{"id":4973,"date":"2020-02-29T23:12:26","date_gmt":"2020-02-29T20:12:26","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=4973"},"modified":"2020-03-02T21:01:58","modified_gmt":"2020-03-02T18:01:58","slug":"le-taux-de-croissance-en-chute-il-ne-rime-pas-avec-lemergence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/le-taux-de-croissance-en-chute-il-ne-rime-pas-avec-lemergence\/","title":{"rendered":"Le taux de croissance en chute, il ne rime pas avec l&#8217;\u00e9mergence"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les chiffres sont alarmants pour un pays qui veut \u00e9merger. Ils ne proviennent pas de n\u2019importe quelle structure. C\u2019est la banque centrale des Comores qui les annonce par la voix de son gouverneur, Younoussa Ben Imani, qui a d\u00e9voil\u00e9 l&#8217;actualit\u00e9 \u00e9conomique et mon\u00e9taire des \u00eeles Comores lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse en d\u00e9but de semaine. <\/strong><em>Par\u00a0<\/em><em>Ali Mba\u00e9<\/em><\/p>\n<p>Selon lui, les activit\u00e9s \u00e9conomiques ont connu une v\u00e9ritable chute. Le taux de croissance passe de 3,8 en 2018 \u00e0 environ 2,1% en 2019. Les Comores perdent 1,7 points de taux de croissance du PIB. Une baisse qui s\u2019expliquerait par le passage du cyclone Kenneth au mois d\u2019avril dernier. Malgr\u00e9 ce chiffre alarmant, le gouverneur de la Banque centrale souligne quelques \u00ab\u00a0\u00e9volutions\u00a0\u00bb positives notamment la hausse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et persistante du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix due au grossissement anormal et excessif des moyens de paiement. Le taux d&#8217;inflation est pass\u00e9 \u00e0 3,6 en 2019 contre 1,7 en 2018. Du c\u00f4t\u00e9 des finances publiques, la contraction des recettes int\u00e9rieurs est de 16,7% et le repli des d\u00e9penses int\u00e9rieurs de 2%.<\/p>\n<p><strong><em>[ihc-hide-content ihc_mb_type=&#8221;show&#8221; ihc_mb_who=&#8221;2,3,4,5,6,9&#8243; ihc_mb_template=&#8221;1&#8243; ]<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>La consolidation du secteur bancaire <\/strong><\/p>\n<p>Sur le secteur bancaire, la BCC observe qu\u2019une consolidation de l\u2019activit\u00e9 d&#8217;une ann\u00e9e en une autre. Elle affiche un bilan total de 143 milliards de fcs en 2019 contre 134 milliards fc en 2018. Soit une hausse de 7%. Pour ce qui est des encours de cr\u00e9dit, il souligne qu&#8217;en termes de rentabilit\u00e9, le secteur affiche un milliard Kmf de r\u00e9sultat contre 200 millions un an auparavant. R\u00e9sultat qui est le fruit de l&#8217;augmentaion de l&#8217;encours de cr\u00e9dit de 5 milliards par rapport \u00e0 2018 tandis que l&#8217;encours des d\u00e9p\u00f4ts a vu une augmentation de 6,7%. Un effort dont le chef de la banque ne tardera pas \u00e0 s&#8217;en approprier les m\u00e9rites : \u00ab\u00a0Aujourd&#8217;hui, le secteur bancaire reprend du souffle apr\u00e8s des ann\u00e9es de doutes\u00a0\u00bb. Interrog\u00e9 par les journalistes, Ben Imani en a profit\u00e9 pour d\u00e9monter \u00e9galement le r\u00f4le que peut jouer la Banque centrale des Comores sur la question des repreneurs. La d\u00e9l\u00e9gation du groupe Sipromad &amp;Thomson \u00e0 la t\u00eate de laquelle se trouvait le PDG Ylias Abkaraly et qui voudrait acheter les parts de la BNP dans le capital de la BIC en \u00e9tait le parfait exemple. \u00ab\u00a0Les repreneurs des banques se pr\u00e9sentent avec des plans d&#8217;affaires. De notre c\u00f4t\u00e9, nous regardons d&#8217;abord s&#8217;ils sont cr\u00e9dibles. Nous nous basons aussi\u00a0 sur les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9tablissement pour donner l&#8217;agr\u00e9ment. S&#8217;il r\u00e9pond aux crit\u00e8res demand\u00e9es et qu&#8217;il a en m\u00eame temps n\u00e9goci\u00e9 avec BNP Paribas, il aura son engagement. Et si un repreneur d&#8217;une banque ne tient pas \u00e0 ces engagements, nous mettons la pression pour qu&#8217;il les respecte\u00a0\u00bb, a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Les objectifs fix\u00e9s ?<\/strong><\/p>\n<p>La BCC s&#8217;est fix\u00e9 certaines priorit\u00e9s. Elle a identifi\u00e9 certains \u00e9l\u00e9ments qui pourraient \u00e9pauler le secteur : la relance\u00a0 des cr\u00e9dits \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie, en rassurant les \u00e9tablissement de cr\u00e9dit et en facilitant l&#8217;acc\u00e8s du secteur priv\u00e9 au syst\u00e8me bancaire, l\u2019adoption d&#8217;une r\u00e9glementation de la finance islamique aux Comores, la modernisation du syst\u00e8me national du paiement, la r\u00e9flexion sur la mise en place de m\u00e9canismes de garantie pour faciliter l&#8217;acc\u00e8s au cr\u00e9dit,\u00a0 l&#8217;am\u00e9lioration du climat des affaires et la r\u00e9flexion sur la mise en place de mesure de bonification des taux sur des secteurs prioritaires (agriculture, tourisme, p\u00eache, jeunes promoteurs, &#8230;)<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a065 % des avoirs ext\u00e9rieurs sont envoy\u00e9s au tr\u00e9sor fran\u00e7ais\u00a0\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Le gouverneur de la banque centrale n&#8217;a pas manqu\u00e9 aussi d&#8217;\u00e9voquer le d\u00e9bat sur le franc CFA qui agite les milieux intellectuels africains. Il a rappel\u00e9 les quatre principes de la coop\u00e9ration mon\u00e9taire entre la France et les pays de la zone CFA. Sur ces quatre principes figure le d\u00e9p\u00f4t d&#8217;au moins 65% des avoirs ext\u00e9rieurs au tr\u00e9sor fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Les autres mesures annonc\u00e9es concernent l&#8217;achat d&#8217;une machine pour la modernisation de la caisse, le fonctionnement du mus\u00e9e mon\u00e9taire et la mise en place du centre de formation, avec l&#8217;accompagnement de l\u2019agence fran\u00e7aise de d\u00e9veloppement (AFD).<\/p>\n<p><strong><em>[\/ihc-hide-content]<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les chiffres sont alarmants pour un pays qui veut \u00e9merger. Ils ne proviennent pas de n\u2019importe quelle structure. 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