{"id":4719,"date":"2020-01-11T13:12:23","date_gmt":"2020-01-11T10:12:23","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=4719"},"modified":"2020-01-11T13:12:23","modified_gmt":"2020-01-11T10:12:23","slug":"la-production-agricole-a-mwali","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/la-production-agricole-a-mwali\/","title":{"rendered":"La production agricole \u00e0 Mwali"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019agriculture est un secteur essentiel aux Comores. Les gouvernants cherchent \u00e0 rassembler le plus de personnes possible pour investir et impulser la production agricole afin d\u2019assurer l\u2019autosuffisance alimentaire. Il s\u2019agit \u00e9galement, par l\u2019agriculture de lutter contre la pauvret\u00e9 en permettant aux agriculteurs d\u2019avoir des revenus d\u00e9cents.<\/strong>\u00a0<em>Par\u00a0Mohamed Nomane Mkavavo<\/em><\/p>\n<p>[ihc-hide-content ihc_mb_type=&#8221;show&#8221; ihc_mb_who=&#8221;2,3,4,5,6,9&#8243; ihc_mb_template=&#8221;1&#8243; ]<\/p>\n<p>Le directeur du minist\u00e8re de la production \u00e0 Moheli, Chamsidine Abdallah, explique qu\u2019il travaille en collaboration avec les agriculteurs qui sont ses principaux partenaires. Son r\u00f4le est d\u2019encadrer les agriculteurs en leur fournissant des conseils agricoles et une assistance technique et financi\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour atteindre l\u2019\u00e9mergence en 2030, on doit accompagner nos agriculteurs parce que la base de l\u2019\u00e9mergence dans les autres pays c\u2019est l\u2019alimentation. Le premier indicateur qu\u2019on regarde dans un pays \u00e9mergent, c\u2019est la maitrise de l\u2019alimentation. Si la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est menac\u00e9e, on ne peut pas parler d\u2019\u00e9mergence. Or on importe beaucoup les produits alimentaires des pays voisins \u00e0 savoir les oignons, le riz, le poulet&#8230;\u00a0\u00bb explique le Directeur de la Production. Tout cela revient cher aupr\u00e8s des consommateurs, plus cher que si les produits \u00e9taient cultiv\u00e9s sur place.<\/p>\n<p><strong>La production d\u2019oignons pour impulser l\u2019\u00e9conomie locale<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi la direction de la production agricole \u00ab\u00a0met l\u2019accent sur les produits vivriers et les produits maraichers\u00a0\u00bb. En 2019, la direction s\u2019\u00e9tait fix\u00e9 l\u2019objectif de s\u2019autosuffire en oignon. Le directeur Chamsidine Abdallah s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 acheter des semences d\u2019oignon. Pour y arriver, les agriculteurs doivent \u00eatre sensibilis\u00e9s sur l\u2019importance de cultiver eux-m\u00eames les produits vivriers et maraichers \u00e0 Moheli. Ils pourront ainsi \u00e9viter le risque de transports des produits des pays voisins, la dur\u00e9e du voyage pouvant entrainer la destruction des produits, une perte de temps et de marchandises sans oublier le prix de vente \u00e9lev\u00e9 des produits sur le march\u00e9 moh\u00e9lien.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0M\u00eames si les agriculteurs acceptent de produire, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la semence est tout un probl\u00e8me\u00a0\u00bb. C\u2019est pour cela que le directeur Chamsidine Abdallah s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 acheter des semences, 40 kg de semences d\u2019oignons rouges de Tana command\u00e9 pour enfin les distribuer gratuitement \u00e0 tous les agriculteurs moh\u00e9liens. \u00ab\u00a0Cette initiative a \u00e9t\u00e9 faite dans l\u2019objectif de s\u2019attendre \u00e0 une production de 40 \u00e0 50 tonnes d\u2019oignons \u00e0 Moheli pour l\u2019ann\u00e9e 2019. Une fois la plantation faite, les agriculteurs ont rencontr\u00e9 des probl\u00e8mes d\u2019insuffisance d\u2019eau dans les sites parce qu\u2019il y avait une surproduction et vu que l\u2019oignon est une plante tr\u00e8s sensible les r\u00e9coltes ont chut\u00e9. Ils n\u2019ont pu avoir que 20 tonnes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9chec a \u00e9t\u00e9 une le\u00e7on pour les agriculteurs vu que c\u2019\u00e9tait une premi\u00e8re tentative. Ils ont pu apprendre les meilleures conditions de travail pour une r\u00e9ussite la prochaine fois.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 On s\u2019est vraiment pr\u00e9par\u00e9 en 2020 pour rem\u00e9dier \u00e0 ces probl\u00e8mes. Actuellement dans tous les sites de Moheli, on est en train de construire des bassins de 40 m2, pour que ces bassins nous permettent d\u2019avoir de l\u2019eau pour irriguer les plantations pour que le d\u00e9veloppement de nos cultures soit bon et les rendements meilleurs pour atteindre les 100 tonnes d\u2019oignons en cette nouvelle ann\u00e9e\u00a0\u00bb. C\u2019est un chiffre raisonnable et qui peut \u00eatre atteint, car les agriculteurs se sont bien pr\u00e9par\u00e9s en \u00e9tudiant les \u00e9checs du pass\u00e9 et en revenant avec des solutions ad\u00e9quates.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 Avec ce tonnage de 100 \u00e0 Moheli, le kilogramme d\u2019oignon sera vendu \u00e0 500 frc et c\u2019est beaucoup de millions qui entreront \u00e0 Moheli\u00a0\u00bb. La vente peut ainsi booster l\u2019\u00e9conomie de l\u2019ile de Moh\u00e9li.<\/p>\n<p>Les semences d\u2019oignons sont aussi distribu\u00e9es \u00e0 Anjouan gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entremise d\u2019une ONG (ARAF), ainsi qu\u2019\u00e0 Ngazidja. En effet, Chamsidine Abdallah aide les autres \u00eeles en leur fournissant des semences et des conseils, parce qu\u2019il faut savoir que c\u2019est un ing\u00e9nieur agronome, donc il connait bien le domaine.<\/p>\n<p>Depuis 2007 il travaille \u00e0 la production, et ce n\u2019est qu\u2019en 2015 qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur \u00e0 la production. \u00ab\u00a0 Notre combat est de lutter contre la pauvret\u00e9 et la faim aux Comores. On atteint un niveau aujourd\u2019hui o\u00f9 l\u2019achat du riz est moins cher que l\u2019achat des bananes. Ceci est d\u00fb \u00e0 l\u2019insuffisance de la production des bananes pour une population de 50 000 habitants ici \u00e0 Moh\u00e9li\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La situation est la m\u00eame dans les autres \u00eeles, car les agriculteurs moh\u00e9liens produisent et vendent aussi leurs produits \u00e0 Anjouan et \u00e0 Ngazidja. Ils doivent augmenter la production pour esp\u00e9rer une autosuffisance alimentaire sur l\u2019ensemble du pays.<\/p>\n<p><strong>L\u2019irrigation pour faire face \u00e0 la s\u00e9cheresse<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les agriculteurs font face \u00e0 de nombreux probl\u00e8mes comme les changements climatiques qui sont des ph\u00e9nom\u00e8nes mondiaux, mais aux Comores on les ressent beaucoup ces derni\u00e8res ann\u00e9es parce que les saisons s\u00e8ches sont plus longues que les saisons pluvieuses. Alors que notre agriculture est pluviale depuis des ann\u00e9es. On doit chercher comment trouver des solutions pendant les saisons s\u00e8ches\u00a0\u00bb explique le directeur.<\/p>\n<p>Ce changement de saisons qui durent 9 mois pour les saisons s\u00e8ches au lieu de 6 mois porte pr\u00e9judice \u00e0 la plantation en d\u00e9truisant toutes les r\u00e9coltes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La solution \u00e0 ce probl\u00e8me c\u2019est l\u2019utilisation des techniques nouvelles, comme l\u2019irrigation. Aux Comores on n\u2019irrigue pas, mais maintenant c\u2019est imp\u00e9ratif d\u2019avoir ce syst\u00e8me parce que sans ce syst\u00e8me d\u2019irrigation il n\u2019y aura pas de rendement, les recettes des agriculteurs vont chuter et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire sera menac\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Tout cela conduit \u00e0 travailler et savoir comment appliquer ce syst\u00e8me d\u2019irrigation pour qu\u2019au final les r\u00e9coltes puissent survivre et \u00eatre suffisantes pour les habitants tant\u00f4t pendant les saisons de pluies comme pendant les saisons s\u00e8ches.<\/p>\n<p>Ce probl\u00e8me de changements climatiques a aussi touch\u00e9 consid\u00e9rablement les plantations ici \u00e0 Moh\u00e9li depuis le passage du cyclone Kenneth en 2019. \u00ab\u00a0Un changement climatique, accompagn\u00e9 de fortes pluies et de vents violents qui ont fait des d\u00e9g\u00e2ts agricoles \u00e9pouvantables. Apr\u00e8s le cyclone, une crise importante des produits vivriers se ressent jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent\u00a0\u00bb. Les Moheliens souffrent, m\u00eame les bananes vertes sont devenues difficiles \u00e0 avoir.<\/p>\n<p><strong>La crise de la production apr\u00e8s Kenneth<\/strong><\/p>\n<p>Pour renforcer les plantations des bananes, un projet est mis en place \u00e0 la direction de production. Un projet qui permettra aux bananiers d\u2019\u00eatre plus sains et r\u00e9sistants pendant les changements climatiques. Vu que la banani\u00e8re en g\u00e9n\u00e9ral est affect\u00e9e par des maladies. Le projet est de traiter le rhizome. Apr\u00e8s les traitements, ils donnent des nouveaux rejets sans aucune maladie apr\u00e8s les distribu\u00e9s aux agriculteurs moh\u00e9liens. Des rejets qui sont plus r\u00e9sistants que ceux d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Concernant les produits maraichers comme les tomates d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e du changement climatique, on plante les produits et apr\u00e8s trois mois il n\u2019y a plus rien. Aucune tomate au niveau de Moh\u00e9li, et les tomates viennent d\u2019Anjouan. Alors qu\u2019\u00e0 Anjouan les consommateurs se plaignent de l\u2019utilisation d\u2019une forte dose d\u2019engrais chimique qui n\u2019est pas du tout contr\u00f4l\u00e9e. Pour \u00e9viter les probl\u00e8mes sanitaires, on se concentre ici \u00e0 Moh\u00e9li \u00e0 une production bio ou \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019une dose assez n\u00e9gligeable d\u2019engrais chimique d\u00e9clare le directeur Chamsidine Abdallah. \u00ab\u00a0 On met en place des serres \u00e0 la direction pour les produits maraichers, pour qu\u2019on trouve les tomates durant toute l\u2019ann\u00e9e et cela permettra \u00e0 nos agriculteurs de produire bio tout en apportant des soins et des encadrements aux agriculteurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/ihc-hide-content]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019agriculture est un secteur essentiel aux Comores. Les gouvernants cherchent \u00e0 rassembler le plus de personnes possible pour investir et impulser la production agricole afin d\u2019assurer l\u2019autosuffisance alimentaire. 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