{"id":8403,"date":"2022-08-01T19:23:25","date_gmt":"2022-08-01T16:23:25","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=8403"},"modified":"2022-08-01T19:23:27","modified_gmt":"2022-08-01T16:23:27","slug":"celebration-de-la-journee-mbae-trambwe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/celebration-de-la-journee-mbae-trambwe\/","title":{"rendered":"C\u00e9l\u00e9bration de la journ\u00e9e&nbsp;Mbae&nbsp;Trambwe<br>&nbsp;"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le 20 juillet \u00e0\u00a0Koimbani\u00a0a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la journ\u00e9e\u00a0\u00ab\u00a0Mbae\u00a0Trambwe.\u00a0\u00bb\u00a0Une aura artistique a resplendi\u00a0dans la ville historique et traditionnelle\u00a0du\u00a0Washili.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Houdhe\u00eff Mdziani<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Du matin\u00a0\u00e0 l\u2019apr\u00e8s-midi, la journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 rythm\u00e9e par l\u2019ivresse corporelle des danses traditionnelles. Des tam-tams r\u00e9gissaient, des voix grisantes raisonnaient, des \u00e9toffes traditionnelles brillaient \u00e0 la clart\u00e9 du soleil qui illuminait le palais\u00a0de\u00a0Trambwe\u00a0tout pr\u00e8s duquel se d\u00e9roulait le spectacle.<br>D\u2019une part la troupe de Kwambani, compos\u00e9e essentiellement de femmes, a donn\u00e9 une prestation\u00a0chor\u00e9graphique, et d\u2019autre part, l\u2019ACDM de\u00a0Mbeni\u00a0qui s\u2019est d\u00e9marqu\u00e9e par le\u00a0traditionnel sambe : la danse a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e sous un rythme ondulant des corps, des pas millim\u00e9tr\u00e9s et des gestes raffin\u00e9s.<br>Au milieu de\u00a0l\u2019apr\u00e8s-midi, le spectacle s\u2019est \u00e9clips\u00e9 pour laisser germer la parole jouissive, charnelle, charmante, la\u00a0langue comorienne dans son originalit\u00e9, dans son authenticit\u00e9, avec l\u2019effort de n\u2019apporter aucun n\u00e9ologisme fran\u00e7ais. L\u2019attention fut port\u00e9e\u00a0sur l\u2019importance de sauvegarder notre langue, de perp\u00e9tuer sa beaut\u00e9\u00a0linguistique comme l\u2019ont fait Mohamed Nabhane avec son roman \u00ab\u00a0Mtsandu kashkazi Kusi Misri\u00a0\u00bb et la po\u00e9tesse Zamzam Elhad\u00a0avec son recueil de po\u00e8mes en comorien \u00ab\u00a0Tsandza\u00a0\u00bb.\u00a0<br>Pendant quelques heures, les spectateurs ont \u00e9t\u00e9 saisis, immerg\u00e9s dans l\u2019univers oratoire et jubilatoire, po\u00e9tique et historique.\u00a0Un chantre a\u00a0d\u00e9clam\u00e9\u00a0avec passion et ardeur, la vie de Trambwe, sa famille et l\u2019origine des noms de quelques villes\u00a0du\u00a0Washili\u00a0\u00e0 travers des r\u00e9cits historiques des guerriers voyageurs, des sultanats et des familles nobles ayant domin\u00e9 la Grande-Comore.<br>Cette journ\u00e9e fut, aussi, honor\u00e9e par la pr\u00e9sence et l\u2019intervention du Docteur\u00a0Wadjih Abderemane, chercheur, anthropologue et enseignant. Son discours \u00e9tait principalement bas\u00e9 sur la d\u00e9finition de la culture, essentiellement comorienne.\u00a0D\u2019apr\u00e8s son discours, la culture comorienne ne se r\u00e9sume pas qu\u2019aux danses traditionnelles, la tradition orale aussi, en fait partie. C\u00e9l\u00e9brer la journ\u00e9e de Trambwe, c\u2019est, selon lui, c\u00e9l\u00e9brer la culture comorienne.<br>Il a aussi tenu \u00e0 pr\u00e9ciser, pour enlever toute ambig\u00fcit\u00e9 historique, que\u00a0Trambwe, a choisi volontairement de po\u00e9tiser la langue comorienne au lieu de l\u2019\u00e9crire par choix, par volont\u00e9. C&#8217;est-\u00e0-dire de respecter des normes de la po\u00e9sie \u00e0 savoir l\u2019intonation, la musicalit\u00e9 et le rythme. Tout en faisant l\u2019analogie avec le po\u00e8te fran\u00e7ais Pierre de Ronsard.<br>\u00c0 la nuit tomb\u00e9e, sous le regard cr\u00e9pitant des \u00e9toiles, dans un d\u00e9cor traditionnel majestueux, le public a vu apparaitre sur sc\u00e8ne l\u2019\u00e9crivain Aboubacar Said Salim qui a tenu \u00e0 ouvrir le spectacle de la veill\u00e9e po\u00e9tique, une veill\u00e9e qui a m\u00eal\u00e9 mises en sc\u00e8ne artistique, po\u00e9sie et chant. La langue comorienne a \u00e9t\u00e9 cajol\u00e9e, caress\u00e9e de la langue par des artistes passionn\u00e9ment amoureux du Shikomori tels que le slameur Rahim Elhad, connu sous le nom du Parolier du Karthala et rythm\u00e9e \u00e0 la fin par la prestation de Mwegne M\u2019madi, le g\u00e9nie manipulateur du ndzendze.<br>\u00c0 la fin, du spectacle, les organisateurs ont tenu \u00e0 interpeller le gouvernement pour qu\u2019il consacre un budget national pour la c\u00e9l\u00e9bration de cette journ\u00e9e, vu qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 rendue officielle en 2002 pour \u00e9viter la mendicit\u00e9 et la charit\u00e9 forc\u00e9e pour une activit\u00e9 qui\u00a0ne concerne pas que la ville de Kwambani, mais tous les Comoriens.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 20 juillet \u00e0\u00a0Koimbani\u00a0a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la journ\u00e9e\u00a0\u00ab\u00a0Mbae\u00a0Trambwe.\u00a0\u00bb\u00a0Une aura artistique a resplendi\u00a0dans la ville historique et traditionnelle\u00a0du\u00a0Washili. 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