{"id":8374,"date":"2022-07-25T11:17:18","date_gmt":"2022-07-25T08:17:18","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=8374"},"modified":"2022-07-31T00:58:32","modified_gmt":"2022-07-30T21:58:32","slug":"quel-est-lhymne-comorien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/politique\/quel-est-lhymne-comorien\/","title":{"rendered":"Quel est l\u2019hymne comorien ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Il y a une certaine pr\u00e9tention \u00e0 croire avec beaucoup de s\u00e9rieux que des linguistes ou des historiens ou m\u00eame les auteurs peuvent d\u00e9terminer le bon texte officiel de l\u2019hymne national des Comores ou dire quelle version doit \u00eatre chant\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Par MiB<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Les historiens peuvent sans doute retrouver ou reconstituer la version originale, celle qui a \u00e9t\u00e9 choisie en 1978, apr\u00e8s la restauration d\u2019Ahmed Abdallah. Les auteurs peuvent aussi dire quel \u00e9tait le texte qu\u2019ils ont pr\u00e9sent\u00e9 aux autorit\u00e9s pour devenir l\u2019hymne national. Ils sont les mieux plac\u00e9s pour dire quel \u00e9tait le premier texte de l\u2019hymne. Les linguistes peuvent transcrire l\u2019hymne dans la bonne version du shiNdzauni et l\u2019\u00e9crire avec l\u2019orthographe moderne. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019apport important qu\u2019ils ont fait sur ce texte.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le reste, tout appartient \u00e0 l\u2019\u00c9tat qui a pu, dans le pass\u00e9, modifier formellement ou non le texte officiel, qui th\u00e9oriquement conserve la version officielle comme tous les autres symboles de l\u2019\u00c9tat et qui a aussi la possibilit\u00e9 de modifier cet hymne par un acte du parlement. Au-del\u00e0 de l\u2019\u00c9tat, aucune entit\u00e9 ne peut affirmer d\u00e9tenir ou \u00e9tablir la version officielle d\u2019un symbole repr\u00e9sentant la nation.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, qu\u2019est-ce se passe-t-il quand l\u2019\u00c9tat est d\u00e9faillant dans ce domaine \u00e9galement. Quand le protocole d\u2019\u00c9tat n\u2019a aucune version officielle&nbsp;? Quand le chef de l\u2019\u00c9tat lui-m\u00eame ne connait pas la version officielle et pire, est surpris dans une vid\u00e9o devenue virale, en train de chanter une version inconnue de l\u2019hymne national (\u00ab&nbsp;biladi li kombozi pia&nbsp;\u00bb), alors qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 pendant tr\u00e8s longtemps un militaire (jusqu\u2019au grade de colonel) et qu\u2019il a d\u00fb normalement le chanter chaque matin au lever du drapeau dans sa caserne&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il arrive ce qu\u2019on voit actuellement. En 2021, le protocole de l\u2019\u00c9tat ou les charg\u00e9s de la communication de Beit-Salam choisissent une chanteuse pour chanter l\u2019hymne national le 6 juillet, sans chercher \u00e0 savoir comment elle va l\u2019interpr\u00e9ter et si elle a bien compris la petite histoire qui est racont\u00e9e dans l\u2019hymne. Du coup, on se retrouve avec une chanteuse qui au lieu de dire que les iles de l\u2019archipel sont au firmament (brillent) affirme que les \u00eeles se sont s\u00e9par\u00e9es (\u00e9loign\u00e9es). En 2022, on apprend que c\u2019est un groupe qui a choisi le chanteur et lui a donn\u00e9 le texte revu par les linguistes pour le chanter le 6 juillet. Sans aucune intervention de l\u2019\u00c9tat\u00a0?<\/p>\n\n\n\n<p>Si nous avons chant\u00e9 pendant plus de quarante une version, est-ce que ce n\u2019est pas de fait la version qui est impos\u00e9e par les diverses constitutions&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis plus d\u2019un an que ce d\u00e9bat sur l\u2019hymne national d\u00e9chire les Comoriens, le gouvernement ne prend m\u00eame pas la peine de se prononcer, notamment pour dire aux Comoriens quel est l\u2019hymne officiel. Il ne sait pas lui-m\u00eame et donc laisse faire les rumeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette d\u00e9liquescence de l\u2019\u00c9tat que nous observons tous les jours dans divers domaines, il faudrait que chacun garde un minimum de modestie. Ce n\u2019est ni aux historiens, ni aux linguistes et encore moins aux chanteurs pay\u00e9s pour une prestation, sans que les services de l\u2019Etat leur donnent un texte officiel, sans que les communicants de Beit-Salam n\u2019entendent leur interpr\u00e9tation de l\u2019hymne national de fa\u00e7onner un quelconque symbole de l\u2019Etat.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00c9tats o\u00f9 les ministres ont le souci de servir, tout cela est d\u00e9termin\u00e9 par un texte de loi, parfois int\u00e9gr\u00e9 dans la Loi fondamentale et tous les citoyens savent \u00e0 quoi se r\u00e9f\u00e9rer. Mais, quand je vois qu\u2019en 2021 et en 2022, les artistes choisis pour chanter l\u2019hymne national font ce qu\u2019ils veulent, je me dis que c\u2019est la marque d\u2019un \u00c9tat dont les dirigeants, en plus de se moquer du sort du peuple, se fichent compl\u00e8tement des symboles qu\u2019ils devraient ch\u00e9rir. Et ils voudraient reporter leurs responsabilit\u00e9s sur des linguistes ou des historiens ? Cela n\u2019est pas possible. Il n\u2019est pas du ressort des chercheurs de prendre des d\u00e9cisions politiques. Si les responsables politiques actuels ne peuvent pas assumer leurs r\u00f4les et responsabilit\u00e9s, ils doivent laisser les places \u00e0 d\u2019autres, car la communication ne peut pas tout cacher.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 lire \u00e9galement : <a href=\"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/quel-est-lhymne-comorien\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Conf\u00e9rence de l&#8217;association Uwanga : l&#8217;hymne national et l&#8217;identit\u00e9 comorienne<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a une certaine pr\u00e9tention \u00e0 croire avec beaucoup de s\u00e9rieux que des linguistes ou des historiens ou m\u00eame les auteurs peuvent d\u00e9terminer le bon texte officiel de l\u2019hymne national des Comores ou dire quelle version doit \u00eatre chant\u00e9e. 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