{"id":12571,"date":"2025-12-01T18:04:48","date_gmt":"2025-12-01T15:04:48","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=12571"},"modified":"2025-12-01T18:04:49","modified_gmt":"2025-12-01T15:04:49","slug":"droit-dasile-en-peril-trois-femmes-comoriennes-malades-detenues-a-la-prison-de-zurich-et-ignorees-par-leurs-diplomates","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/justice\/droit-dasile-en-peril-trois-femmes-comoriennes-malades-detenues-a-la-prison-de-zurich-et-ignorees-par-leurs-diplomates\/","title":{"rendered":"Droit d\u2019asile en p\u00e9ril\u00a0: Trois femmes comoriennes malades, d\u00e9tenues \u00e0 la prison de Zurich et ignor\u00e9es par leurs diplomates"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Depuis le mois d\u2019ao\u00fbt 2025, trois femmes comoriennes \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 40 ans sont d\u00e9tenues \u00e0 la prison de Zurich apr\u00e8s avoir demand\u00e9 l\u2019asile d\u00e8s leur arriv\u00e9e en Suisse. Toutes trois affirment avoir fui des violences conjugales, intrafamiliales ou sexuelles qu\u2019elles n\u2019avaient aucun moyen de faire cesser dans leur pays d\u2019origine. Leurs audiences sont fix\u00e9es aux 9 et 11 janvier 2026, des dates cruciales qui d\u00e9termineront si elles auront droit \u00e0 un examen \u00e9quitable de leurs situations, ou si leur renvoi sera ex\u00e9cut\u00e9 sans que leurs r\u00e9cits ne soient r\u00e9ellement entendus.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Sofia Ali Ahmed <\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">L\u2019\u00e9tat de sant\u00e9, pourtant alarmant, des trois Comoriennes enferm\u00e9es dans la prison de Zurich, n\u2019a pas suffi \u00e0 modifier leur r\u00e9gime de d\u00e9tention. L\u2019une souffre d\u2019asthme s\u00e9v\u00e8re, une autre de troubles cardiaques n\u00e9cessitant un traitement continu, la troisi\u00e8me a encore les s\u00e9quelles physiques et psychologiques de violences graves. Toutes les trois sont sous traitement m\u00e9dicamenteux. Toutes d\u00e9crivent un affaiblissement progressif caus\u00e9 par le froid hivernal, l\u2019isolement, l\u2019angoisse et la barri\u00e8re linguistique. Ces conditions interrogent la capacit\u00e9 du syst\u00e8me d\u00e9mocratique \u00e0 garantir un droit d\u2019asile effectif pour des femmes en situation de d\u00e9tresse m\u00e9dicale.<\/p>\n\n\n\n<p>Silence diplomatique : aucun contact, mais des laissez-passer d\u00e9livr\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les trois d\u00e9tenues sont joignables par t\u00e9l\u00e9phone, aucune institution comorienne n\u2019a pris contact avec elles. Ni la repr\u00e9sentation permanente des Comores aupr\u00e8s de l\u2019Office de l\u2019ONU \u00e0 Gen\u00e8ve, ni l\u2019Ambassade des Comores \u00e0 Paris \u2013 pourtant comp\u00e9tente pour ce type de situation \u2013 n\u2019ont accept\u00e9 de dialoguer avec les prisonni\u00e8res, leurs familles ou l\u2019ONG OCD Internationale \u2013 F\u00e9d\u00e9ralitude Suisse qui les accompagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, les laissez-passer autorisant leur renvoi ont bien \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s par l\u2019Ambassade des Comores \u00e0 Paris. Ils ont \u00e9t\u00e9 transmis aux autorit\u00e9s suisses. L\u2019ONG s\u2019interroge : comment expliquer qu\u2019un document aussi d\u00e9terminant a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis sans qu\u2019aucun contact pr\u00e9alable n\u2019ait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli avec les d\u00e9tenues, ni m\u00eame un simple appel t\u00e9l\u00e9phonique ?<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sidente de l\u2019OCD Internationale \u2013 F\u00e9d\u00e9ralitude Suisse, Sandia Karima Boina, confirme pourtant qu\u2019elle-m\u00eame parvient \u00e0 joindre les trois femmes tr\u00e8s facilement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je parviens \u00e0 dialoguer r\u00e9guli\u00e8rement avec chacune d\u2019elles, ainsi qu\u2019avec les gardiens de la prison&nbsp;\u00bb. Autrement dit, le contact humain est possible, il existe, il fonctionne \u2014 mais il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 par ceux dont c\u2019est la mission institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette absence totale d\u2019\u00e9change, malgr\u00e9 les d\u00e9marches r\u00e9p\u00e9t\u00e9es des familles et de l\u2019ONG, a laiss\u00e9 place \u00e0 une proc\u00e9dure administrative d\u00e9pourvue de toute consid\u00e9ration humaine. L\u2019ONG rapporte avoir tent\u00e9 de dialoguer avec l\u2019ambassadeur des Comores \u00e0 Paris, Ahamada Hamadi : la conversation aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9court\u00e9e, celui-ci affirmant agir selon une logique hi\u00e9rarchique, sans r\u00e9pondre aux interrogations soulev\u00e9es sur la protection due aux ressortissantes d\u00e9tenues.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces \u00e9l\u00e9ments soul\u00e8vent une question fondamentale : comment une diplomatie peut-elle remplir son devoir premier \u2014 prot\u00e9ger ses concitoyens \u2014 lorsqu\u2019elle intervient par actes administratifs sans aucun contact, aucune \u00e9coute, aucune v\u00e9rification humaine ? De plus, dans un dossier marqu\u00e9 par la vuln\u00e9rabilit\u00e9 extr\u00eame de trois femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Des abus juridiques : honoraires de 4 800 \u20ac pour un travail inexistant<\/p>\n\n\n\n<p>La situation a \u00e9t\u00e9 aggrav\u00e9e par des d\u00e9rives professionnelles. Selon les documents analys\u00e9s par l\u2019OCD Internationale, les trois femmes ont vers\u00e9 1 600 euros chacune, soit 4 800 euros au total, \u00e0 un avocat comorien inscrit au barreau de Paris. Les paiements ont \u00e9t\u00e9 exig\u00e9s via Western Union \u00e0 destination de tiers aux Comores, en contradiction avec les pratiques comptables et fiscales attendues d\u2019un avocat d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces sommes importantes, l\u2019avocat ne connaissait pas l\u2019adresse du tribunal comp\u00e9tent \u00e0 Zurich, ignorait la proc\u00e9dure d\u2019asile suisse, a laiss\u00e9 expirer le d\u00e9lai de recours de 5 jours pour deux d\u00e9tenues, a d\u00e9pos\u00e9 un seul recours non conforme au droit suisse, et a demand\u00e9 \u00e0 l\u2019OCD Internationale Federalitude Suisse de r\u00e9diger les recours \u00ab \u00e0 sa place \u00bb, reconnaissant ainsi son incapacit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme si cela ne suffisait pas, la famille affirme \u2013 preuves \u00e0 l\u2019appui \u2013 qu\u2019un acteur consulaire comorien les a ensuite orient\u00e9es vers un second individu pr\u00e9sent\u00e9 comme avocat, non inscrit \u00e0 aucun barreau et d\u2019origine congolaise, qui a sollicit\u00e9, lui aussi, de l\u2019argent sans ouverture de dossier, sans aucune garantie d\u2019entreprendre la moindre d\u00e9marche.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette affaire met en lumi\u00e8re une vuln\u00e9rabilit\u00e9 extr\u00eame des familles livr\u00e9es \u00e0 des conseillers informels, \u00e0 des interm\u00e9diaires douteux et \u00e0 des professionnels d\u00e9faillants.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui appara\u00eet particuli\u00e8rement d\u00e9plorable dans cette affaire, c\u2019est que les trois femmes d\u00e9tenues \u00e0 Zurich ont non seulement \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9es vers un avocat qui leur a pr\u00e9lev\u00e9 4 800 euros sans accomplir les actes \u00e9l\u00e9mentaires de d\u00e9fense, mais qu\u2019un faux avocat, recommand\u00e9 par un repr\u00e9sentant consulaire comorien \u00e0 Gen\u00e8ve, leur a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 comme une solution cr\u00e9dible. Ces orientations abusives ont eu pour cons\u00e9quence directe de les priver de leur droit fondamental \u00e0 un avocat commis d\u2019office, pourtant garanti par le droit suisse et par les normes internationales relatives \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la justice pour les personnes vuln\u00e9rables.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus grave encore : leurs familles, d\u00e9j\u00e0 \u00e9puis\u00e9es par l\u2019\u00e9loignement, la pauvret\u00e9 et l\u2019angoisse li\u00e9e \u00e0 la d\u00e9tention de leurs proches, se sont retrouv\u00e9es elles aussi abus\u00e9es, m\u00e9pris\u00e9es, et instrumentalis\u00e9es. Elles ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9es \u00e0 effectuer des versements financiers importants, alors qu\u2019elles n\u2019avaient m\u00eame pas les moyens d\u2019envoyer r\u00e9guli\u00e8rement nourriture ou v\u00eatements aux d\u00e9tenues. Ces familles, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es de faire ce qui est juste, ont \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9es dans la confusion, la peur et une totale d\u00e9sinformation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article relatif au droit \u00e0 une assistance juridique gratuite garantit pourtant qu\u2019une personne d\u00e9pourvue de moyens doit pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un avocat commis d\u2019office sans entrave, surtout lorsqu\u2019une proc\u00e9dure peut profond\u00e9ment affecter sa libert\u00e9, sa sant\u00e9 ou sa vie. Dans ce dossier, ce droit n\u2019a pas seulement \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9 : il a \u00e9t\u00e9 volontairement ou n\u00e9gligemment supprim\u00e9, au profit d\u2019un syst\u00e8me opaque dans lequel la vuln\u00e9rabilit\u00e9 a servi de levier pour extorquer des paiements irr\u00e9guliers et sans transparence.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette situation cr\u00e9e un climat assimilable \u00e0 une prise en otage psychologique, o\u00f9 des femmes d\u00e9tenues, malades et isol\u00e9es, ainsi que leurs familles, sont enferm\u00e9es dans l\u2019illusion d\u2019\u00eatre aid\u00e9es, alors m\u00eame que leurs droits les plus essentiels sont confisqu\u00e9s. Cela rel\u00e8ve d\u2019une v\u00e9ritable emprise, d\u2019autant plus grave qu\u2019elle s\u2019exerce sur des personnes qui n\u2019ont ni les moyens financiers, ni la ma\u00eetrise linguistique, ni l\u2019acc\u00e8s direct aux institutions pour se d\u00e9fendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ces d\u00e9rives, il est devenu indispensable d\u2019alerter l\u2019opinion publique. Non seulement pour prot\u00e9ger ces trois femmes, mais aussi pour \u00e9viter que d\u2019autres familles vuln\u00e9rables \u2014 en Suisse, en France, aux Comores ou ailleurs \u2014 ne tombent dans les m\u00eames pi\u00e8ges, encourag\u00e9es par l\u2019impunit\u00e9 et l\u2019absence de contr\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019OCD Internationale \u2013 F\u00e9d\u00e9ralitude Suisse rappelle que les trois femmes d\u00e9tenues \u00e0 Zurich b\u00e9n\u00e9ficient de garanties juridiques clairement \u00e9tablies par le droit international. Le principe de non-refoulement, consacr\u00e9 par l\u2019Article 33 de la Convention de Gen\u00e8ve de 1951, interdit de renvoyer une personne vers un pays o\u00f9 sa vie ou son int\u00e9grit\u00e9 seraient menac\u00e9es. L\u2019Article 3 de la Convention contre la torture (ONU) impose \u00e9galement qu\u2019aucun individu ne soit remis \u00e0 un \u00c9tat o\u00f9 il existe des motifs s\u00e9rieux de croire qu\u2019il risque d\u2019\u00eatre expos\u00e9 \u00e0 la torture ou \u00e0 des violences graves. \u00c0 cela s\u2019ajoute l\u2019Article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit le droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable, incluant un examen individuel, complet et accessible des demandes d\u2019asile. Enfin, l\u2019Article 12 du Pacte international relatif aux droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels prot\u00e8ge le droit \u00e0 la sant\u00e9, rappelant \u00e0 tout \u00c9tat qu\u2019il doit assurer un traitement adapt\u00e9 aux personnes d\u00e9tenues, particuli\u00e8rement lorsque celles-ci pr\u00e9sentent des pathologies s\u00e9v\u00e8res ou des s\u00e9quelles de violences.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9cits de violences, les risques all\u00e9gu\u00e9s, la situation m\u00e9dicale et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 psychique des trois femmes doivent, selon ces standards, \u00eatre \u00e9valu\u00e9s de mani\u00e8re approfondie avant toute d\u00e9cision d\u00e9finitive, afin de garantir la conformit\u00e9 de la proc\u00e9dure aux principes du droit international.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019affaire des trois femmes d\u00e9tenues \u00e0 Zurich, l\u2019OCD Internationale \u2013 F\u00e9d\u00e9ralitude Suisse souligne que la coh\u00e9rence des r\u00e9cits, la nature des violences d\u00e9crites et leur fragilit\u00e9 m\u00e9dicale exigent une lecture humaine rigoureuse, afin que des situations l\u00e9gitimes de protection ne soient pas confondues avec les d\u00e9rives d\u2019un syst\u00e8me clandestin que l\u2019ONG combat depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie.<\/p>\n\n\n\n<p>Une action humanitaire exceptionnelle<\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de soutien institutionnel fiable, l\u2019OCD Internationale a collabor\u00e9 avec les familles, maintenu un lien constant avec la prison et alert\u00e9 les autorit\u00e9s suisses et internationales sur la d\u00e9gradation physique et psychique des trois femmes. L\u2019organisation d\u00e9crit un imp\u00e9ratif : pr\u00e9server la sant\u00e9 des d\u00e9tenues pour garantir la qualit\u00e9 de leur t\u00e9moignage lors des audiences.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un geste exceptionnel, l\u2019ONG a m\u00eame propos\u00e9 de se porter garante pour les trois femmes : h\u00e9bergement dans un cadre contr\u00f4l\u00e9, accompagnement vers un pointage quotidien dans un commissariat du canton de Gen\u00e8ve, supervision humaine et institutionnelle continue.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette proposition vise \u00e0 permettre l\u2019examen du dossier hors d\u00e9tention, dans des conditions conformes aux droits humains.<\/p>\n\n\n\n<p>Les audiences de janvier diront si la Suisse est pr\u00eate \u00e0 conjuguer rigueur juridique, humanit\u00e9, et fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 ses obligations internationales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le mois d\u2019ao\u00fbt 2025, trois femmes comoriennes \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 40 ans sont d\u00e9tenues \u00e0 la prison de Zurich apr\u00e8s avoir demand\u00e9 l\u2019asile d\u00e8s leur arriv\u00e9e en Suisse. 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