{"id":8939,"date":"2023-01-05T18:38:12","date_gmt":"2023-01-05T15:38:12","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=8939"},"modified":"2023-01-05T18:38:14","modified_gmt":"2023-01-05T15:38:14","slug":"said-hassane-jaffar-musicien-patriote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/said-hassane-jaffar-musicien-patriote\/","title":{"rendered":"<strong>Said Hassane Jaffar, Musicien &amp; patriote<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Sa\u00efd Hassane Sa\u00efd Jaffar a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 le 11 d\u00e9cembre dernier au cimeti\u00e8re de Magudju \u00e0 Moroni, tout pr\u00e8s de la maison familiale. Avec lui s\u2019en est all\u00e9 un pan de l\u2019histoire culturelle et politique des Comores.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Par <em>ABDOU NOUHOU Badroudine, Doctorant en Histoire, Universit\u00e9 de La R\u00e9union<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Said Hassane Jaffar \u00e9tait un des fondateur et musicien des premiers groupes musicaux modernes comoriens qui \u00e9taient la plateforme de l\u2019introduction des vari\u00e9t\u00e9s musicales occidentales (<em>hippy<\/em>, <em>y\u00e9y\u00e9<\/em>, <em>Beatles<\/em>, rock and roll am\u00e9ricain, etc.). Fils de l\u2019homme politique Prince Sa\u00efd Mohamed Jaffar, Said Hassane Jaffar \u00e9tait originaire de Moroni, un journaliste de formation et membre fondateur de l\u2019Association Guilde des Artistes Comoriens (GAC) cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Paris en 1990.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Said Hassane Jaffar, le directeur et fondateur du GAC (1999-2003)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Association culturelle Guilde des Artistes Comoriens (GAC) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1990 \u00e0 Paris sous la pr\u00e9sidence de Said Hassane Jaffar. Elle se donne comme objectif de faire reconnaitre les artistes comoriens de talents, mais presque inconnus. Elle souhaite \u0153uvrer pour l\u2019enrichissement de la culture comorienne par un apport judicieux et raisonnable de toutes les autres cultures.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle s\u2019est tout de suite lanc\u00e9e dans un concert pour f\u00eater et soutenir une autre naissance, celle de l\u2019\u00ab&nbsp;Association comorienne des Droits de l\u2019Homme&nbsp;\u00bb. R\u00e9gie par la loi de 1901, la Guilde des Artistes Comoriens (GAC) comptait alors 19 membres. De grands noms de l\u2019art et de la musique aux Comores y adh\u00e8rent&nbsp;: Abou Chihabi, Gam Gam, Laher, Momo, Dali Hamadi Ben Cheikh, Sham\u2019s le com\u00e9dien, et bien d\u2019autres. L\u2019association a organis\u00e9 de nombreuses manifestations et soir\u00e9es culturelles dans la communaut\u00e9 comorienne. La toute premi\u00e8re a eu lieu en juillet 1990, c\u2019est une soir\u00e9e culturelle avec des artistes de la GAC. En avril 1991, ceux-ci organisent une journ\u00e9e comorienne avec la F\u00e9d\u00e9ration comorienne de Marseille (FECOM), et en juin 1991, un bal en r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es d\u2019hibernation, le GAC rena\u00eet de ses cendres en publiant un Bulletin mensuel \u00e0 partir du 1<sup>er<\/sup> janvier 1999. Cette fois, elle veut faire conna\u00eetre et \u00e9tudier les modes d\u2019expression des Comoriens, \u00e0 commencer par la musique. Ce bulletin \u00e9tait compos\u00e9 de trois parties&nbsp;: la premi\u00e8re partie est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c9ditorial de Said Hassane Jaffar dans lequel il dressait un tableau de l\u2019actualit\u00e9 politique de l\u2019archipel des Comores. Dans la deuxi\u00e8me partie, on retrouvait un aspect de la musique comorienne d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. La troisi\u00e8me et derni\u00e8re partie \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e aux annonces souvent la sortie des albums de musique ou bien aussi sur la publication d\u2019ouvrages ou des annonces sur des \u00e9v\u00e8nements culturels de la diaspora comorienne en France ou aux Comores. Ce bulletin prenait l\u2019initiative de traiter dans ses colonnes, chaque fois, un aspect portant sur la litt\u00e9rature, la cuisine, l\u2019artisanat, la peinture, la photo, la sculpture, le th\u00e9\u00e2tre, etc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Said Hassane Jaffar, un journaliste en formation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s trois ann\u00e9es de formation \u00e0 l\u2019\u00c9cole de journalisme de la rue du Louvre \u00e0 Paris, Said Hassane Jaffar d\u00e9croche son dipl\u00f4me en 1975. Cette \u00e9poque correspond \u00e0 la prise de l\u2019ind\u00e9pendance des Comores et la prise du pouvoir par le r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire d\u2019Ali Soilihi en ao\u00fbt 1975. Le nouveau r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire avait besoin de journalistes vu que les journalistes fran\u00e7ais \u00e9taient tous rentr\u00e9s en France apr\u00e8s la proclamation de l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa\u00efd Hassane Jaffar est retourn\u00e9 aux Comores et a int\u00e9gr\u00e9 la Radio Comores apr\u00e8s le d\u00e9part des techniciens fran\u00e7ais refoul\u00e9s par le r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire. Une fois aux Comores, Said Hassane Jaffar a demand\u00e9 au chef de la r\u00e9volution, Ali Soilihi, de pouvoir int\u00e9grer la radio nationale vu sa formation d\u2019archiviste et documentation. Par ailleurs, il \u00e9tait charg\u00e9 de la chaine internationale de la Radio Comores (Fran\u00e7ais, Swahili, Malgache et l\u2019anglais). Il a am\u00e9nag\u00e9 et coordonn\u00e9 cette institution de la Radio Comores. Il faisait en m\u00eame temps du \u00ab&nbsp;Monitoring&nbsp;\u00bb de la Radio France Internationale qui avait des correspondants dans les diff\u00e9rents pays pour lui fournir des reportages qui seront diffus\u00e9s sur les radios qui ont sign\u00e9 un accord de coop\u00e9ration avec la France. Et Said Hassane Jaffar est celui qui envoyait les reportages sur les Comores. Le Service d\u2019Archives et de documentation existait depuis la p\u00e9riode coloniale, mais il \u00e9tait juste r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la conservation des discours des autorit\u00e9s coloniales. Une grande partie des archives sonores de la Radio ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9es en France.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois aux Comores, il est rest\u00e9 et a travaill\u00e9 \u00e0 la Radio Comores sous le r\u00e9gime d\u2019Ali Soilihi. \u00c0 la chute de ce r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire, la pr\u00e9sence de Said Hassane Jaffar \u00e0 la Radio Comores est compliqu\u00e9e, surtout avec les nouveaux militants du nouveau r\u00e9gime d\u2019Ahmed Abdallah et des mercenaires. Le bouleversement politique qu\u2019ont connu les Comores apr\u00e8s l\u2019assassinat d\u2019Ali Soilihi et les pressions du nouveau gouvernement ont pouss\u00e9 Said Hassane Jaffar \u00e0 d\u00e9missionner de ses fonctions \u00e0 la Radio Comores. Des partisans du nouveau r\u00e9gime travaillant \u00e0 Radio Comores vont signer une p\u00e9tition pour que Said Hassane Jaffar soit licenci\u00e9 de son poste \u00e0 la radio, vu qu\u2019il \u00e9tait partisan d\u2019Ali Soilihi et que sa pr\u00e9sence risque de nuire au bon d\u00e9roulement de la radio (notre informateur refuse de nous donner les noms des personnes qui ont foment\u00e9 ce coup de licenciement vu qu\u2019ils sont encore vivants\u2026). La p\u00e9tition a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e et envoy\u00e9e \u00e0 la Pr\u00e9sidence du nouveau gouvernement et Said Hassane Jaffar en a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019Abbas Djoussouf, ministre de l\u2019Int\u00e9rieur \u00e0 cette \u00e9poque. De plus, son ami Hadji Hassanaly (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2019) \u00e9tait ministre de l\u2019Information. Le Pr\u00e9sident Ahmed Abdallah lui avait confi\u00e9 comme mission de faire table rase de tout ce qui peut ressembler \u00e0 l\u2019ancien r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire et m\u00eame le personnel favorable au r\u00e9gime r\u00e9volutionnaire ou qui avait une relation avec Ali Soilihi, ainsi que les gens issus du m\u00eame village (Shuani en Grande Comore).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 son retour en France, il int\u00e8gre Radio France Internationale (RFI).<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait \u00e0 la retraite et r\u00e9sidait \u00e0 Paris. Durant la 3<sup>e<\/sup> ann\u00e9e d\u2019\u00e9tude de Said Hassane Jaffar en journalisme, des fortun\u00e9s de La R\u00e9union sont venus dans leur \u00c9cole pour leur annoncer qu\u2019ils voulaient ouvrir le journal connu aujourd\u2019hui comme \u00ab&nbsp;<em>Le Quotidien de La R\u00e9union<\/em>&nbsp;\u00bb. Ils \u00e9taient venus chercher des professionnels en journalisme pour assurer le d\u00e9roulement du nouveau journal. Et les professionnels qui les int\u00e9ressaient vraiment \u00e9taient ceux qui \u00e9taient issus des \u00eeles du sud de l\u2019oc\u00e9an Indien (Seychelles, Maurice, La R\u00e9union, Comores, Madagascar). Said Hassane Jaffar fait partie de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s cette ann\u00e9e qui marquait aussi la fin de sa formation. Mais, Said Hassane a souhait\u00e9 transiter par les Comores pour demander l\u2019autorisation du gouvernement comorien qui lui avait octroy\u00e9 la bourse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Said Hassan Jaffar et les premiers groupes de musique aux Comores<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 60 et 70, l\u2019\u00e9closion de groupes musicaux modernes comme les \u00ab&nbsp;Blue Jean\u2019s&nbsp;\u00bb devenus les \u00ab&nbsp;Kart\u2019s&nbsp;\u00bb, les \u00ab&nbsp;Mini Jean\u2019s&nbsp;\u00bb devenus les \u00ab&nbsp;Moody Blues&nbsp;\u00bb, les \u00ab&nbsp;Baby Jean\u2019s&nbsp;\u00bb devenus les \u00ab&nbsp;Super Boys&nbsp;\u00bb, les \u00ab&nbsp;Anges Noirs&nbsp;\u00bb, les sollicitations \u00e9taient tellement nombreuses (pour diverses animations de f\u00eates, de bals ou autres r\u00e9ceptions&#8230;) que les parents des jeunes musiciens comme Said Hassane Jaffar, Abdallah Islam et Solange Esparon et bien d\u2019autres, craignaient parfois, une certaine d\u00e9saffection pour les \u00e9tudes, au profit de la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Au nombre de ces sollicitations, Sa\u00efd Mohamed Sa\u00efd Tourqui de Moroni, un des grands pr\u00e9curseurs de cette musique moderne naissante, organisait, pour la premi\u00e8re fois, une animation musicale appel\u00e9e&nbsp;\u00ab&nbsp;Radio Crochet&nbsp;\u00bb. Mais cette c\u00e9r\u00e9monie a mal tourn\u00e9 puisque certains musiciens ont \u00e9t\u00e9 hu\u00e9s et insult\u00e9s sur sc\u00e8ne par les spectateurs : \u00ab&nbsp;Je n\u2019ai jamais pu \u00e0 cette occasion, me r\u00e9soudre \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019entendre au cours de ce m\u00e9morable \u00ab&nbsp;Radio Crochet&nbsp;\u00bb, des spectateurs indisciplin\u00e9s, brailler et huer sans discernement tous les artistes en herbe pr\u00e9sents, y compris un certain Oubeidillah et un certain Mahmoud Ezidine, dans une interpr\u00e9tation pourtant magistrale, du succ\u00e8s de Myriam Mak\u00e9ba: \u00ab&nbsp;Mala\u00efka&nbsp;\u00bb. Et c\u2019est l\u00e0 que me vient l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er parall\u00e8lement au n\u00f4tre, un deuxi\u00e8me groupe musical moderne, les \u00ab&nbsp;Mini Jean\u2019s&nbsp;\u00bb, de m\u00eame conception, avec Oubeidillah (chant et guitare solo), Mahmoud Ezidine (chant et guitare basse), Youssouf Jaffar (chant et guitare rythmique), Ali Affandi (chant et batterie) et Salim Awadi (chant). Dans la foul\u00e9e, je monte et forme \u00e9galement les \u00ab&nbsp;Baby Jean\u2019s&nbsp;\u00bb, avec Guigui, Adina, Ounkachat et B\u00e9b\u00e9 Ali Mandjee&nbsp;\u00bb. C\u2019est dans cette situation que <a>Said Hassane Jaffar <\/a>et ses coll\u00e8gues musiciens cr\u00e9ent le nouveau groupe musical appel\u00e9 les \u00ab&nbsp;Mini Jean\u2019s&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Said Hassane Jaffar, dans le bulletin du GAC, donne une description sur l\u2019\u00e9closion des groupes musicaux comoriens en ces termes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quand dans les ann\u00e9es 60, en pleine crise d\u2019adolescence, avec quelques accords plaqu\u00e9s sur les premi\u00e8res guitares acoustiques, la mienne, <sup>&nbsp;<\/sup>appartenant \u00e0 mon oncle Housseine, guitariste \u00e9m\u00e9rite fraichement d\u00e9barqu\u00e9 de Madagascar, on est \u00e0 cent lieues de penser que par ce geste, on puisse irr\u00e9m\u00e9diablement chambouler en grande partie, la musique traditionnelle comorienne. Avec Claude Collet (guitare solo et chant), Jojo Collet (batterie et chant), Solange Esparon (chant), Abdallah Islam (chant), Omar Ali (ch\u0153ur) et votre serviteur Said Hassane Jaffar (guitare rythmique, basse et chant), nous montions \u00e0 cette \u00e9poque, les \u00ab&nbsp;Blue Jean\u2019s&nbsp;\u00bb de Moroni, le premier groupe musical moderne de toute l\u2019histoire comorienne, talonn\u00e9 de pr\u00e8s par le groupe Joujou d\u2019Ouani (Anjouan) et le groupe les \u00ab&nbsp;Rapaces&nbsp;\u00bb de Mayotte&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Said Hassane Jaffar rajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;On pensait sans pr\u00e9tention aucune, imiter simplement nos idoles de l\u2019\u00e9poque (\u00ab&nbsp;Beatles&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Shadows&nbsp;\u00bb, Elvis Presley, Otis Redding, BB King, Bob Dylan, etc.), et faire partager notre passion pour ces musiques (Blues, rock, folk, pop, <em>rythm and blues<\/em>, etc.) et ces instruments venus d\u2019ailleurs (plus particuli\u00e8rement la guitare \u00ab&nbsp;Fender&nbsp;\u00bb de Hank Marvin des \u00ab&nbsp;Shadows&nbsp;\u00bb, aux sonorit\u00e9s caract\u00e9ristiques)&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Abou Chihabi, un des musiciens des \u00ab&nbsp;Anges noirs&nbsp;\u00bb, nous a confi\u00e9 qu\u2019il imitait Cat Stevents, Bob Dylane, Otis Redding, et bien d\u2019autres. Ils \u00e9taient inspir\u00e9s par le mouvement <em>y\u00e9y\u00e9<\/em> et imitaient les rythmes musicaux \u00e9trangers tels que les rythmes blues des artistes comme Otis Redding, Johnny Hollyday, Elvis Presley, et bien d\u2019autres. Le pr\u00e9l\u00e8vement musical se faisait dans les balcons des maisons des personnes qui poss\u00e9daient les tourne-disques ou <em>senturi<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Toutefois, les genres musicaux europ\u00e9ens ont enrichi davantage le r\u00e9pertoire musical comorien tout en pr\u00e9servant son originalit\u00e9. Le dynamisme engendr\u00e9 par le contact de cultures et de civilisations originaires d\u2019Afrique, d\u2019Arabie, d\u2019Asie et d\u2019Europe favorise la cr\u00e9ativit\u00e9 musicale et artistique. Ces musiques s\u2019influencent, selon Yu Sion Live, de fa\u00e7on r\u00e9ciproque, se transmettant de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration et \u00e9voluant en s\u2019enrichissant de nouveaux \u00e9l\u00e9ments invent\u00e9s ou import\u00e9s dans un contexte d\u2019\u00e9changes interculturels.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, les artistes les plus influents de la musique comorienne comme Abou Chihabi sont issus des premiers groupes musicaux modernes comoriens. Cette premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration a form\u00e9, \u00e0 leur tour, de nouveaux artistes comme Maalesh, Salim Ali Amir, Adina ou bien aussi des jeunes de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration comme <strong>Eliasse Ben Joma<\/strong>, perp\u00e9tuent cette culture musicale indianoc\u00e9anique dans l\u2019archipel et dans le monde.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les informations relat\u00e9es dans cet article sont issues des entretiens avec Marhem le 15 ao\u00fbt 2020 \u00e0 son domicile, du journal GAC et des photos des groupes musicaux des ann\u00e9es 1970 qu\u2019il m\u2019a fournies.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u00e9gende de la photo\u00a0: Il s\u2019agit dans cette photo, les anciens \u00ab Blue-jean\u2019s \u00bb, premier groupe comorien \u00e0 guitare (1960), devenu ici \u00ab Kart\u2019s \u00bb (1970). Sur sc\u00e8ne ici : de gauche \u00e0 droite : Roger (guitare solo), Said Hassane Jaffar alias Bod (au centre, guitare rythmique et chant). Ensuite Adinane (basse et chant) et Cent-mille \u00e0 la batterie.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sa\u00efd Hassane Sa\u00efd Jaffar a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 le 11 d\u00e9cembre dernier au cimeti\u00e8re de Magudju \u00e0 Moroni, tout pr\u00e8s de la maison familiale. Avec lui s\u2019en est all\u00e9 un pan de l\u2019histoire culturelle et politique des Comores. 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