{"id":5300,"date":"2021-02-07T22:31:17","date_gmt":"2021-02-07T19:31:17","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=5300"},"modified":"2021-02-10T14:56:19","modified_gmt":"2021-02-10T11:56:19","slug":"gauni-la-shindzuani-une-tenue-traditionnelle-populaire-a-anjouan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/gauni-la-shindzuani-une-tenue-traditionnelle-populaire-a-anjouan\/","title":{"rendered":"\u00ab Gauni la shindzuani \u00bb : une tenue traditionnelle populaire \u00e0 Anjouan."},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Chaque \u00eele de l\u2019archipel des Comores a sa sp\u00e9cificit\u00e9 dans la tradition et les coutumes. Tel est le cas du Madjliss \u00e0 Ngazidja, du Barzangi \u00e0 Ndzouani, le Diridji \u00e0 Mwali, Manzaraka \u00e0 Mayotte, etc. Il en est de m\u00eame pour les tenues traditionnelles. Masiwa vous ram\u00e8ne \u00e0 Anjouan pour \u00e9voquer \u00ab\u00a0le gauni la shindzuani\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0la robe \u00e0 la mode d\u2019Anjouan).\u00a0 <\/em><\/strong><em>Par\u00a0<\/em><em>Natidja HAMIDOU\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><em>\u00a0Gauni la shindzuani\u00a0<\/em>qu\u2019on peut traduire commun\u00e9ment par \u00ab robe \u00e0 l\u2019anjouanaise\u00a0\u00bb, est une tenue traditionnelle comorienne. Celle-ci est constitu\u00e9e de l\u2019assemblage du <em>nkandzu,<\/em> qui comporte la partie haute de la tenue, avec le <em>saluva, <\/em>qui est la partie du bas. Elle est tr\u00e8s populaire et incontournable \u00e0 Anjouan, la deuxi\u00e8me \u00eele de l\u2019archipel des Comores.<\/p>\n<p>Cette popularit\u00e9 tient \u00e0 son origine anjouanaise\u00a0: \u00ab\u00a0La premi\u00e8re robe a \u00e9t\u00e9 confectionn\u00e9e sur l\u2019\u00eele d\u2019Anjouan. Plusieurs th\u00e9ories diff\u00e8rent sur sa cr\u00e9ation\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 celle qu\u2019on surnomme NAJphotography<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, une photographe anjouanaise, avant de pr\u00e9ciser que\u00a0: \u00ab\u00a0c\u2019est la tenue traditionnelle par excellence comme est le <em>Sahare <\/em>na <em>Subaya <\/em>\u00e0\u00a0Ngazidja, ou m\u00eame le<em> saluva<\/em> et <em>kishali<\/em> \u00e0 Moh\u00e9li\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cet habit est arbor\u00e9 par toutes les femmes anjouanaises, de diff\u00e9rentes cat\u00e9gories sociales et de toutes les tranches d\u2019\u00e2ges. \u00ab\u00a0C\u2019est un v\u00eatement valorisant pour la femme anjouanaise. Il n\u2019y a pas d\u2019\u00e2ge pour le porter\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Moumtiant Ridhoine, enseignante de fran\u00e7ais \u00e0 Ouani. Pour la photographe, il s\u2019agit d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0une transmission de m\u00e8re \u00e0 fille, et de grand-m\u00e8re \u00e0 petite fille. On se voit offrir un <em>gauni <\/em>\u00e0 chaque \u00e9tape de notre vie de femme. De la naissance \u00e0 la pubert\u00e9 jusqu\u2019au mariage\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cette tenue implique et connote \u00e0 la fois, la beaut\u00e9, la pudeur et la valeur de la femme anjouanaise. Elle est port\u00e9e ainsi lors des diff\u00e9rents \u00e9v\u00e9nements culturels (mariage, fian\u00e7ailles, bapt\u00eames, f\u00eates de la pubert\u00e9) et cultuels (fun\u00e9railles, ramadan, f\u00eate de l\u2019a\u00efd, c\u00e9l\u00e9bration de la naissance du proph\u00e8te). \u00ab\u00a0Il est de coutume pour une jeune maman, de se faire belle et de s\u2019habiller de<em> gauni<\/em> le 40<sup>e<\/sup> jour apr\u00e8s son accouchement. Et si le b\u00e9b\u00e9 est une fille, elle doit \u00eatre v\u00eatue identiquement que sa m\u00e8re. C\u2019est ce qui est \u00e0 la mode ces derniers temps\u00a0\u00bb, explique l\u2019enseignante avant d\u2019ajouter que \u00ab\u00a0quand on le porte, on se sent tr\u00e8s belle, m\u00eame en \u00e9tant petite\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La photographe estime que \u00ab\u00a0gauni est une v\u00e9ritable marque d\u2019identit\u00e9\u00a0\u00bb. D\u2019ailleurs, \u00e0 Ngazidja, on l\u2019appelle <em>nkandzu ya kindzuani<\/em> pour d\u00e9signer cet habit m\u00eame si ce n\u2019est pas la vraie appellation. Une d\u00e9nomination qui renvoie \u00e0 son origine anjouanaise.<\/p>\n<p><em>Gauni la kindzuani <\/em>est confectionn\u00e9e \u00e0 partir de diff\u00e9rents tissus traditionnels. Une partie de la confection se fait \u00e0 la machine et une autre partie est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la main. \u00ab\u00a0Des couturi\u00e8res existent partout dans l\u2019\u00eele. Certaines se sont install\u00e9es dans les autres \u00eeles. L\u2019entreprise \u00ab\u00a0Sublimez-vous\u00a0\u00bb s\u2019est lanc\u00e9e dans le pr\u00eat-\u00e0-porter <em>Gauni <\/em>accessible \u00e0 tout le monde, alliant valeur traditionnelle et modernit\u00e9\u00a0\u00bb, affirme NAJphotgraphy.<\/p>\n<p>En effet, dans les autres \u00eeles de l\u2019archipel, cette tenue peut \u00eatre port\u00e9e dans des c\u00e9r\u00e9monies festives, mais elle n\u2019est pas incontournable comme \u00e0 Anjouan. Notre pays ne poss\u00e8de pas d\u2019usine de production textile. Les tissus traditionnels sont donc import\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> L\u2019interlocutrice a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 donner son nom d\u2019artiste.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque \u00eele de l\u2019archipel des Comores a sa sp\u00e9cificit\u00e9 dans la tradition et les coutumes. Tel est le cas du Madjliss \u00e0 Ngazidja, du Barzangi \u00e0 Ndzouani, le Diridji \u00e0 Mwali, Manzaraka \u00e0 Mayotte, etc. Il en est de m\u00eame pour les tenues traditionnelles. Masiwa vous ram\u00e8ne \u00e0 Anjouan pour \u00e9voquer \u00ab\u00a0le gauni la shindzuani\u00a0\u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":5301,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-5300","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/5300","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/comments?post=5300"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/5300\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5302,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/5300\/revisions\/5302"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media\/5301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media?parent=5300"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/categories?post=5300"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/tags?post=5300"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}