empire dictatorial et pour sauver l’Unité nationale, la démocratie et les libertés fondamentales. Ils intensifient leur lutte et tiennent à barrer la route à tout processus électoral jusqu’aux présidentielles de 2021. Ne reconnaissant pas la légitimité de la présidentielle actuelle, les Comoriens refuseront tout résultat émanant de toute espèce d’élection organisée par ce gouvernement que nous considérons comme illégal.

Azali doit partir et remettre le pouvoir au peuple. Pour l’instauration d’un État de Droit, un Conseil pour la transition démocratique (CTD) doit assurer la gestion des affaires de l’État jusqu’à l’organisation des élections présidentielles de 2021 sur la base de la constitution du 23 décembre 2001.

Sur une période de moins de deux ans le CTD aura comme missions prioritaires de réconcilier les Comoriens entre eux, trop dispersés depuis 2016 et organiser une véritable concertation inclusive sur la base du principe de « vérité et réconciliation », qui aura pour objectif de repenser des institutions fortes capables de résister aux différents aléas politiques et enfin organiser des élections libres et transparentes en 2021, en respectant strictement le tour de l’île d’Anjouan.

Pour la bonne réussite de ces élections générales, la CENI sera revisitée de fond en comble et la Cour constitutionnelle réinstallée.

Pendant cette période d’exception, la législature des députés et conseillers insulaires sera prolongée pour légiférer sur la légitimité des nouvelles autorités, issues du CTD.

Nos positions se résument ainsi :

  • Le départ immédiat et sans condition d’Azali Assoumani,
  • L’instauration d’un État de Droit,
  • La libération de tous les prisonniers politiques encore détenus à Ngazidja et à Anjouan,
  • Le strict respect de la constitution du 23 décembre 2001 révisée en 2009.

NATUK Mohamed Mouzaoir, Premier secrétaire national du parti Ulezi

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