{"id":12950,"date":"2026-04-13T16:35:21","date_gmt":"2026-04-13T13:35:21","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=12950"},"modified":"2026-04-13T16:35:23","modified_gmt":"2026-04-13T13:35:23","slug":"oubeidillah-maeva-dhoimiri-sadresse-a-son-public-en-shikomori","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/oubeidillah-maeva-dhoimiri-sadresse-a-son-public-en-shikomori\/","title":{"rendered":"Oubeidillah Maeva Dhoimiri s\u2019adresse \u00e0 son public en shikomori"},"content":{"rendered":"\n<p>Les murs du Centre Culturel de Mkazi ont vibr\u00e9 au moment de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 de l\u2019excellent r\u00e9sum\u00e9 livr\u00e9 par le jeune \u00e9crivain Oubeidillah Maeva Dhoimiri pour la pr\u00e9sentation en shikomori de son deuxi\u00e8me ouvrage intitul\u00e9 \u00ab Les tr\u00e9sors des \u00eeles au parfum&nbsp;\u00bb dans sa ville natale, \u00e0 Mkazi ya Bambao.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Hachim Mohamed<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le recours \u00e0 la langue nationale, selon les organisateurs, s\u2019est impos\u00e9 la grande majorit\u00e9 des gens dans la grande salle ne parlait pas fran\u00e7ais. En effet, en plus des \u00e9tudiants qui ont fait leurs humanit\u00e9s en fran\u00e7ais, des compatriotes sortant des universit\u00e9s des pays arabes \u00e9taient l\u00e0, sans compter les papas, les mamans&#8230; les notables qui ont pris part \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9nement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9lan de nationalisme a visiblement g\u00e9n\u00e8re de l\u2019engouement et cela a agi dans la grande salle comme une validation sociale.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sens de l\u2019imaginaire, du merveilleux, du fantastique dans les contes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence de ce qui s\u2019est pass\u00e9 au mois de juin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, o\u00f9 la s\u00e9ance de la pr\u00e9sentation de \u00ab Les tr\u00e9sors des iles aux parfums \u00bb s\u2019\u00e9tait effectu\u00e9e en fran\u00e7ais (voir Masiwa n\u00b0538&nbsp;du 30 juin 2025), force est de reconnaitre que les prises de parole en shikomori&nbsp; de ses \u00ab parents \u00bb de la ville de Mkazi ont suscit\u00e9&nbsp; une ambiance immersive et une charge \u00e9motionnelle forte, engendrant des r\u00e9actions passionn\u00e9es de jeunes \u00e9l\u00e8ves et des commentaires vari\u00e9s.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour mettre en lumi\u00e8re, d\u2019embl\u00e9e, l\u2019int\u00e9r\u00eat th\u00e9matique, \u00e9motionnel ou intellectuel du deuxi\u00e8me ouvrage d\u2019Oubeidillah Maeva Dhoimiri, a fait un focus sur le lien entre \u00ab Les tr\u00e9sors des iles au parfum \u00bb et son premier ouvrage, \u00ab Un amour qui miaule \u00bb, notamment les sujets de soci\u00e9t\u00e9, abord\u00e9s.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dans les contes, le concept de l&#8217;imaginaire, du merveilleux, du fantastique est une question centrale et qui revient en leitmotive. \u00ab Les tr\u00e9sors des iles au parfum \u00bb, est un roman jeunesse qui explore l&#8217;imaginaire de l\u2019enfance et de l&#8217;adolescence. Sur l&#8217;enjeu il y a trois choses. Premi\u00e8rement, le personnage, en deuxi\u00e8me lieu le monde de l&#8217;imaginaire et le dernier \u00e9l\u00e9ment-cl\u00e9 ce sont les caract\u00e9ristiques du personnage. Dans les deux ouvrages, les femmes sont valoris\u00e9es, car j\u2019estime qu\u2019elles sont de personnages empreints de r\u00e9silience, de courage, de bravoure, d&#8217;h\u00e9ro\u00efsme. L\u2019instar du premier livre, le deuxi\u00e8me ouvrage magnifie aussi l&#8217;intelligence des femmes,&nbsp;\u00bb&nbsp; a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour appr\u00e9hender le sens de l&#8217;imaginaire, du merveilleux, du fantastique dans les contes. Oubeidillah Maeva Dhoimiri a cit\u00e9 quelques exemples poignants de son deuxi\u00e8me ouvrage. C&#8217;est le cas, entre autres, de g\u00e9nies, des animaux qui parlent, de l&#8217;oiseau qui chantait la proph\u00e9tie selon laquelle le fils du p\u00eacheur va \u00e9pouser la fille du Sultan ou encire la pintade qui chante en shindzuani quand elle tournait en bourrique Loulou.<\/p>\n\n\n\n<p>Si pour l\u2019in\u00e9dit, la proph\u00e9tie dans le r\u00e9cit a intrigu\u00e9 le roi en \u00ab&nbsp;se demandant comment un vulgaire fils d&#8217;un employ\u00e9 peut pr\u00e9tendre prendre femme celle qui est une fille de roi&nbsp;\u00bb, Oubeidillah Maeva Dhoimiri a fait, tordre de rire l\u2019assistance en reprenant en chanson le passage de la partition de la pintade, interpr\u00e9t\u00e9 en shindzuani,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La culture peut encore rassembler, inspirer et \u00e9lever.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9crivain Azhar de Youssouf, pr\u00e9sent, a livr\u00e9 ses impressions sur le rythme de l\u2019\u0153uvre, le style, la structure, les personnages ou encore l&#8217;intrigue de deux ouvrages d&#8217;Oubeidillah Maeva Dhoimiri. Ses remarques pertinentes sur l\u2019ouvrage allaient du ressenti personnel, subjectif, aux arguments objectifs. L\u2019auteur de \u00ab&nbsp;Fleur d\u2019ylang-ylang&nbsp;\u00bb a \u00e9galement&nbsp; transmis des conseils sur la mani\u00e8re de grandir en \u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment impressionn\u00e9 par la dynamique culturelle de Mkazi. La m\u00e9diath\u00e8que que la ville a mis en place est un v\u00e9ritable symbole d\u2019engagement en faveur de la jeunesse et du savoir. C\u2019est un investissement intelligent, porteur d\u2019avenir. Mais, ce qui m\u2019a le plus marqu\u00e9, c\u2019est l\u2019engouement du public : voir autant de jeunes et d\u2019intellectuels r\u00e9unis autour du livre est un signe tr\u00e8s encourageant pour notre pays. Cela prouve que la culture peut encore rassembler, inspirer et \u00e9lever. \u00bb&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Les Tr\u00e9sors des \u00eeles au parfum&nbsp;\u00bb est un hymne c\u00e9l\u00e9brant la r\u00e9silience, la force et la gr\u00e2ce des femmes qui surmontent les \u00e9preuves. L\u2019\u0153uvre est inspir\u00e9e par l\u2019esprit de solidarit\u00e9 et de puissance f\u00e9minine. Il suffit, selon Oubeidillah Maeva Dhoimiri, de porter l\u2019attention sur trois \u00e9l\u00e9ments qui en constituent l\u2019enjeu, \u00e0 commencer par le principal personnage, suivi du monde imaginaire livrant la trame et les caract\u00e9ristiques de ce personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur s\u2019est fait un point d\u2019honneur de pr\u00e9ciser le fait que, dans ses deux ouvrages, les femmes sont valoris\u00e9es, car il estime qu\u2019elles sont des personnages empreints de r\u00e9silience, de courage, de bravoure et d\u2019h\u00e9ro\u00efsme. \u00c0 l&#8217;instar de son premier livre, \u00abLes tr\u00e9sors des \u00eeles au parfum&nbsp;\u00bb magnifie aussi l&#8217;intelligence des femmes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;Oubeidillah Maeva Dhoimiri valorise l\u2019identit\u00e9 et la culture comoriennes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Par sa capacit\u00e9 \u00e0 synth\u00e9tiser et analyser l\u2019\u0153uvre d\u2019Oubeidillah Maeva Dhoimiri, Azahar de Youssouf s\u2019est livr\u00e9 \u00e0 une gymnastique intellectuelle qui, mine de rien, avait fait passer l\u2019assistance par diverses \u00e9motions, cr\u00e9ant un \u00ab&nbsp;voyage int\u00e9rieur&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab \u00c0 travers son livre, Maeva d\u00e9montre un talent remarquable. Il r\u00e9ussit \u00e0 puiser dans la richesse de notre tradition orale pour faire une \u0153uvre \u00e9crite accessible. Ses contes et nouvelles valorisent, avec finesse, l\u2019identit\u00e9 et la culture comoriennes. C\u2019est une contribution pr\u00e9cieuse \u00e0 notre patrimoine litt\u00e9raire. Pour ma part, j\u2019ai exprim\u00e9 le souhait qu\u2019un jour nous puissions collaborer ensemble sur un projet litt\u00e9raire, car je suis convaincu qu\u2019une telle rencontre d\u2019id\u00e9es pourrait donner naissance \u00e0 une \u0153uvre forte et inspirante&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le c\u00f4t\u00e9 insolite de la rencontre, un autre compatriote qui a fait ses humanit\u00e9s en \u00c9gypte s&#8217;est fait \u00e9galement remarquer \u00e0 Mkazi. Il s\u2019agit d\u2019un arabisant au nom d\u2019Abdou Mmadi, qui, par sa connaissance de l&#8217;histoire, de la litt\u00e9rature, de la culture arabe, \u00e9tait intervenu de mani\u00e8re fracassante. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019en croire, la biographie sur le v\u00e9cu de Ibounasiwa (Ibn Nawasu en arabe), ses exp\u00e9riences, ses \u00e9motions et l&#8217;histoire personnelle qui fa\u00e7onnent la personnalit\u00e9 de son personnage et qui constituent le socle de sa cr\u00e9dibilit\u00e9, de son authenticit\u00e9 et de son \u00e9volution dans le r\u00e9cit n\u2019est pas de la fiction.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;arabisant affirme que ce personnage qui se distingue par son originalit\u00e9, sa complexit\u00e9 ou sa marginalit\u00e9, a bel et bien exist\u00e9. Une mani\u00e8re d&#8217;insister sur ce c\u00f4t\u00e9 enjeu didactique important que v\u00e9hiculent les contes<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les murs du Centre Culturel de Mkazi ont vibr\u00e9 au moment de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 de l\u2019excellent r\u00e9sum\u00e9 livr\u00e9 par le jeune \u00e9crivain Oubeidillah Maeva Dhoimiri pour la pr\u00e9sentation en shikomori de son deuxi\u00e8me ouvrage intitul\u00e9 \u00ab Les tr\u00e9sors des \u00eeles au parfum&nbsp;\u00bb dans sa ville natale, \u00e0 Mkazi ya Bambao. Par Hachim Mohamed Le recours \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":12953,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[582,97],"class_list":["post-12950","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","tag-edition-579","tag-trending"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12950","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/comments?post=12950"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12950\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12954,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12950\/revisions\/12954"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media\/12953"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media?parent=12950"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/categories?post=12950"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/tags?post=12950"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}