{"id":9619,"date":"2023-08-15T19:33:54","date_gmt":"2023-08-15T16:33:54","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=9619"},"modified":"2023-08-15T19:33:55","modified_gmt":"2023-08-15T16:33:55","slug":"papalote-un-jeune-artiste-plein-de-promesses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/papalote-un-jeune-artiste-plein-de-promesses\/","title":{"rendered":"Papalot\u00e9. Un jeune artiste plein de promesses"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Papalot\u00e9 de son vrai nom, Hamza Anoir Houssen, dot\u00e9 de talents de percussionniste, est l\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations musicales de cette d\u00e9cennie. Un musicien accompli, qui ne cesse de surprendre son public depuis sa premi\u00e8re sc\u00e8ne en 2012<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Abdouroihmane Ibrahim<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Papalot\u00e9 est aliment\u00e9 par son envie de partager et d\u2019exprimer ce qu\u2019il ressent \u00e0 travers les lives et des th\u00e8mes qui lui sont chers&nbsp;: l\u2019amour, la soci\u00e9t\u00e9, la jeunesse\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abPapalot\u00e9\u00bb est le surnom qu\u2019il porte depuis son plus jeune \u00e2ge. Comme athl\u00e8te qui jouait au handball, il avait pris l\u2019habitude de se placer plus aux c\u00f4t\u00e9s des filles qu\u2019aux c\u00f4tes des hommes. Il les fr\u00e9quentait un peu plus que le reste de sa bande qui d\u00e9cida alors de le nommer ainsi. \u201cPapalot\u00e9\u201d qui voulait dire pour eux, le \u201cPapa des filles\u201d. Et c\u2019est devenu son nom d\u2019artiste dans la musique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un m\u00e9lange de rock, pop, RnB et musique traditionnelle.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il joue de la musique constitu\u00e9e par plusieurs genres musicaux. Ainsi appel\u00e9 World music. Un m\u00e9lange de rock, pop, RnB et de musique traditionnelle entre autres. C\u2019est la musique de tout un chacun. Peu importe, l\u2019endroit ou le pays o\u00f9 il se produit, son public peut facilement s\u2019y retrouver.<\/p>\n\n\n\n<p>Le choix de ce genre musical vient du fait que \u00abd\u00e9j\u00e0, c\u2019est international\u00bb et qu\u2019il ne veut pas se baser sur un seul genre. Inspir\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre chanteur comorien \u00c9liasse ben Joma qui est un auteur, compositeur et multi-instrumentiste, il pense que la musique comorienne ne doit pas \u00eatre le seul genre de musique \u00e0 faire. Il se doit de toucher tout le monde.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab Je suis tomb\u00e9 fou de ce genre de musique, le Word music, qui est une sorte d\u2019h\u00e9ritage que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de partager avec mon public. Comme chez nous, le toirab a \u00e9t\u00e9 pendant des ann\u00e9es le seul genre de musique le plus populaire et que de nos jours, certains artistes veulent changer cela en jouant autre chose \u00bb, explique Papalot\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une mani\u00e8re d\u2019initier de jeunes artistes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il a tout d\u2019abord cr\u00e9\u00e9 le \u00ab&nbsp;trio de Papalot\u00e9&nbsp;\u00bb. Il a lui-m\u00eame form\u00e9 un de ses musiciens afin de partager les sc\u00e8nes. Ensuite, il a cr\u00e9\u00e9 un groupe qu\u2019il a nomm\u00e9 Wamwezi, essentiellement pour partager son savoir. Le but est de recruter de jeunes talents ou des jeunes anim\u00e9s par l\u2019esprit artistique et qui veulent apprendre la musique afin de les initier et de leur montrer la voie. \u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019aux Comores, il manque de musiciens form\u00e9s, Papalot\u00e9 a d\u00e9cid\u00e9 de changer cela en commen\u00e7ant par ce groupe. Et il est pr\u00eat \u00e0 prendre n\u2019importe qui voudra apprendre, qu\u2019il ait des notions dans le domaine ou pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019existe pas d\u2019\u00e9cole de musique ou un endroit o\u00f9 tous les jeunes qui voudraient apprendre viendraient s\u2019y retrouver. Les musiciens comoriens sont presque tous autodidactes.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab&nbsp;Alors qu\u2019ils viennent nombreux&nbsp;! J\u2019aimerais bien avoir plusieurs disciples, car cela veut dire que demain, on aura plusieurs musiciens. D\u00e9j\u00e0 dans le collectif, il y a une femme qui n\u2019a jamais jou\u00e9 de la batterie, pourtant on l\u2019a form\u00e9. Aujourd\u2019hui elle en joue. Il y en a qui n\u2019ont jamais chant\u00e9, maintenant ils essaient de chanter et ceux qui n\u2019ont jamais jou\u00e9 de la guitare et qui en jouent aujourd\u2019hui. Ce qui veut dire qu\u2019avec un peu volont\u00e9, ils peuvent tous apprendre&nbsp;\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un d\u00e9but exceptionnel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En dehors des Comores, en 2014, Papalot\u00e9 a jou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice o\u00f9 il s\u2019est retrouv\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ses talents d\u2019athl\u00e8te. Il en a profit\u00e9 pour faire une sc\u00e8ne. Mais en solo, car il n\u2019avait pas son groupe avec lui. Il a ensuite particip\u00e9 au M\u00e9dina Festival d\u2019Anjouan en 2016. Aux c\u00f4t\u00e9s de Maalesh et de son fils Aman qui jouait de la basse, Papalot\u00e9 assurait la percussion et accompagnait Maalesh avec les chants. Mais il n\u2019a pas encore eu l\u2019opportunit\u00e9 de jouer tout seul ou avec son groupe bien qu\u2019il le souhaite vivement.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e, il avait pr\u00e9vu avec son \u00e9quipe d\u2019y participer, mais sans savoir pourquoi, ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 recontact\u00e9s par l\u2019organisation et ils n\u2019ont pas non plus \u00e9t\u00e9 mis dans l\u2019affiche.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;De toute fa\u00e7on, nous on est l\u00e0. On attend. Peut \u00eatre que ce n\u2019\u00e9tait pas le bon moment, mais en tout cas, on est en stand bye&nbsp;\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Papalot\u00e9 a \u00e9galement jou\u00e9 \u00e0 Mayotte avec son groupe le trio Papalot\u00e9, le 26 f\u00e9vrier 2022 aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019\u00c9liasse Ben Joma \u00e0 Chirongui.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un artiste d\u00e9vou\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Papalot\u00e9 estime que c\u2019est par ses efforts qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 choisi comme les autres avant et apr\u00e8s lui. Pour lui, ce n\u2019\u00e9tait pas le fruit du hasard, mais celui d\u2019un travail acharn\u00e9 bien m\u00e9rit\u00e9. Il r\u00e9p\u00e8te tous les jours. Il ne fait pas de la musique pour le buzz ni pour la popularit\u00e9, plut\u00f4t pour l\u2019art. Pour lui, c\u2019est un travail pour lequel il a \u00e9norm\u00e9ment de respect. C\u2019est pour cela qu\u2019il s\u2019est donn\u00e9 pour mission de promouvoir le live car c\u2019est du live que l\u2019on reconna\u00eet le vrai talent et non le playback.<\/p>\n\n\n\n<p>Said Hassane Ezidine commun\u00e9ment appel\u00e9 Teda, son manager a vu le talent hors pair et le courage du jeune musicien et il a d\u00e9cid\u00e9 de miser sur sa r\u00e9ussite. \u00abPapalot\u00e9 est un \u00e9corch\u00e9 de la sc\u00e8ne. Avant cette sortie \u00e0 Mayotte, il a effectu\u00e9 plus de 2000 heures (6 heures par jour sur une ann\u00e9e) de r\u00e9p\u00e9tition \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique est un h\u00e9ritage que Papalot\u00e9 a re\u00e7u de sa m\u00e8re qui chantait dans les \u00ab&nbsp;mashuhuli&nbsp;\u00bb. Entre les mains d\u2019Abdallah GP, un des c\u00e9l\u00e8bres musiciens qui a jou\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Maalesh, il a appris \u00e0 jouer de la guitare, de la percussion entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a aussi c\u00f4toy\u00e9 plein d\u2019autres artistes aupr\u00e8s desquels il a beaucoup appris. Il a aussi jou\u00e9 pour beaucoup d\u2019entre eux, notamment Dadiposlim, Malha, Mountaz, Malesh et tant d\u2019autres avant de devenir leader et de former son propre groupe.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 l\u2019alliance fran\u00e7aise, une premi\u00e8re pour sa troupe d\u2019apprentis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019alliance fran\u00e7aise, apr\u00e8s le spectacle intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;Je n\u2019ai pas de nom&nbsp;\u00bb de Soumette Ahmed, Papalot\u00e9 a donn\u00e9 un concert avec son collectif \u00ab&nbsp;Wamwezi&nbsp;\u00bb sur le terrain de basket. Il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s touch\u00e9 de partager la sc\u00e8ne avec ses apprentis pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ce soir-l\u00e0, on a beaucoup aim\u00e9 mon \u00e9quipe et moi. Il y a eu un public de fous. Des gens qui ne nous connaissaient m\u00eame pas nous ont connus et on a partag\u00e9 un moment joyeux avec eux.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Lucef Hamidi, guitariste amateur, membre du groupe Wamwezi, \u00e9tait autant enthousiaste&nbsp;: \u00ab Faire partie d\u2019un groupe comme celui-ci, nous apprend beaucoup. Que \u00e7a soit au niveau social ou au niveau artistique. Et je peux dire que j\u2019ai beaucoup appris. C\u2019est une joie d\u2019avoir partag\u00e9 cela. Pour moi, apprendre \u00e0 jouer en live me permet de me pr\u00e9parer \u00e0 toute \u00e9ventualit\u00e9. Aujourd\u2019hui je fais de la guitare, mais je vois d\u2019autres gens jouer de la batterie et j\u2019apprends \u00e0 travers eux. Une chose que je n\u2019aurais sans doute pas eue, si j\u2019\u00e9tais rest\u00e9 chez moi. Et personnellement je trouve que cr\u00e9er ce groupe \u00e9tait une tr\u00e8s bonne initiative. \u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019il y a des jeunes qui pensent que faire de la musique c\u2019est seulement aller en studio et faire du playback. Aujourd\u2019hui, je pars dans des concerts, je joue de la guitare pour un tas d\u2019artistes, chanteurs et slameurs. Une chose que je ne faisais pas avant \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Papalot\u00e9 de son vrai nom, Hamza Anoir Houssen, dot\u00e9 de talents de percussionniste, est l\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations musicales de cette d\u00e9cennie. Un musicien accompli, qui ne cesse de surprendre son public depuis sa premi\u00e8re sc\u00e8ne en 2012. Par Abdouroihmane Ibrahim Papalot\u00e9 est aliment\u00e9 par son envie de partager et d\u2019exprimer ce qu\u2019il ressent \u00e0 travers [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":9620,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[312,97],"class_list":["post-9619","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","tag-edition-441","tag-trending"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/9619","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/comments?post=9619"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/9619\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9621,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/9619\/revisions\/9621"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media\/9620"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media?parent=9619"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/categories?post=9619"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/tags?post=9619"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}