{"id":3068,"date":"2019-04-17T23:55:35","date_gmt":"2019-04-17T20:55:35","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=3068"},"modified":"2019-04-17T23:55:35","modified_gmt":"2019-04-17T20:55:35","slug":"lart-2-la-plume-melange-theatre-et-slam","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/non-classe\/lart-2-la-plume-melange-theatre-et-slam\/","title":{"rendered":"L\u2019ART 2 LA PLUME m\u00e9lange Th\u00e9atre et slam"},"content":{"rendered":"<p><strong>7 ans qu\u2019il \u00e9cume les sc\u00e8nes, d\u2019abord pour le slam, le collectif \u00ab Art 2 de la plume \u00bb a \u00e9largi son champ, au point de m\u00e9langer avec brio Th\u00e9\u00e2tre et Slam. Ces amoureux des mots, avec \u00ab Kwassa-Kwassa pour le paradis, Kwassa-Kwassa pour fuir l\u2019enfer\u00bb en pr\u00e9sentation \u00e0 Madagascar, ont r\u00e9ussi \u00e0 imposer leur style et se cr\u00e9er un nom sur la sc\u00e8ne r\u00e9gionale.<\/strong>\u00a0<em>Par Abdoulraouf Ibrahim<\/em><\/p>\n<p>[ihc-hide-content ihc_mb_type=&#8221;show&#8221; ihc_mb_who=&#8221;2,3,4,5,6,9&#8243; ihc_mb_template=&#8221;1&#8243; ]Les premiers pas sur sc\u00e8ne, ils les ont faits en 2012. Jusqu\u2019 \u00e0 pr\u00e9sent, cela fera 7 ans depuis le collectif \u00ab Art 2 de la plume \u00bb vit dans le monde du slam. Un collectif compos\u00e9 des jeunes \u00e9tudiants amoureux de l\u2019\u00e9criture. Dans l\u2019ensemble, ils ont d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 leur tour de donner une voix aux mots. En fait, d\u00e9clamer ce qu\u2019ils ressentent et d\u00e9noncer tout syst\u00e8me qui met le pays \u00e0 terre.<br \/>\nLe slam c\u2019est de la po\u00e9sie orale et publique. Il est un moment de rencontre et de partage entre des gens qui aiment les mots. Le principe de cette d\u00e9clamation publique est de r\u00e9unir ces gens pour les surprendre et les \u00e9mouvoir \u00e0 travers des textes. Un sorte de plongeon dans une foule, afin d\u2019y \u00eatre port\u00e9. A la base c\u2019est de l\u2019\u00e0 cappella. Et c\u2019est bien ce que ANTOIYI, ANSOIR, AZHAR, ALCAMAR, INTISSAM et beaucoup d\u2019autres font pour vivre les mots. Pour ces jeunes, c\u2019est tout ce qu\u2019ils savent faire. \u00ab \u00c9crire des mots et crier des maux. \u00bb L\u2019\u00e9criture c\u2019est tout ce qui les anime. Ils trempent leurs plumes de la m\u00eame ancre.<br \/>\nBien que chacun a ses propres traits, le slam, cette passion qui les unit a fait na\u00eetre en eux un amour qui a fond\u00e9 au fil du temps une famille. C\u2019est qui laisse dire que L\u2019art 2 la plume est avant tout une famille des fr\u00e8res et s\u0153urs d\u2019autres ventres. L\u2019art 2 la plume s\u2019est consacr\u00e9 durant 6 ans au slam. Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, jour apr\u00e8s jour, le collectif ne cesse de s\u2019agrandir malgr\u00e9 les nombreux obstacles qu\u2019il rencontre sur sa lanc\u00e9e.<br \/>\nC\u2019est dans l\u2019espace American Corner que le collectif jouait presque leurs spectacles slam. Beaucoup de personnes l\u2019ont d\u00e9couvert \u00e0 travers les \u00ab sc\u00e8nes libres \u00bb qu\u2019ils organisaient dans ce centre dans le seul but de promouvoir le slam. Arriv\u00e9 \u00e0 un certain moment, avec la complicit\u00e9 de Mbae Tahamida Soly, leur manager, si on peut dire \u00e7a, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de fusionner les deux genres (le slam et le th\u00e9\u00e2tre.) Une aventure qui demandait beaucoup plus que manier la plume \u00e0 la Moli\u00e8re. Mais courageux et surtout tr\u00e8s ambitieux de conna\u00eetre tout ce qui touche \u00e0 l\u2019art, ils ont su devenir des acteurs et pu mettre en sc\u00e8ne leur fameuse pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre po\u00e9tique \u00ab Kwassa-Kwassa pour le paradis, Kwassa-Kwassa pour fuir l\u2019enfer. \u00bb<br \/>\nUne pi\u00e8ce th\u00e9\u00e2trale qui raconte la vie d\u2019un jeune homme qui s\u2019est trouv\u00e9 contraint de fuir son pays qu\u2019il consid\u00e9rait comme un enfer pour rallier l\u2019\u00eele de Mayotte qu\u2019il pensait \u00eatre \u00ab le paradis de ses maux. \u00bb Ce jeune refusait de voir sa femme enceinte accoucher dans les mauvaises conditions sanitaires de son \u00eele Ngazidja. Brave homme a pris son courage \u00e0 deux mains et a fait ses adieux \u00e0 ses parents avant de faire la travers\u00e9e Anjouan-Mayotte lui et sa bien-aim\u00e9e. Un affreux voyage qui leur a co\u00fbt\u00e9 cher. Et que malgr\u00e9 le risque qui a \u00e9t\u00e9 pris traversant ce cimeti\u00e8re marin, \u00e7a n\u2019a abouti \u00e0 rien. Ils se sont finalement fait arr\u00eater par les gardes cote, mis en garde vue avant d\u2019\u00eatre jug\u00e9s.<br \/>\nUne triste r\u00e9alit\u00e9 que les comoriens sont oblig\u00e9s de faire face tous les jours. Cette pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre po\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e \u00e0 Ngazidja fin 2017 par le collectif Art 2 la plume et tourne encore dans la grande \u00eele voisine\u00a0; Madagascar par le trio Antoiyi, Ansoir et Alcamar. Avec la collaboration de leur vocaliste malgache Natacha, le collectif s\u2019est produit vendredi 12 avril dernier au CRAAM de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Antananarivo. Des comoriens comme des malgaches y ont assist\u00e9 pour d\u00e9couvrir les bons mots et les terribles maux du Kwassa-Kwassa. 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