{"id":5246,"date":"2021-01-31T22:54:50","date_gmt":"2021-01-31T19:54:50","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=5246"},"modified":"2021-01-31T22:54:50","modified_gmt":"2021-01-31T19:54:50","slug":"cinema-catmoon-ou-hollywood-aux-comores","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/cinema-catmoon-ou-hollywood-aux-comores\/","title":{"rendered":"Cin\u00e9ma : Catmoon ou Hollywood aux Comores ?"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Une autre forme de <\/em><\/strong><strong><em>cin\u00e9ma<\/em><\/strong><strong><em> qui n\u2019<\/em><\/strong><strong><em>attend<\/em><\/strong><strong><em> que le soutien de tous pour faire <\/em><\/strong><strong><em>irruption<\/em><\/strong><strong><em>. Marvel et <\/em><\/strong><strong><em>Warner Bros <\/em><\/strong><strong><em>\u00a0sont le style <\/em><\/strong><strong><em>cin\u00e9matographique<\/em><\/strong><strong><em> que <\/em><\/strong><strong><em>d\u00e9sirent<\/em><\/strong><strong><em> adapter Catmoon. Ouvrir un studio de production n\u2019est pas <\/em><\/strong><strong><em>facile<\/em><\/strong><strong><em> dans un pays ou le <\/em><\/strong><strong><em>cin\u00e9ma<\/em><\/strong><strong><em> n\u2019est pas soutenu. Sauf qu\u2019<\/em><\/strong><strong><em>apr\u00e8s<\/em><\/strong><strong><em> la sortie <\/em><\/strong><strong><em>renversante<\/em><\/strong><strong><em> de Code <\/em><\/strong><strong><em>I,<\/em><\/strong> <strong><em>le public demande <\/em><\/strong><strong><em>une deuxi\u00e8me<\/em><\/strong> <strong><em>saison<\/em><\/strong><strong><em>.<\/em><\/strong><strong><em> Nos jeunes <\/em><\/strong><strong><em>cin\u00e9astes<\/em><\/strong><strong><em> pourront<\/em><\/strong><strong><em>&#8211;<\/em><\/strong><strong><em>ils combler leur public\u00a0? <\/em><\/strong><strong><em>La sortie de Code <\/em><\/strong><strong><em>II<\/em><\/strong><strong><em> nous <\/em><\/strong><strong><em>le <\/em><\/strong><strong><em>dira<\/em><\/strong><strong><em>.<\/em><\/strong> <strong><em>Comme <\/em><\/strong><strong><em>le p<\/em><\/strong><strong><em>r\u00e9disent<\/em><\/strong> <strong><em>les <\/em><\/strong><strong><em>r\u00e9alisateurs,<\/em><\/strong><strong><em> cela risque de faire un carton. <\/em><\/strong><em>Par\u00a0<\/em><em>Intissam Dahilou<\/em><\/p>\n<p>Le risque est grand sauf que Catmoon met le feu. Cr\u00e9\u00e9 en octobre 2019 par Ali William, il ne lui a pas fallu suer pour assembler plus d\u2019une vingtaine de membres dans l\u2019\u00e9quipe. Leur souhait, faire du cin\u00e9ma. <em>\u00ab\u00a0Nous voulons bousculer les choses.<\/em> <em>Apr\u00e8s<\/em><em> la sortie de Code <\/em><em>I,<\/em><em> il<\/em> <em>y a pas <\/em><em>mal <\/em><em>de jeunes <\/em><em>cin\u00e9astes<\/em><em> qui veulent <\/em><em>r\u00e9aliser<\/em><em> des<\/em><em> courts <\/em><em>m\u00e9trages<\/em><em>.<\/em><em> Et c\u2019est bien<\/em><em>,\u00a0car nous leur avons donn\u00e9 la motivation de franchir des pas. Notre objectif est de pouvoir r\u00e9aliser des films sans pour autant vivre \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u2026\u00a0\u00bb <\/em>Tranche Ali William.<\/p>\n<p>Code I, un court m\u00e9trage de huit minutes qui bouscule le r\u00e9el comorien. De l\u2019action, c\u2019est ce que veulent produire Imame Toibibou, ishbina Issima\u00eela, Sarcane Abdulatuph et toute l\u2019\u00e9quipe. Sortie \u00e0 la salle du centre American corner Comoros le 27 f\u00e9vrier 2020, Code I s\u00e9duit, surprend puis interroge. Le public est conquis par ce nouveau style de fiction. Catmoon nous offre du John Wick \u00e0 la Comorienne. Un genre de film que la chaine nationale comorienne (ORTC) refuse de diffuser. La raison, les films de fiction et d\u2019action ne figurent pas dans leur programme. Cela ne d\u00e9courage pas pour autant Catmoon. <em>\u00ab\u00a0<\/em><em>Moi<\/em><em>,<\/em><em> je suis <\/em><em>autodidacte,<\/em> <em>je n\u2019ai<\/em><em> pas fait <\/em><em>d<\/em><em>\u2019<\/em><em>\u00e9cole<\/em><em> de <\/em><em>cin\u00e9ma<\/em><em>.<\/em> <em>C\u2019est pareil pour tous les membres de notre <\/em><em>\u00e9quipe<\/em><em>. Cependant<\/em><em>,<\/em><em> si on fait \u00e7a ce n\u2019est p<\/em><em>as forcement pour l\u2019argent<\/em><em>, mais c\u2019est pour l\u2019amour du cin\u00e9ma. Si \u00e7a se trouve, on va y arriver ou pas, mais c\u2019est avant tout pour le plaisir\u00a0\u00bb, p<\/em>r\u00e9cise Ali William. Certains r\u00e9alisateurs comoriens sont hostiles au film d\u2019action et de fiction, car selon eux ils ne s\u2019adaptent pas encore \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 comorienne. Pourtant, il s\u2019av\u00e8re bien que c\u2019est le choix qu\u2019ont choisi Ali William et son collectif de cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>Code I est un fait hollywoodien. De la manipulation, de l\u2019action, du suspense, du cin\u00e9ma comme on en voit sur Netflix. Catmoon veut changer la donne. Les Comoriens aiment les films d\u2019action. Ceux-ci inondent le net, la t\u00e9l\u00e9visons et les t\u00e9l\u00e9phones portables. Presque la moiti\u00e9 de la population y trouve un refuge. La sortie de Code I attire des nouveaux amoureux. Un flux de jeunes acteurs tourne autour des cam\u00e9ras.\u00a0\u00a0La plage et les boites de nuit attirent de moins en moins les jeunes. Les r\u00e9p\u00e9titions de Code II rassemblent de plus en plus de spectateurs. Des flashes qui \u00e9clairent partout. Des acteurs qui gagnent en popularit\u00e9. Des funs qui se d\u00e9placent pour les voir jouer. Le centre American corner Comoros est devenu le lieu de fantasmes de jeunes \u00e9tudiants et \u00e9coliers comoriens. Voir jouer les acteurs fait r\u00eaver les t\u00e9l\u00e9spectateurs qui attendent la prochaine sortie de Code II avec impatience.\u00a0<em>\u00ab\u00a0J\u2019ai <\/em><em>beaucoup<\/em><em> aim\u00e9 Code I. Sauf qu\u2019<\/em><em>\u00e0<\/em><em> mon go<\/em><em>\u00fb<\/em><em>t il manqu<\/em><em>e<\/em><em> du suspense. Mais un tel projet donne envie de <\/em><em>faire <\/em><em>carri\u00e8re<\/em><em> dans le <\/em><em>monde du cin\u00e9ma<\/em><em>\u00a0\u00bb <\/em>nous avoue Said Hodari, un t\u00e9l\u00e9spectateur<em>. <\/em>Catmoon est pr\u00eat \u00e0 soutenir tout r\u00e9alisateur ou acteur qui veut r\u00e9aliser un film d\u2019action. Sa d\u00e9termination \u00e0 vouloir d\u00e9velopper le septi\u00e8me art pousse le collectif \u00e0 la charit\u00e9. <em>\u00ab\u00a0Catmoon<\/em><em>,<\/em><em> c\u2019est le collectif de tout le monde\u00a0\u00bb<\/em><em>, <\/em>tranche Ali William. Un r\u00eave qui leur a permis de faire la rencontre de Mohamed Sa\u00efd Ouma, initiateur du CIFF (Comores international film festival). Le r\u00e9alisateur qui a fait un succ\u00e8s avec son dernier film documentaire \u00ab Carton rouge\u00a0\u00bb\u00a0 leur promet de leur trouver des dates de diffusion dans des festivals.<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: normal !msorm;\"><strong>Le r\u00eave comorien<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Parler du r\u00eave comorien n\u2019a rien de succulent. Nos jeunes cin\u00e9astes se montrent audacieux. Sauf qu\u2019ils rencontrent \u00e9norm\u00e9ment de difficult\u00e9s lors des tournages. Faire du cin\u00e9ma aux Comores est un v\u00e9ritable calvaire. Le septi\u00e8me art est quasi inexistant au pays. Le petit nombre de r\u00e9alisateurs qui produisent et diffusent encore des films sont de la diaspora. Depuis 2016, l\u2019Al Camar, seule salle de cin\u00e9ma depuis 1962 a ferm\u00e9 ses portes \u00e0 double tour. Entre 2012 et 2015, le CIFF, premier festival de cin\u00e9ma aux Comores a tenu 4 ans. \u00c0 l\u2019horizon, aucun studio de production n\u2019a ouvert. Avoir un avenir cin\u00e9matographique dans un espace aussi vide est un pari qui co\u00fbte les yeux de la t\u00eate.\u00a0<em>\u00ab\u00a0<\/em><em>Pourquoi c\u2019est <\/em><em>toujours<\/em><em> la musique <\/em><em>et la danse <\/em><em>qu\u2019on<\/em><em> met <\/em><em>en avant aux Comores\u00a0? <\/em><em>Pourquoi on <\/em><em>ne <\/em><em>nous aide pas nous\u00a0<\/em><em>les <\/em><em>cin\u00e9astes<\/em><em> ? On a quand m\u00eame aussi un grand r\u00f4le \u00e0 jouer dans notre patrimoine culturel.\u00a0On a presque la majorit\u00e9 de la population comorienne qui regarde des telenovelas, canal + et d\u2019autres chaines influentes. Pourquoi on ne produit pas nos propres films\u00a0? Ouvrir nos propres chaines de t\u00e9l\u00e9vision pour diffuser nos films\u00a0? \u00bb<\/em>, demande Ali William<em>.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>Vendre notre pays par le Cin\u00e9ma, un souci que se fait l\u2019initiateur de Catmoon. Avoir des boites de production est avant tout une opportunit\u00e9 pour que les jeunes cin\u00e9astes puissent se produire et diffuser leurs films. Les entreprises et le gouvernement restent sourds quant au soutien financier du travail de ses cin\u00e9astes. Que restent-ils \u00e0 nos jeunes cin\u00e9astes\u00a0? Pour le moment, rien d\u2019autre que de la d\u00e9termination et de la passion.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une autre forme de cin\u00e9ma qui n\u2019attend que le soutien de tous pour faire irruption. Marvel et Warner Bros \u00a0sont le style cin\u00e9matographique que d\u00e9sirent adapter Catmoon. Ouvrir un studio de production n\u2019est pas facile dans un pays ou le cin\u00e9ma n\u2019est pas soutenu. 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