OPINION

Bas les Masques

Qui de Salami, de l’Union moribonde de l’opposition et des dinosaures des réseaux occultes voudrait duper l’autre ?

En voulant tout gagner, le gouverneur Salami a tout perdu, et il est pris dans son propre piège.

Le gouverneur salami a voulu et visé le leadership de son parti de la discorde (Juwa) mais cela en piégeant son gourou Sambi. Il l’a convaincu de revenir au pays, malgré son implication incontestable sur le dossier de la citoyenneté économique. Car, jouissant de sa popularité éphémère personne n’oserait lui toucher même une mèche de sa barbe blanche. En  voyant ses rêves et ses plans se réaliser, en coffrant Sambi, Salami passe à la vitesse supérieure en poursuivant son bonhomme de chemin et cela en essayant à maintes reprises de vouloir duper certains anjouanais de la grande-Comore en les parlant d’insularité et de la tournante en 2021.

Mais qui est, réellement, Salami ?

On dirait un grand caméléon qui se métamorphose dans une forêt amazonienne ou un serpent à mille têtes. Ce qu’il déclare et affirme le soir devient mensonge le matin. Avec qui roule-t-il, son parti Juwa ou l’Union de l’opposition ?

Pour moi, ni l’un ni l’autre. Car il a fait piéger Sambi et Mahmoud Elarifou ainsi que ses proches collaborateurs du gouvernorat d’Anjouan en les incitant à commettre l’irréparable tout en criant qu’il ne va rien lâcher au profit du gouvernement central.

Après tout compte fait, on comprend mieux que Salami est pris dans son propre piège et il s’est mis dos au mur.

Comment Salami peut haïr son mentor Sambi jusqu’à prendre en otage sa ville natale et sa population mutsamudienne?

A tête reposée, on comprend mieux que Salami a lâché prise et s’est rendu car il risquait d’être lynché :

Soit Par sa propres milice, ultra-armée, après la haute trahison qu’il vient de le leur témoigner. Car, à travers sa première déclaration, Salami nie toute liaison avec les insurgés pendant que sur sa deuxième déclaration demandant  un cessez-le-feu immédiat, il se dit prêt à les représenter  lors des négociations ; chose faite car il se fait représenter par le Secrétaire Général de Dar-Nadja, et de son Conseiller juridique respectivement Mr Abdallah Mohamed et Mr Mohamed Ahmed Salim ;
Soit Par son propre parti Juwa section Mutsamudu et cela s’est bien illustré  avec la déclaration du maire de la capitale anjouanaise, qui est un membre Juwa,  demandant  la fin des hostilités sur l’ile et en pointant du doigt le caractère terroriste des éléments cagoulés dans la médina de Mutsamudu.
L’union de l’opposition, bêtement, dupée par Salami

Aussi rusé qu’il est, Salami a embobiné l’union de l’opposition et l’a fait piéger. Car, après l’insurrection à Anjouan, Salami reconnait, via une déclaration, avoir diligenté une marche pacifique  mais  nie toute implication dans l’utilisation des armes à feu sur l’Ile. Pendant que l’Union de l’opposition se solidarise et porte un soutien indéfectible aux insurgés une manière de dire au gouverneur Salami qu’ils sont de cœur avec lui. Et pour mieux paraître, cette Union des mécontents fait semblant de ne pas voir les dérives et les virages prises par Salami sans concertation aucune à leur égard. Le gars a, intelligemment, su éliminer l’Ex-VP-Djaffar, le gouverneur Hassani Hamadi ainsi que l’équipe dirigeante de l’Union de l’opposition. Personne ne parle de Djaffar à part qu’il s’est réfugié  en Tanzanie aux frais de la communauté chiite; ni de Hassani Hamadi demeurant, aujourd’hui, un mort vivant sur la scène politique nationale qu’insulaire et encore moins du leader de l’Union des mécontents l’Ex-VP Mamadou qui peinent à trouver sa voie (voix) mais aussi du père fondateur du parti FD en la personne de Mr Moustoifa Saïd Cheikh qui, durant sa carrière politique, a brillé par les contestations.

Les dinosaures des réseaux occultes.

Voulant emboîter les pas au Gouverneur Salami, l’équipe de l’opposition continue de vouloir salir l’image de notre pays sur l’internationale. Et comme par hasard, voila que débarque Mouzaoir Abdallah un homme qui, lors de l’accession de l’indépendance de notre pays s’est abstenu du vote qui a conduit notre peuple à sa souveraineté. De mal en pis, ce même Mouzaoir a diligenté le coup d’état de 1978 contre son propre régime alors qu’il était Ministre des Affaires étrangères. C’est celui-même qui aurait conseillé à l’Ex-VP Djaffar de jouer contre son camp en se désolidarisant de l’équipe au pouvoir. Et tout cela pour son rêve de redevenir Président de la défunte Cour Constitutionnelle. Ainsi, ce doyen de l’opposition et son équipe, au lieu d’appeler à l’apaisement et au cessez-le-feu réclamé par Salami, ont voulu commettre l’irréparable en organisant une manifestation échouée à Moroni, place Badjanani. Quelle leçon de morale et/ou de patriotisme cet opposant éternel au développement du pays veut nous donner ? Qu’a-t-il apporté à notre pays  pendant sa jeunesse pour qu’il se veut aujourd’hui le sauveur du peuple comorien ?  Lui qui est l’un des rédacteurs de la question qui a été posée, en 1972, parlant de « consultation des populations » en lieu et place de « Consultation de la population » et qui est certainement l’origine de l’occupation, jusqu’à nos jours, de l’île comorienne de Mayotte par la France.

Mais une chose est sur, ce coup tordu ne va pas rester impuni. Les complices, les auteurs, et les commanditaires, une fois arrêtés, seront tous traduits en justice et vont répondre de leurs actes. Et là, ne viennent pas dire qu’ils sont des prisonniers politiques tout comme ceux qui ont voulu fomenter le coup d’Etat, et ceux qui ont coupé la main du soldat Ali Radjabou, et j’en passe. Un criminel reste toujours un criminel quelque soit son statu.

Les membres de l’union de l’opposition, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, ont tous encouragé et soutenu publiquement l’insurrection et cela via des déclarations, des communiqués et/ou des textes postés sur les réseaux sociaux disant : « Je suis Anjouan » ; « Je suis pour la libération » ; « Vive la Révolution Ylang ylang » mais aujourd’hui ils veulent faire comprendre à qui le voudra qu’il s’agit d’un complot et d’une conspiration visant à destituer le Gouverneur Salami.

Les masques  viennent de tomber ;  Salami est pris la main dans le sac.

Tadjidine Ben Ahmed

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