{"id":4395,"date":"2019-11-09T17:02:03","date_gmt":"2019-11-09T14:02:03","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=4395"},"modified":"2019-11-10T06:32:07","modified_gmt":"2019-11-10T03:32:07","slug":"conference-debat-sur-les-prochaines-elections-la-3e-voie-demande-des-garanties-sur-la-transparence-du-processus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/conference-debat-sur-les-prochaines-elections-la-3e-voie-demande-des-garanties-sur-la-transparence-du-processus\/","title":{"rendered":"Conf\u00e9rence-d\u00e9bat sur les prochaines \u00e9lections : La 3e Voie demande des garanties sur la transparence du processus"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La question est sur toutes les l\u00e8vres. L\u2019opposition doit-elle participer aux prochaines \u00e9lections ou non\u00a0? C\u2019est autour de cette interrogation qui divise l\u2019opinion que le Collectif de la 3<sup>e<\/sup> Voie a organis\u00e9, jeudi apr\u00e8s-midi, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat afin de \u00ab\u00a0<\/strong><strong>confronter les analyses et les positions en dehors de toute passion\u00a0\u00bb, l\u2019objectif \u00e9tant \u00e0 la fin de pr\u00e9server les int\u00e9r\u00eats des citoyens. <em>Par\u00a0Fa\u00efssoili Abdou<\/em><\/strong><\/p>\n<p>[ihc-hide-content ihc_mb_type=&#8221;show&#8221; ihc_mb_who=&#8221;2,3,4,5,6,9&#8243; ihc_mb_template=&#8221;1&#8243; ]<\/p>\n<p>Alors que la machine \u00e9lectorale est mise en branle, notamment par l\u2019ouverture officielle mercredi dernier de la campagne pour le d\u00e9p\u00f4t des candidatures aupr\u00e8s de la Commission \u00e9lectorale, l\u2019incertitude plane encore quant \u00e0 la participation de l\u2019opposition aux \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales de janvier et f\u00e9vrier prochains. En effet, les adversaires politiques du r\u00e9gime Azali refusent jusque-l\u00e0 de participer \u00e0 ce rendez-vous \u00e9lectoral estimant que les d\u00e9s sont pip\u00e9s d\u2019avance. Ainsi, dans une d\u00e9claration publi\u00e9e \u00e0 Moroni le 5 novembre dernier, le parti Mouroua d\u00e9nonce s\u00e8chement \u00ab\u00a0les man\u0153uvres de diversion pour organiser des \u00e9lections fant\u00f4mes, dont les r\u00e8gles ne respectent aucune disposition constitutionnelle ou l\u00e9gale, et dont les r\u00e9sultats sont connus d\u2019avance\u00a0\u00bb. Cette formation politique rejoint ainsi la d\u00e9cision de l\u2019Union de l\u2019opposition de boycotter ces \u00e9lections.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Doit-on renoncer \u00e0 notre vote\u00a0? \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est face \u00e0 ce climat de m\u00e9fiance que le Collectif de la 3<sup>e<\/sup> Voie a pris l\u2019initiative d\u2019organiser, jeudi 7 novembre \u00e0 Moroni, une conf\u00e9rence-d\u00e9bat autour des prochaines \u00e9lections l\u00e9gislatives et communales. \u00ab\u00a0Doit-on renoncer \u00e0 notre vote ou se rendre aux urnes\u00a0? Quelle alternative pour (re)conqu\u00e9rir l\u2019espace d\u00e9mocratique\u00a0?\u2009\u00bb Tel a \u00e9t\u00e9 le th\u00e8me de cette rencontre qui a permis aux uns et aux autres de s\u2019exprimer sur ce sujet br\u00fblant de l\u2019actualit\u00e9 politique nationale. \u00ab\u00a0<em>Pour le Collectif de la 3<sup>e<\/sup> voie, le but \u00e9tait de susciter le d\u00e9bat pour sortir des postures non expliqu\u00e9es aux Comoriens et faire accepter la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un d\u00e9bat citoyen sur ces \u00e9lections et de r\u00e9fl\u00e9chir sur les moyens de sortir de l\u2019immobilisme<\/em>\u00a0\u00bb, explique Kamal Eddine Saindou, membre de ce mouvement citoyen engag\u00e9 dans la d\u00e9fense de l\u2019\u00e9tat de droit, de la pr\u00e9servation de l\u2019unit\u00e9 nationale et de la coh\u00e9sion de la soci\u00e9t\u00e9 comorienne. Dans un document le collectif de la 3<sup>e<\/sup> voie d\u00e9montre comment le d\u00e9bat \u00ab sur les conditions d\u2019organisation des \u00e9lections et sur l\u2019opportunit\u00e9 ou pas de se rendre aux urnes\u00a0\u00bb traduit un \u00ab\u00a0affaissement de la conscience citoyenne et de la gravit\u00e9 de la rupture qui s\u2019est op\u00e9r\u00e9e entre le peuple et ceux qui pr\u00e9tendent le diriger\u00a0\u00bb. Le collectif a \u00e9galement mis en \u00e9vidence le fait que les prochains rendez-vous \u00e9lectoraux \u00ab\u00a0interviennent alors que le pays porte encore les stigmates de la crise post-\u00e9lectorale qui a suivi la mascarade de scrutin pr\u00e9sidentiel de mars 2019\u00a0\u00bb constatant que \u00ab\u00a0sept mois plus tard, la confiscation de l\u2019espace d\u00e9mocratique se poursuit et la tension politique est loin d\u2019\u00eatre tomb\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>L\u2019implication de la communaut\u00e9 internationale est n\u00e9cessaire<\/strong><\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes positions ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es par les intervenants au cours de ce d\u00e9bat. Certains estiment que ce serait suicidaire de croiser les bras et laisser les mains libres au pouvoir pour poursuivre sa mainmise du pays. Pour ceux-l\u00e0, aller aux \u00e9lections, c\u2019est occuper l\u2019espace d\u00e9mocratique et permettre \u00e0 la population de d\u00e9fendre son expression. Le collectif Ufahari wa Komor, un des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile et acteur de la contestation politique au sein de la diaspora en France, abonde dans ce m\u00eame sens en appelant \u00e0 participer au scrutin \u00ab\u00a0contre le pouvoir et au nom du droit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Au cours de la conf\u00e9rence-d\u00e9bat, Ibrahim Abdou Razak alias Razida, repr\u00e9sentant de l\u2019opposition, a \u00e9galement expliqu\u00e9 les raisons de leur non-participation aux prochaines \u00e9lections tout en soulignant que cette d\u00e9cision n\u2019est pas \u00ab\u00a0irr\u00e9versible\u00a0\u00bb \u00e0 condition d\u2019obtenir \u00ab\u00a0des garanties sur la transparence\u00a0\u00bb. L\u2019union de l\u2019opposition r\u00e9clame plus clairement l\u2019implication de la communaut\u00e9 internationale en qualit\u00e9 d\u2019arbitre dans le jeu \u00e9lectoral comorien. \u00ab\u00a0Au vu de l\u2019exp\u00e9rience des \u00e9lections pass\u00e9es et le maintien des m\u00eames instances \u00e9lectorales et du m\u00eame juge \u00e9lectoral, l\u2019opposition ne peut pas faire confiance au pouvoir\u00a0\u00bb, a-t-il fait savoir.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Un scrutin ill\u00e9gal<\/strong><\/p>\n<p>Le constitutionnaliste Mohamed Rafsandjani qui est intervenu par vid\u00e9o interpos\u00e9e \u00e0 cette conf\u00e9rence a, pour sa part, insist\u00e9 sur le caract\u00e8re \u00ab\u00a0ill\u00e9gal\u00a0\u00bb, du point de vue constitutionnel, des prochaines \u00e9lections. Contact\u00e9 par Masiwa, ce sp\u00e9cialiste expliquera d\u2019embl\u00e9e que \u00ab\u00a0<em>le pr\u00e9sident n\u2019avait pas le droit de l\u00e9gif\u00e9rer par ordonnance pas plus que les d\u00e9put\u00e9s n\u2019avaient pas le droit de lui habiliter \u00e0 le faire. En effet, la Constitution de 2018\u00a0 est claire. C\u2019est une loi organique qui doit r\u00e9gir les modalit\u00e9s d\u2019\u00e9lection des d\u00e9put\u00e9s. Or, une loi organique est exclusive. Lorsque la Constitution pr\u00e9voit une loi organique, il n\u2019y a qu\u2019elle qui peut intervenir. Une ordonnance ne peut agir dans un domaine de la loi organique\u00a0<\/em>\u00bb. Il poursuit sur cette m\u00eame lanc\u00e9e en d\u00e9montrant que \u00ab\u00a0<em>la constitution est claire aussi sur la composition de l\u2019Assembl\u00e9e. Elle parle de deux types de membres\u00a0: ceux \u00e9lus par les Comoriens sur place et ceux repr\u00e9sentant les Comoriens de l\u2019\u00e9tranger. Or, l\u2019ordonnance pr\u00e9voit 24 circonscriptions et pas de vote des Comoriens de l\u2019\u00e9tranger. De la sorte l\u2019ordonnance a pr\u00e9vu une composition d\u2019Assembl\u00e9e contraire \u00e0 celle pr\u00e9vue par\u00a0 la constitution elle-m\u00eame. L\u2019ordonnance est inconstitutionnelle, l\u2019\u00e9lection qui en suivra \u00e9galement<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Rafsandjani soul\u00e8ve enfin la question relative au juge \u00e9lectoral. \u00ab\u00a0<em>S\u2019il s\u2019agit de la Cour supr\u00eame, la constitution de 2018 pr\u00e9voit une loi organique pour poser les modalit\u00e9s de ses attributions, proc\u00e9dures et comp\u00e9tences. Cette loi organique n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, la Cour supr\u00eame ne devrait m\u00eame pas pouvoir si\u00e9ger en mati\u00e8re constitutionnelle et \u00e9lectorale. La preuve, elle continue \u00e0 utiliser les lois organiques de la d\u00e9funte cour constitutionnelle alors que si elle a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e alors ses lois organiques \u00e9galement. Un juge qui utilise les textes d\u2019un autre juge disparu, absurde. Pour tout cela l\u2019\u00e9lection sera ill\u00e9gale. On pourrait rajouter le vote de la loi d\u2019habilitation avec la voix pr\u00e9pond\u00e9rante du pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e qui n\u2019existe pas dans le r\u00e8glement\u00a0<\/em>\u00bb a-t-il conclu.<\/p>\n<p>Dans leur d\u00e9claration, les membres du Mouroua se sont exprim\u00e9s \u00e9galement sur cette m\u00eame probl\u00e9matique. \u00ab\u00a0<em>La promulgation par d\u00e9cret N\u00b019-107 du 16 septembre d\u2019une loi du 3 septembre qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement vot\u00e9e par les d\u00e9put\u00e9s constitue le dernier acte du r\u00e9gime d\u2019Azali pour confisquer le pouvoir ex\u00e9cutif, l\u00e9gislatif et judiciaire, scellant ainsi un totalitarisme d\u2019un autre \u00e2ge, par l\u2019usage arbitraire du pouvoir des armes sur lequel il tente de faire reposer, d\u00e9sormais, la p\u00e9rennit\u00e9 de son r\u00e9gime\u00a0<\/em>\u00bb, ont-ils assen\u00e9.<\/p>\n<p>[\/ihc-hide-content]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 La question est sur toutes les l\u00e8vres. 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