{"id":8613,"date":"2022-09-20T11:57:04","date_gmt":"2022-09-20T08:57:04","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=8613"},"modified":"2022-09-20T11:57:06","modified_gmt":"2022-09-20T08:57:06","slug":"une-jeunesse-en-derive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/opinion\/une-jeunesse-en-derive\/","title":{"rendered":"Une jeunesse en d\u00e9rive"},"content":{"rendered":"\n<p>Personne ne peut rester passif devant l\u2019\u00e9garement de la jeunesse de notre pays. Beaucoup de nos jeunes sont dans le d\u00e9sespoir. Ils vivent en ce moment un d\u00e9sespoir total, parce que certains de nos dirigeants ont voulu cela. Aucune solution ne leur est propos\u00e9e pour leur avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cela, beaucoup de nos jeunes se carburent \u00e0 l\u2019alcool, se jettent dans la drogue, semant bien \u00e9videmment la peur et l\u2019incompr\u00e9hension totale sur leur route. Sous nos yeux, nous voyons nos jeunes tribalis\u00e9s par nos politiques qui ne forment pas, qui n\u2019enseignent pas, qui ne proposent aucun programme v\u00e9ritable pour le pays. Des politiques qui corrompent et utilisent les jeunes parce qu\u2019ils repr\u00e9sentent plus de 60&nbsp;% de la population comorienne, pour leur ascension au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une soci\u00e9t\u00e9 comme la n\u00f4tre, cette \u00ab&nbsp;d\u00e9rive&nbsp;\u00bb constitue une v\u00e9ritable catastrophe. Nous sommes-nous d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9 la question de savoir qui est responsable&nbsp;? Peut-\u00eatre, oui&nbsp;! Mais que la solution n\u2019est toujours pas trouv\u00e9e. Je ne vais certainement pas fustiger des gens. D\u2019habitude, on dit que les responsables sont les parents, les hommes et les femmes politiques, le bon Dieu, \u00ab&nbsp;<em>c\u2019est Dieu qui a fait cela&nbsp;\u00bb<\/em> ou bien \u00ab&nbsp;<em>c\u2019est Dieu qui a voulu cela\u2009<\/em>\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>c\u2019est \u00e9crit par Dieu, il ne pourrait donc pas l\u2019\u00e9chapper&nbsp;\u00bb<\/em>. Pire encore, certains accusent Satan <em>\u00ab il est hant\u00e9 par des fant\u00f4mes, c\u2019est pourquoi il est comme \u00e7a\u2026&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sans chercher \u00e0 savoir pourquoi une telle situation nous paralyse, jamais nous ne retrouverons la solution. Il est donc temps de passer \u00e0 l\u2019action pour construire notre pays. Les jeunes doivent prendre leur destin en main. Oui, l\u2019heure a sonn\u00e9 pour que le peuple se r\u00e9veille enfin. Ne fondons surtout pas notre espoir sur des dirigeants qui se servent de notre jeunesse pour leur gagne-pain.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9linquance augmente chez nous, dans notre pays. Des jeunes de moins de 15 ans fument de la drogue, boivent et deviennent les rois et reines des bo\u00eetes de nuit. Quelque chose qui n\u2019existait pas il y a vingt, trente ans en arri\u00e8re. Mais, tout cela n\u2019inqui\u00e8te personne. La jeunesse doit \u00eatre mise face \u00e0 elle-m\u00eame, en lui soulignant sa part de responsabilit\u00e9 dans l\u2019enfoncement de notre cher pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce ne seront ni des fonctionnaires ni des intellectuels \u00e9trangers ou internationaux qui viendront r\u00e9soudre ce probl\u00e8me qui d\u00e9cime notre pays. C\u2019est \u00e0 nous, Comoriens, de trouver et apporter des r\u00e9ponses v\u00e9ritables pour le pays que nous tous, pr\u00e9tendons aimer. Comment une soci\u00e9t\u00e9 peut changer pour l\u2019excellence, sans effort ? Qu\u2019est-ce que nous devons faire pour progresser&nbsp;? Il serait peut-\u00eatre mieux que chacun de nous se pose ces questions, \u00e0 commencer par les jeunes eux-m\u00eames. Ces quelques lignes n\u2019ont certainement pas les solutions n\u00e9cessaires pour sortir notre pays de l\u2019impasse o\u00f9 nous nous trouvons actuellement, mais les \u00e9crire \u00e0 destination de nos politiques, de nos parents, des jeunes, des associations d\u2019aide humanitaire, ou de d\u00e9veloppement communautaire, de la soci\u00e9t\u00e9 civile, entre autres, suscitera peut-\u00eatre le d\u00e9bat. Nous devons imposer le d\u00e9bat d\u2019id\u00e9es chez nous. Oui, nous avons tous soif de d\u00e9bats sains, auxquels nous pourrons prendre en consid\u00e9ration les questions ainsi que les r\u00e9ponses qui changeront le cours dangereux des choses.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne suis pas en train de dire que tous les jeunes sont dangereux, corrompus et\/ou des drogu\u00e9s. Il y a encore des jeunes qui ne sont pas pollu\u00e9s. Nous avons encore des jeunes qui souhaiteraient travailler pour m\u00e9riter leur r\u00e9ussite. Des jeunes qui se sentent responsables de leur destin, il y en a encore dans notre pays. Mais, ceux qui tiennent les manettes les marginalisent. Nous avons ces jeunes qui sont sans salaire depuis des mois et des mois alors qu\u2019ils assurent le m\u00e9tier de m\u00e9decins, d\u2019administrateurs ou d\u2019enseignant dans nos \u00e9coles primaires et secondaires.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9cris ces quelques lignes pour que chacun de nous se sente concern\u00e9. Pour raconter ce que je sais de notre pays. Je peux me tromper, mais il est temps de r\u00e9agir avant qu\u2019il ne soit trop tard ou de dire encore une fois \u00ab&nbsp;<em>je ne savais pas ce qui se passait chez moi&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019expose ici un bilan qui attriste beaucoup de nos concitoyens qui se donnent encore le temps d\u2019analyser les d\u00e9marches malsaines de certains de nos dirigeants vis-\u00e0-vis du peuple comorien. Ils se demandent avec beaucoup d\u2019angoisse quand va vraiment s\u2019arr\u00eater le cauchemar. Les Comoriens vivent le cauchemar au quotidien. En 1997, par la mauvaise gouvernance, partout o\u00f9 ils se trouvaient, les Comoriens ont vu leur pays avancer en galop vers une s\u00e9paration totale de nos \u00eeles, annonc\u00e9e par les s\u00e9paratistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi devons-nous nous inqui\u00e9ter&nbsp;? Tout simplement, parce que tous les fondements sur lesquels un \u00c9tat de droit doit se reposer sont en train de conna\u00eetre des d\u00e9clins chez nous. Quels sont-ils, ces fondements&nbsp;? Nous abandonnons progressivement les valeurs de solidarit\u00e9 h\u00e9rit\u00e9es de nos parents, engendr\u00e9es par la conscience d\u2019appartenir \u00e0 une m\u00eame histoire, et \u00e0 un m\u00eame territoire g\u00e9ographique pour construire notre destin. Certains se croient diff\u00e9rents des autres. D\u2019autres sont pr\u00eats \u00e0 fuir notre pays pour vivre ailleurs o\u00f9 ils pensent pouvoir s\u2019en sortir mieux que sur place.<\/p>\n\n\n\n<p>Le respect des lois, de la Constitution, est le dernier des soucis de nos dirigeants. Le respect des autres n\u2019est plus une valeur \u00e0 d\u00e9fendre, car on est pr\u00eat \u00e0 se salir soi-m\u00eame, en d\u00e9tournant les caisses du village, de l\u2019association, de la r\u00e9gion, puis de l\u2019\u00c9tat une fois aux commandes. Bref, on ne respecte plus sa personne, ne parlons pas de celle des autres. Le chacun pour soi prime sur certains parmi nous. Ce triste constat peut nous amener \u00e0 nous poser cette question cruciale qu\u2019est-ce qui int\u00e9resse nos responsables ? \u00c0 l\u2019\u00e9vidence, la r\u00e9ponse qui nous vient en premier est&nbsp;: le para\u00eetre. Le para\u00eetre nous transforme et transforme notre soci\u00e9t\u00e9. Il oriente nos efforts vers le monde illusoire des apparences. Il est absolument temps de changer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Personne ne peut rester passif devant l\u2019\u00e9garement de la jeunesse de notre pays. Beaucoup de nos jeunes sont dans le d\u00e9sespoir. Ils vivent en ce moment un d\u00e9sespoir total, parce que certains de nos dirigeants ont voulu cela. Aucune solution ne leur est propos\u00e9e pour leur avenir. 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